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  • Sujet national pour lensemble des centres de gestion organisateurs

    EXAMEN PROFESSIONNEL DE PROMOTION INTERNE ET EXAMEN PROFESSIONNEL DAVANCEMENT DE GRADE DE

    TECHNICIEN PRINCIPAL TERRITORIAL DE 2me CLASSE

    SESSION 2017

    PREUVE DE RAPPORT AVEC PROPOSITIONS

    PREUVE DADMISSIBILIT :

    Rdaction dun rapport technique portant sur la spcialit au titre de laquelle le candidat concourt. Ce rapport est assorti de propositions oprationnelles.

    Dure : 3 heures Coefficient : 1

    SPCIALIT : RSEAUX, VOIRIE ET INFRASTRUCTURES

    LIRE ATTENTIVEMENT AVANT DE TRAITER LE SUJET :

    Vous ne devez faire apparatre aucun signe distinctif dans votre copie, ni votre nom ou un nom fictif, ni initiales, ni votre numro de convocation, ni le nom de votre collectivit employeur, de la commune o vous rsidez ou du lieu de la salle dexamen o vous composez, ni nom de collectivit fictif non indiqu dans le sujet, ni signature ou paraphe.

    Sauf consignes particulires figurant dans le sujet, vous devez imprativement utiliser une seule et mme couleur non effaable pour crire et/ou souligner. Seule lencre noire ou lencre bleue est autorise. Lutilisation de plus dune couleur, dune couleur non autorise, dun surligneur pourra tre considre comme un signe distinctif.

    Lutilisation dune calculatrice de fonctionnement autonome et sans imprimante est autorise.

    Le non-respect des rgles ci-dessus peut entraner lannulation de la copie par le jury.

    Les feuilles de brouillon ne seront en aucun cas prises en compte.

    Ce sujet comprend 25 pages.

    Il appartient au candidat de vrifier que le document comprend

    le nombre de pages indiqu.

    Sil est incomplet, en avertir le surveillant.

  • Vous tes technicien principal territorial de 2me classe, au sein du service voirie de la ville de TECHNIVILLE comptant 50 000 habitants et 70 km de voirie communale. La ville a beaucoup investi dans les amnagements en travaux neufs de voirie dlaissant alors la part entretien des voiries existantes. Face de nombreuses remarques des usagers sur la dgradation des voies, le maire a dcid dallouer une partie du budget lentretien des voiries.

    Dans un premier temps, le directeur gnral des services techniques vous demande de rdiger son attention, exclusivement laide des documents joints, un rapport technique sur lentretien des voiries communales.

    10 points

    Dans un deuxime temps, il vous demande dtablir un ensemble de propositions visant laborer un plan pluriannuel dentretien de la voirie communale.

    10 points

    Pour traiter cette seconde partie, vous mobiliserez galement vos connaissances.

    Liste des documents :

    Document 1 : Gestion de la voirie - Quelle politique dentretien ? - Nicolas Delecourt - www.mairie2000.fr - consult le 21 novembre 2016 - 3 pages

    Document 2 : Les dgradations des chausses - CETE SO - 10 avril 2013 - 7 pages

    Document 3 : Guide mthodologique du rseau communal - www.cher.gouv.fr - Mars 2012 - 3 pages

    Document 4 : Lentretien courant des chausses - Service dEtude Techniques des Routes et Autoroutes - 1996 - 7 pages

    Document 5 : Lentretien des voies communales (extrait) - Florence Masson - www.mairie2000.fr - consult le 21 novembre 2016 - 1 page

    Document 6 : Les politiques dentretien des voies communales - Olivier Petiot - Techni.cits - 8 septembre 2010 - 2 pages

    Documents reproduits avec lautorisation du CFC

    Certains documents peuvent comporter des renvois des notes ou des documents non fournis car non indispensables la comprhension du sujet.

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    http://www.mairie2000.fr/http://www.essone.gouv.fr/http://www.mairie2000.fr/http://www.mairie2000.fr/

  • Gestion de la voirie Quelle politique dentretien ?

    Nicolas DELECOURT, Secrtaire gnral du SPRIR Nord-Pas-de-Calais

    Commenons dabord par quelques notions sur le niveau de service dune route Le niveau de service d'une route qualifie son aptitude satisfaire les besoins exprims ou implicites de l'usager, notamment en termes de scurit. Ce niveau de service est dfini par le matre d'ouvrage, en fonction du TRAFIC prvisionnel. Le niveau de service concerne principalement : la portance, ladhrence, la gomtrie, la signalisation horizontale et verticale, lclairage public, le drainage

    Rappelons que la route supporte 88% du transport de voyageurs et 88% du transport de fret !

    Une route rgulirement entretenue dure longtemps. .. En revanche, si aucun entretien n'est ralis, le niveau de service se dgrade rapidement : en fonction du temps, du trafic et du climat les premires dgradations apparaissent : fissures, faenage puis des dgradations plus graves : dformations, arrachements, nids de poule jusqu la ruine de la route ! Lexprience montre que les cots de remise en tat curatifs sont 5 10 fois plus coteux quune maintenance prventive

    Ce sont donc les interventions d'entretien et de maintenance des chausses, des ouvrages, des quipements, des dpendances... qui permettent de maintenir le niveau de service fix par le matre d'ouvrage.

    DOCUMENT 1

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  • Ainsi l'entretien des chausses a pour objectif de :

    maintenir leur capacit de portance en les prservant de leur ennemi n 1 :leau

    permettre aux usagers de circuler sur une route sre et confortable.

    Pour atteindre ces objectifs, l'entretien d'une chausse consiste faire rgulirement des interventions classes en 2 familles :

    premirement les interventions prventives rflchies et dfinies l'avance pouvant concerner :

    - soit l'ensemble de l'ouvrage, cest lentretien gnral - soit une partie de l'ouvrage, cest ce quon appelle lentretien courant

    programm.

    La deuxime catgorie dintervention sont les interventions curatives rpondant lurgence sur une partie de la chausse brutalement dfectueuseet devenant dangereuse.

    Comment dfinir la politique dentretien Pour mener une politique dentretien digne de ce nom, il faut disposer dindicateurs permettant :

    didentifier les signes de dgradations du rseau

    den mesurer la gravit

    den mesurer lurgence

    Bref, tout ceci veut dire quil est important de connatre ltat de son rseau routier et den faire rgulirement un DIAGNOSTIC.

    Il existe des solutions de diagnostic prcis, capables de donner beaucoup dinformation sur ltat dune chausse.

    Au niveau dune commune, dont les moyens sont limits, quelques relevs visuels simples faits par des spcialistes, de lensemble des voies divises en segments homognes peuvent contribuer un diagnostic basique.

    4/25

  • Par ordre de gravit, observez-vous par exemple : - Un accroissement de trafic poids lourds ou dengins agricoles - Une usure du revtement par :

    o Plumage, qui est ltat d'un enduit dont la mosaque est rendue nonjointive par dpart de granulats

    o Pelade, qui est ltat dun enduit prsentant des manques par plaqueso ou ressuage, qui est ltat dun enduit caractris par la remonte de

    liant bitumineux- Des fosss ou caniveaux mal entretenus ? - Des fissures longitudinales ou transversales ? - Du faenage, signe annonciateur de la formation des nids de poule - Des dformations ? comme par exemple :

    o Laffaissement de rives, sorte de tassement de la chausse le long desaccotements formant parfois une cuvette accompagne sur le bord dela chausse d'un bourrelet de matriaux.

    o Le flache, tassement en pleine chausse souvent de forme arrondieo Lornirage, tassement en pleine chausse au niveau du passage des

    roues des vhicules- Enfin, une signalisation dgrade ?

    Selon le nombre dobservations faites sur le segment de chausse concern, vous pouvez constater limportance respective des oprations dentretien prventif ou curatif.

    En conclusion, pour une section de voirie donne, le niveau de service attendu, le diagnostic de ltat de la chausse et le type dintervention dfiniront la politique technique adapte.

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  • Mars 2012

    GUIDE METHODOLOGIQUE DU RESEAU COMMUNAL

    Dfinition d'une politique routire

    Il s'agit d'une gestion raisonne et optimale dun patrimoine routier; d'une projection court, moyen et long terme de son exploitation, de son entretien et de sa modernisation.

    Dtails de la dmarche

    1. Acqurir une bonne connaissance du rseau : descriptif technique et valuation de sontat et hirarchisation par exemple en quatre catgories selon les critres suivants :- catgorie 1 : VC de liaisons intercommunales et voies principales,- catgorie 2 : VC voies de dessertes habitations- catgorie 3 : VC centre bourg caractre de rues et places- catgorie 4 : Chemins rurauxEtablir une hirarchisation de la voirie communale sur le plan technique partir descritres lis aux besoins en entretien et limportance conomique, social et politiquedes liaisons assures par les routes avec ses quipements ( trottoirs, rseaux, clairage,signalisations verticales et horizontales etc.) et suivant ltat de la chausse au jour durecensement (nature et tat couche de roulement et structure en rapport avec le trafic)

    2. Dfinition dobjectifs : niveau de service, qualit dentretien, Quelle que soit la politique dentretien adopte, le niveau de service est variable avecle temps mais doit rester le plus homogne possible dune route lautre de mmecatgorie pour lusager.Il dcrot avec laugmentation des dgradations et samliore avec chaque remise entat.La qualit dentretien concerne la chausse, les dpendances, la signalisation et lesquipements mais aussi le traitement des chausses en priode hivernale etc.La finalit de lentretien est la scurit de circulation, le confort de conduite,lagrment des parcours et la conservation du patrimoine.

    3. Une gestion programme : stratgie dentretien et programmes pluriannuels demodernisation avec enveloppe financire prvisionnelle.

    Stratgie dentretien : Dterminer lensemble des dispositions prendre en type etfrquences de travaux pour atteindre un niveau de service.

    Entretien courant des chausses : Activits ralises tout au long de lanne pourtraiter des dgradations ponctuelles telles que les dformations, les fissures, lesarrachements et les remontes de liant type ressuage.

    DOCUMENT 3

    www.cher.gouv.fr

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  • Mars 2012

    Cet entretien courant peut-tre subdivis en deux catgories de travaux :- lentretien courant programm donc organis comme des travaux de reprofilage ou dimpermabilisation localise.- lentretien palliatif pour rparer des rparations quand elles prsentent un danger pour lusager.

    Entretien priodique des chausses : Travaux programms selon priodicit qui dpend de la constitution des couches de chausse, du volume et type de trafic et du niveau de service.

    Entretien durgence lie la viabilit.En service hivernal surtout mais aussi le dgagement des chausses en cas dobstacle ou douvrages dassainissement bouchs.

    Autres activits dentretien comme les accotements, les fosss, les plantations, la signalisation, les quipements de scurit.Il sagit dentretien systmatique pour lessentiel donc avec des frquences prdtermines ou si ncessit.

    Dterminer une enveloppe financire prvisionnelle.Sur la base des diffrents niveaux de priorit, le titulaire laborera une enveloppe financire prvisionnelle en se fondant notamment sur des ratios pour des travaux similaires en distinguant le fonctionnement (entendu comme la totalit des actions qui permettent de garder la chausse conforme son utilit normale) de linvestissement (qui va au-del de lentretien par des actes de modification substantielle).

    4. Un suivi et une valuation des rsultats obtenus.Mettre en uvre un outil simple de gestion permettant :- de connaitre lutilisation des moyens disponibles (personnels, matriels, matriaux)ainsi que les cots unitaires de certaines tches spcifiques pour une meilleureproductivit.- un meilleur suivi dexcution par des comptes-rendus de chantiers et de coordination.- une meilleure apprhension des cots unitaires dentretien.

    On imagine ainsi rapidement lintrt que pourrait avoir un Systme dInformationGographique.En effet, cet outil informatique permettrait davoir une reprsentation graphique entemps rel de la voirie tant en ce qui concerne son tat matriel (dtrioration,empitement) quen ce qui concerne sa situation juridique.Ainsi, le SIG apparat alors comme un formidable outil daide la dcision pour lavoirie puisquen recoupant la situation des voies et les autres donnes contenues dansle SIG (extension des zones urbaines, parcours de randonne), les amliorations etmodifications apporter au rseau viaire deviennent quasiment videntes.Bien entendu, on ne peut ngliger que le cot financier de cration mais aussi degestion du SIG le tient hors de porte de la plupart des communes. Toutefois, aveclintercommunalit et le transfert de la comptence voirie, la mise en place dun SIGparat alors bien moins utopique.

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  • Mars 2012

    Qui se prte bien une gestion communautaire des voiries communales.

    1. Mise en commun des budgets : capacit dengagement doprations plusimportantes ; possibilit de commandes groupes moins onreuses.

    2. Homognisation de la qualit du rseau un niveau plus global (approcheterritoriale).

    Quel est l'intrt d'une politique routire pour une gestion technique de son rseau.

    1. Lentretien prventif du rseau routier est moins coteux que l'intervention curativeet permet de conserver un meilleur niveau de service. Il permet l'talement desdpenses dans le temps et facilite l'anticipation financire.

    2. La hirarchisation du rseau et la dfinition de niveaux de service par catgorieouvre un dbat et l'obtention d'un consensus sur des objectifs en faisant abstractiondes intrts localiss. L'exercice de programmation des oprations de modernisationpeut se faire ensuite dans une plus grande transparence et une meilleure matrise dessouhaits des diffrentes communes.

    3. Les programmes de modernisation sont tablis par rapport des objectifs de niveaude service clairement affichs; atout de communication au niveau d'uneintercommunalit.

    4. Possibilit de faire natre des programmes spcifiques (scurit,)5. Lexistence d'une stratgie d'entretien programm facilite le travail de gestion

    technique et l'laboration des programmes annuels.6. L'analyse de diffrentes stratgies permet de faire le choix optimal au regard des

    budgets disponibles et des objectifs viss.7. Laffichage d'un programme pluriannuel satisfait plus d'usagers et d'lus que

    l'affichage du seul programme de l'anne

    Dans tous les cas, le service devra promouvoir chaque fois que possible la dfinition dune politique globale de gestion et dentretien de la voirie selon des principes de dveloppement durable en prenant galement en compte les dplacements selon tous ses modes avec les questions daccessibilit et la scurit routire en cohrence avec les lieux tant au niveau de lurbanisme, des transports que des quipements publics.A titre dexemple, le service peut suggrer le recours des matriaux recycls ou retraits en place, une politique deffacement dobstacles latraux, une politique de fauchage et de dbroussaillage respectueuse de lenvironnement, une mise en accessibilit de la voirie et des espaces publics.

    Il est important que le matre douvrage dfinisse les objectifs poursuivis :- Sagit-il de mettre en place une politique routire complte (rseau hirarchis, niveaux de service en entretien et en modernisation, gestion du patrimoine chausses, des dpendances, optimisation de lintervention des services en rgie; ) ?- Sagit-il uniquement de disposer dune gestion programme de lentretien chausses ?

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    L'ENTRETIEN COURANT DES CHAUSSES

    GUIDE PRATIQUE

    Edition 1996

    Document diffus par le :

    Service d'tudes Techniques des Routes et Autoroutes 4 6 , Avenue Aristide Briand - B.P. 1 0 0 - 9 2 2 2 3 BAGNEUX CEDEX - FRANCE

    Tl. : (1) 46.11.31.31 - Tlcopieur : (1) 46.11.31.69

    DOCUMENT 4

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  • L'entretien courant des chausses

    Q Pourquoi les chausses se dgradent ?

    Les causes de dgradations sont :

    Le trafic :

    Au passage d'un vhicule la chausse accuse une petite fatigue. De ce point de vue les poids lourds sont particulirement agressifs : le passage d'un essieu de 13 tonnes a autant d'effet sur la structure de la chausse que celui d'un million de vhicules de tourisme. La rptition des charges entranent une fatigue gnrale de la chausse qui prsente alors des dgradations.

    Le frottement des pneumatiques en mouvement sur la couche de roule-ment conduit galement par usure son vieillissement.

    Les efforts tangentiels et transversaux notamment pour les chausses de giratoire peuvent donner lieu des dgradations de la chausse.

    Les conditions climatiques :

    L'eau superficielle (pluie) ou interne (source) associe au problme du gel entrane de nombreux dsordres. De mme, les variations de tempratu-re et dans une moindre mesure l'action du soleil acclrent le vieillisse-ment des bitumes, et celui des chausses.

    Les malfaons :

    Les malfaons d'origines diverses lors de la construction ou de l'entretien (mauvais matriaux, paisseurs insuffisantes, etc.) et galement les tran-ches excutes ultrieurement sont cause de dsordres.

    Les accidents, les incidents :

    Des dgradations ponctuelles peuvent tre causes suite des accidents de circulation ou des utilisations anormales du domaine public.

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    (...)

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  • L'entretien courant des chausses

    Q Comment aborder l'entretien

    Rappelons que l'objectif de l'entretien des chausses est de :

    - maintenir leur capacit de rpartition des charges supportes c'est l'aspect structure

    - permettre aux usagers de circuler sur une route sre et confortable c'est l'aspect scurit confort

    Comme pour un btiment, l'entretien d'une chausse consiste en une succession de deux types d'interventions :

    - interventions rflchies et dfinies l'avance pouvant concerner :

    - soit l'ensemble de l'ouvrage (entretien gnral),

    - soit une partie de l'ouvrage (entretien courant programm).

    - interventions d'urgence sur une partie de l'ouvrage brutalement d-fectueuse et devenant dangereuse (entretien courant curatif).

    La russite vis--vis des objectifs de l'entretien des chaus-ses doit conduire des interventions d'urgence rares car elles symbolisent l'chec de l'entretien courant pro-

    gramm et a foriori de l'entretien gnral.

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  • Exemple d'volution du niveau de service d'une chausse

    Indicateur de niveau de service

    4 , - V S^uil d'alerte ( 1 )

    Seuil d'intervention optimal (3)

    Seuil de sensibilit des usagers (2) Seuil d'intervention limit (4)

    - Temps

    ( I ) Dgradations perues par le tecinnicien et non par l'usager (fissures, faenage,...).

    (2) Dgradations perues par l'usager (nids de poule, dformations profondes,...).

    (3) Interventions du type entretien prventif, sur tout ou partie de la chausse.

    (4) Interventions du type entretien curatif sur la dgradation.

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  • L'entretien courant des cfiausses

    ng Notions sur les niveaux de service

    Le niveau de service d'une route qualifie l'aptitude de celle-ci satisfaire les besoins exprims ou implicites de l'usager II dpend donc de la qualit des lments qui composent la route : Chausse, quipements, signalisation, dpendances...

    Des indicateurs servent quantifier le niveau de service ; ils sont dfinir pour chaque lment cit au paragraphe prcdent : Par exemple pour ce qui concerne la chausse, les dgradations que l'on relve visuelle-ment.

    Le niveau de service d'une route est choisi par le matre d'ouvrage, gnralement en fonction de l'intrt socio-conomique de celle-ci et des budgets disponibles pour le maintenir En effet, si aucun entretien n'est ralis, le niveau de service se dgrade (voir shma p.28). Ce sont donc les interventions d'entretien et de maintenance des chausses, des ouvra-ges, des quipements, des dpendances... qui permettent de maintenir le niveau de service fix par le matre d'ouvrage.

    Il est important pour l'usager que le niveau de service d'une route soit homogne entre deux points marquant l'itinraire (Par exemple : Ville, bourg ou carrefour important) afin qu'il ne soit pas surpris par une baisse brutale de la qualit du service qui lui est offert.

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  • L'entretien courant des chausses

    Q] Choix des remdes en fonction des routes

    En fonction des niveaux de services attendus. Les routes peuvent tre classes en 2 groupes :

    1 " Groupe : Routes niveau de service lev

    Elles correspondent gnralement aux Routes Nationales et aux Routes Dpartementales trs circulees. Elles sont larges (de l'ordre de 6 mtres) et possdent en gnral une assise paisse comportant en totalit ou en partie des matriaux traits.

    La programmation de l'entretien vise limiter les oprations d'entretien courant coteuses, dangereuses pour le personnel et souvent inadap-tes.

    2*""' Groupe ; Routes niveau de service moyen ou faible

    Elles correspondent une bonne partie des Routes Dpartementales et Communales ; le trafic y est modr ou faible. Ces routes sont troites et les chausses y sont constitues en gnral par une assise souple et peu paisse. Gnralement, l'entretien est assur par une succession d'en-duits superficiels, accompagn si ncessaire par un reprofilage.

    Les ncessits d'entretien courant peuvent y tre fortes.

    Lorsque les dgradations se gnralisent, une rflexion est ncessaire pour dterminer l'opportunit d'une intervention sur l'ensemble de la ctnausse.

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  • L'entretien courant des chausses

    En rsum, pour l'entretien courant d'une chausse

    La dcision de le raliser dpend :

    - du niveau de service vis,

    - des dgradations de la chausse,

    - de l'entretien gnralis prvu court terme.

    La faon de le raliser sera adapte en fonction :

    - du trafic,

    - du type d'assise,

    - de la nature de la couche de roulement.

    Le tout en fonction :

    du contexte gographique :

    - route de montagne,

    - route de bord de mer,

    - route urbaine.

    de l'environnement

    - rase campagne,

    - urbain.

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  • Lentretien des voies communales

    Florence MASSON, Conseillre technique lAMF

    Le maire, est tenu d'dicter les mesures ncessaires l'entretien convenable des voies communales, tout en sachant que Les dpenses d'entretien des voies communales font partie des dpenses obligatoires mises la charge des communes [..,] (L 141-8 du code de la voirie routire).

    1 - L'tendue de l'obligation d'entretien L'entretien de la voirie constitue une lourde charge pour les communes : I s'agit de maintenir les qualits des diffrents ensembles de la voirie, pour assurer ses principales fonctions. Les travaux relevant de cette obligation sont : le maintien ou le rtablissement des qualits superficielles de la chausse (uni, rugosit, impermabilit,modification substantielle des tracs ou profils et portance de la chausse), le maintien ou le rtablissement des accessoires de la chausse : nivellement, curage, dsherbage,dbroussaillage, rtablissement des trottoirs et pistes cyclables, entretien des talus, rfection des maonneries, jointements et enduits de soutnement, le maintien des conditions d'coulement des eaux, la mise en tat ou le maintien de la signalisation,Exemples : balayage, nettoiement, dneigement, lutte contre le verglas

    2 - La ncessit d'assurer l'entretien normal des voies communales La commune est donc tenue d'assurer un entretien normal des voies communales : L'entretien est considr comme normal quand les obstacles qui se trouvent sur la vole sont seulement ceux que l'on peut s'attendre rencontrer. Lorsque l'obstacle est plus important, et qu'il dpasse ce qui peut tre considr comme admissible, l'entretien n'est considr comme convenable que si cet obstacle a fait l'objet d'une signalisation suffisante, compte tenu des circonstances de temps et de lieu. Il en va de mme si l'obstacle, certes important, est survenu trop rcemment, la commune n'ayant pas encore pu y remdier.

    3- La responsabilit de la commune en cas de dfaut d'entretien normal des voies communales. Lorsque l'entretien des voies communales n'est pas normal, la responsabilit de la commune peut tre engage vis--vis de toute victime, devant les juridictions administratives. C'est la commune qu'incombe la charge de dgager sa responsabilit. Pour ce faire, elle doit prouver que le dommage subi ne provient pas d'un dfaut d'entretien normal de la voie communale en cause.

    4 - Le financement des dpenses d'entretien des voies communales L'entretien de la voirie communale entrane des dpenses importantes pour les communes. Afin de financer cet entretien, la commune peut parfois Instituer des contributions spciales, comme celle pour remise en tat d'une voie communale dgrade.

    extrait

    DOCUMENT 5

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  • V O I R I E Par Olivier Petiot

    Chef de groupe conception et gestion des rseaux, Certu

    Les voiries urbaines totalisent un linaire de quelque 500 000km en France. Leur entretien reprsente, pour les communes, un enjeu fort compte tenu des consquences qui peuvent dcouler de ltat des chausses que ce soit en matire de scurit, de trafi c, de bruit, et desthtique.

    Les politiques dentretien des voies communales

    Le domaine public routier est constitu, au sens du Code de la voirie routire, comme comprenant lensemble des biens du domaine public de ltat, des dpartements et des communes aff ects aux besoins de la circu-lation terrestre. Dans ce cadre, la voirie urbaine a pour fonction dassurer, tous modes confon-dus, les dplacements des biens et des per-sonnes, les accs aux habitations, commerces et lieux de travail ou de loisir mais aussi parti-cipe, par son aspect visuel, au cadre de vie urbain. ce titre, elle revt un rle conomique et social essentiel.

    Un poste de dpenses contraintLes voies urbaines, pour la plupart des voies communales ou relevant de structures inter-communales, reprsentent, en France, un linaire de plus de 500 000km. Leur entretien relve dune obligation faite aux communes via larticle L.221-2 du Code des communes, repris par larticle L.141-8 du Code de la voirie routire. Il sagit donc, pour les collectivits, dun poste de dpenses contraint, prsentant un enjeu fort, et pour autant ncessairement limit du point de vue budgtaire. cette problmatique, sajoute la question de la prise en compte dvolutions rglementaires qui peuvent modifi er la stratgie en terme dentretien des rseaux de voiries urbaines. Ainsi, la prise en compte des rglementations relatives aux personnes mobilit rduite (loi du 11 fvrier 2005, dcrets du 21 dcembre 2006 et arrt du 15 janvier 2007) ou aux modes de dplacement doux (notamment lar-ticle20 de la loi sur lutilisation rationnelle de lnergie Laure du 30dcembre 1996) peut aussi infl uencer certains programmes dentre-tien ds lors quils se rapportent certains types dinterventions comme la rfection de trottoirs, ou lorsquon modifi e lassiette ou la structure de la voie.

    De fait, pour garantir sa relle effi cience, lentre-tien des voiries urbaines doit pouvoir sappuyer sur une dmarche permettant, au travers dune bonne connaissance du rseau et de son tat, le maintien du patrimoine un niveau de service acceptable au regard des possibilits fi nancires de la collectivit matre douvrage.

    Une politique dentretien qui se dcline en quatre tapes1. Connatre le rseau de voies urbainesLa connaissance du rseau se droule en deux phases conscutives. En premier lieu, il sagit de recenser le patrimoine communal. Cette tape fondamentale permet au gestionnaire de connatre prcisment les voiries dont il a la charge et permet, par la suite, de disposer dl-ments factuels et exhaustifs permettant de dcliner effi cacement une politique dentre-tien. En second lieu, le matre douvrage va mettre en place un systme de recueil dinfor-mations permettant dobtenir une bonne des-cription de la chausse et de ses dpendances. Ces informations seront indispensables pour hirarchiser le rseau et mettre en place la pro-grammation pluriannuelle des travaux.

    2. Dfi nir une politique techniqueToute action dentretien et de programmation de travaux ncessite, au pralable, la dfi nition par le matre douvrage dune politique technique. Cette politique vise, dans un premier temps, tablir une hirarchisation du rseau et en dduire des niveaux de service. ces diff rents niveaux de service vont correspondre diff rentes stratgies dentretien qui dfi nissent le type (les choix tech-niques correspondant au niveau de la voirie), loccurrence et les modes dintervention.Ainsi, il convient ce stade de rappeler que deux modes dintervention sont envisageables : lentretien prventif, qui consiste raliser des

    travaux sur les voies pour conserver le

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    DOCUMENT 6

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  • 8 S E P T E M B R E 2 0 1 0T E C H N I . C I T S N 1 9 4

    Trs souvent, les parties du rseau tudi ne seront pas homognes sur toute leur longueur, tant en terme de structure (prsence de mat-riaux diff rents, paisseurs variables), que de dgradations et dformations.

    Il est donc ncessaire de rechercher un dcou-page en sections dites homognes, cest--dire prsentant une structure et un comportement mcanique identique, ou assez semblable. Le dcoupage en zones homognes permet dop-timiser les travaux de remise en tat pour chaque zone ainsi dfi nie.

    4. Programmer lentretienLa programmation des travaux est en dfi nitive

    laboutissement dune dmarche densemble ayant contribu dfi -nir une politique den-tretien. Elle se dcline sur la base dune plani-fication pluriannuelle ncessaire pour matri-ser au mieux les dpenses de la collecti-vit.

    Dans le cadre de lla-boration dun plan plu-riannuel, le gestionnaire

    peut chelonner ses travaux dentretien et par exemple privilgier dans le temps les travaux dentretien courant par rapport aux grosses rparations ou aux travaux dinvestissement (classe budgtaire), ou bien ventiler sur diff -rentes annes, les types de travaux : lanne n les travaux ponctuels, lanne n +1 les travaux semi-lourds et lanne n +2 les travaux lourds.

    patrimoine dans un tat de service satisfaisant avant que napparaissent les dgradations ;

    lentretien curatif, qui consiste rparer lesdgradations avres.

    Entre ces deux choix extrmes, il est possible de concevoir des politiques intermdiaires qui consisteront adapter la qualit des interven-tions (prventif ou curatif) en fonction du bud-get communal et de ltat du rseau.La fi gure ci-dessous, qui reprsente le lien entre le niveau de service souhait (qualifi par ltat de la voirie en ordonne) et le dlai dinterven-tion (en abscisse), montre ainsi que la collecti vit peut envisager diff rentes stratgies dentretien de son patrimoine de voiries communales.

    3. Suivre et valuer ltat des voiesLa mise en uvre dune politique technique sur un rseau ncessite de dfi nir des indica-teurs fi ables de la qualit intrinsque des struc-tures et couches de surface applicables chaque voie. Cest lors de cette tape que la collectivit met en place une mthode de suivi global de lvolution de son patrimoine dans le temps.

    Le Certu a dit en avril2010 un guide lintention des collectivits, qui propose une mthodologie pour la prparation des programmes dentretien, et dveloppe quelques solutions pour les cas les plus simples.

    Pour en savoir plus

    Cer

    tu

    Certu

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    sujet 1 COMPLETDOC 1 - entretien des voirie marie 2000DOC 2 - Typologies_de_degradation_de_chausseesutilisablesDOC 4 - entretien_courant_chaussees.unlocked doc utilisableDOC 5 - entretien par AMFmodifiDOC 6 - les-politiques-d-entretien-des-voies-communalesPage vierge