examen professionnel de promotion interne et examen ... · sujet national pour l’ensemble des...

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  • Sujet national pour lensemble des centres de gestion organisateurs

    EXAMEN PROFESSIONNEL DE PROMOTION INTERNE ET EXAMEN PROFESSIONNEL DAVANCEMENT DE GRADE DE

    TECHNICIEN PRINCIPAL TERRITORIAL DE 2me CLASSE

    SESSION 2017

    PREUVE DE RAPPORT AVEC PROPOSITIONS

    PREUVE DADMISSIBILIT :

    Rdaction dun rapport technique portant sur la spcialit au titre de laquelle le candidat concourt. Ce rapport est assorti de propositions oprationnelles.

    Dure : 3 heures Coefficient : 1

    SPCIALIT : ARTISANAT ET MTIERS DART

    LIRE ATTENTIVEMENT AVANT DE TRAITER LE SUJET :

    Vous ne devez faire apparatre aucun signe distinctif dans votre copie, ni votre nom ou un nom fictif, ni initiales, ni votre numro de convocation, ni le nom de votre collectivit employeur, de la commune o vous rsidez ou du lieu de la salle dexamen o vous composez, ni nom de collectivit fictif non indiqu dans le sujet, ni signature ou paraphe.

    Sauf consignes particulires figurant dans le sujet, vous devez imprativement utiliser une seule et mme couleur non effaable pour crire et/ou souligner. Seule lencre noire ou lencre bleue est autorise. Lutilisation de plus dune couleur, dune couleur non autorise, dun surligneur pourra tre considre comme un signe distinctif.

    Lutilisation dune calculatrice de fonctionnement autonome et sans imprimante est autorise.

    Le non-respect des rgles ci-dessus peut entraner lannulation de la copie par le jury.

    Les feuilles de brouillon ne seront en aucun cas prises en compte.

    Ce sujet comprend 25 pages.

    Il appartient au candidat de vrifier que le document comprend

    le nombre de pages indiqu.

    Sil est incomplet, en avertir le surveillant.

  • Vous tes technicien principal territorial de 2me classe au sein de la ville de TECHNIVILLE de 50 000 habitants. Suite aux travaux de rnovation des anciennes fortifications de la ville, a t dcouvert dans une casemate effondre, un ensemble dobjets utiliss par des soldats cantonns durant la Premire Guerre mondiale. Ces objets tmoignant de la vie quotidienne dune garnison (10 bouteilles de vin, 5 verres, 3 cantines, 2 blagues tabac, 4 pipes, 6 instruments de musique, 4 ncessaires dcriture, 10 lettres, 3 livres, 2 casques, 3 masques gaz, 1 bche, 2 lanternes) sont complts dobjets sculpts par les soldats sur bois ou sur mtal (douilles de balle et dobus, coupe-papiers). En concertation avec la Direction Rgionale des Affaires Culturelles, TECHNIVILLE a fait le choix de conserver ce fonds, de le restaurer et de le mettre en valeur en organisant une exposition permanente dans la casemate rhabilite loccasion des manifestations commmorant le centenaire de la Premire Guerre mondiale. Dans un premier temps, le directeur des services techniques vous demande de rdiger son attention, exclusivement l'aide des documents joints, un rapport technique portant sur la conservation et la valorisation de ce type de fonds.

    10 points

    Dans un deuxime temps, il vous demande d'tablir un ensemble de propositions oprationnelles pour la mise en uvre de lexposition permanente.

    10 points

    Pour traiter cette seconde partie, vous mobiliserez galement vos connaissances.

    Liste des documents :

    Document 1 : Guide interactif de conservation prventive Matriaux (extraits)

    www.conservationpreventive.be Consult le 8 septembre 2016 2

    pages

    Document 2 : Fiche Outil Inventaire des collections PROSCITEC Patrimoines

    et Mmoires des Mtiers 2012 4 pages

    Document 3 : Guide interactif de conservation prventive Le dossier de lobjet

    (extraits) www.conservationpreventive.be Consult le 8 septembre

    2016 2 pages

    Document 4 : Guide pratique pour le marquage didentification des biens culturels

    (extraits) www.c2rmf.fr 5 juin 2015 6 pages

    Document 5 : Le muse fait la guerre aux parasites www.argenteuil.fr

    Consult le 26 aot 2015 1 page

    Document 6 : Album photo du Muse La Casemate Wimy (02) et du Muse

    Radar Douvres-la-Dlivrande (14) (extraits)

    www.museelacasemate.e-monsite.com & www.musee-radar.fr

    Consult le 8 septembre 2016 1 page

    Document 7 : Le muse mis nu, le conditionnement (extrait) Le chantier des

    collections Beaux-arts des muses de Montbliard 2014 1 page

    2/25

  • Document 8 : La protection des objets en exposition Extrait du manuel

    Conservation prventive dans les muses publi sur

    www.ccq.gouv.qc.ca 16 juin 2016 4 pages

    Document 9 : Le registre de scurit www.culturecommunication.gouv.fr 15

    fvrier 2013 1 page

    Documents reproduits avec lautorisation du CFC

    Certains documents peuvent comporter des renvois des notes ou des documents non fournis car non indispensables la comprhension du sujet.

    3/25

  • Les matriaux des objets de collection

    Les collections musales, quelles que soient leurs thmatiques, se composent dobjets trs varis faits de matriaux divers. On distingue traditionnellement les matriaux organiques et inorganiques. Cette distinction est importante en termes de conservation prventive. A lorigine, la chimie organique et les matriaux organiques qui en constituent lobjet dtude se dfinit par rapport la vie. La chimie organique, cest la chimie du vivant. Elle soppose la chimie minrale, apparue dabord et consacre aux matriaux inertes. Aujourdhui, la chimie organique se dfinit comme la chimie des composs contenant du carbone. Et plus prcisment des corps forms de grosses molcules contenant les lments principaux suivants : le carbone, lhydrogne et loxygne. Beaucoup de ces matriaux sont issus du ptrole, huile minrale mais dont lorigine lointaine est vgtale.

    Lorganique, cest le bois, les matires vgtales, les fibres textiles, laine, lin, coton, jute, chanvre, les matires animales, os, corne, poil, lait, peau, cuir, la plupart des matires plastiques.

    Le minral, ce sont les roches, les terres, les mtaux, la cramique, les fossiles minraliss, leau. La frontire nest pas nettement tranche : une coquille est plus minrale quorganique, bien que scrte par un animal.

    Lidentification prcise dun matriau est importante pour dterminer les bons paramtres de conservation. Ce nest pas toujours facile, en particulier pour les plastiques, alors mme que ces matriaux peuvent prsenter des comportements trs diffrents selon les conditions de conservation.

    Les matriaux organiques

    Les matriaux organiques se caractrisent par des macros molcules qui les rendent de ce fait fragiles. Les molcules sont trs souvent constitues dun enchanement ou dun empilement de structures ou de molcules plus simples que divers agents chimiques ou physiques peuvent sparer.

    Le rayonnement ultraviolet, par exemple, fragmente souvent les chanes de molcules organiques comme la cellulose ou certains polymres. Beaucoup shydratent facilement en prsence deau et perdent leur eau dhydratation ds que le taux dhygromtrie relative diminue. Ces variations rptes affaiblissent le matriau, qui finit par se dsagrger.

    Dune faon gnrale, les matriaux organiques et singulirement les plastiques sont sensibles la chaleur et lhumidit. La prsence marque doxygne et dhydrogne, lments trs ractifs, rend les matriaux organiques trs sensibles loxydation (raction doxydorduction).

    DOCUMENT 1

    Guide interactif de conservation prventive Matriaux (extraits) www.conservationpreventive.be Consult le 8 septembre 2016

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  • Les matriaux inorganiques

    Les matriaux inorganiques sont composs de molcules beaucoup plus simples que les matriaux organiques : corps simples, oxydes, acides, bases, sels. Ces molcules dun poids atomique faible prsentent une plus grande stabilit que les macromolcules organiques.

    Cela ne signifie pas pour autant quils ne prsentent aucun risque : beaucoup sont sensibles loxydation. Mme les roches soxydent en surface. Les mtaux, outre quils sont trs sensibles loxydation en prsence dun taux lev dhygromtrie relative, prsentent un coefficient de dilatation lev : les variations de temprature leur sont nfastes, surtout pour les objets composites.

    5/25

  • Quest ce que linventaire ?

    Maintenance des collections

    Qui ralise linventaire?

    L'inventaire relve habituellement du travail du conservateur ou res-ponsable du muse. Cette tache ncessite une grande rigueur et des connaissances scientifiques solides permettant d'identifier avec prci-sions les objets et de les dcrire avec le vocabulaire scientifique le plus

    adapt.

    Pour vous aider, consultez le site internet Joconde (portail des collec-tions des Muses de France), qui explique le vocabulaire scientifique

    ncessaire aux descriptions des objets.

    Pourquoi raliser un inventaire ?Linventaire est un outil de gestion des collections qui permet de :

    quantifier la collection donner des informations prcises sur chaque objet grer les mouvements duvres faire le point sur lvolution de ltat des objets (rcolement) changer avec dautres muses (partage dinventaire, prt dobjets...)

    Linventaire en 8 tapes !

    1 Lentre au muse

    Lorsqu'une personne apporte un objet au muse, vous devez lui re-mettre un reu, dont vous garderez une copie, qui mentionne :

    brve description de l'objet date d'entre nom et signature de celui qui reoit l'objet nom, coordonnes et signature de celui qui apporte l'objet

    2 Inscription dans le registre dentre

    Enregistrez l'objet dans le registre d'entre qui possde des pages numrotes et des colonnes o sont notes les donnes suivantes :

    numro provisoire (numro squentiel - de 1 l'infini -) date d'entre au muse nom et coordonnes du propritaire ou de celui qui apporte l'objet identification (nom de l'objet ou brve description) motif de l'entre (achat, don...)

    lieu de localisation temporaire de l'objet nom de l'employ du muse qui reoit l'objet

    Le numro provisoire est attach l'objet l'aide d'une tiquette.

    3 Attribution dun numro dinventaire

    Une fois lobjet accept dans les collections du muse (aprs validation du conservateur ou de la commision charge des acquisitions), lobjet reoit un numro dinventaire dfinitif qui est not dans le registre den-

    tre et inscrit sur lobjet lui-mme.

    Cf. Annexe Attribution des numros dinventaire

    4 Cration dune fiche dinventaire

    Ici commence l'enregistrement propre. Sur une fiche d'inventaire struc-ture (papier ou informatise), l'objet est dcrit grce diffrentes rubriques concernant son statut, son histoire, sa forme, le mode dac-

    quisition...

    Il est recommand d'augmenter le nombre des rubriques selon vos propres besoins et spcificits : matriaux, techniques, dimensions, localisation temporaire, tat et conditions de conservation, rfrences culturelles et/ou historiques, provenance, production (artiste, datation),

    prix, gestion, remarques

    NB : Dans la plupart des rubriques, les donnes structures seront

    notes de manire normalise.

    Exemple: Mode d'acquisition de l'objet: don = A

    achat = B

    Cf. Annexe Modle de fiche dinventaire

    Linventaire constitue un document de rfrence ncessaire pour toute tude ou tout classement entrepris par le muse. Le numro dinventaire permet lidentification exacte des objets, sans risque derreur ou de confusion. Il est donc le garant de lidentit dun objet.

    Linventaire est notamment lun des critres obligatoires pour lagr-ment dun muse par le Ministre de la Culture et de la Communica-tion (Direction des Muses de France). Dans ce cas, l'inventaire est soumis certaines normes qui dfinissent notamment 18 rubriques

    obligatoires dcrivant l'objet inventori.

    A noter : Dans le cas dun prt ou dun dpt (ex: pour une expo-sition temporaire), lobjet ne doit pas tre inscrit dans le registre dentre. Vous pouvez cependant raliser un registre des dpts

    en prcisant toutes les informations ncessaires lies lobjet.

    Fiche Outil Inventaire des collections / PROSCITEC Patrimoines et Mmoires des Mtiers, 2012 / Tous droits rservs. Avec le soutien du Ministre de la Culture et de la Communication et du Conseil Gnral du Nord.

    DOCUMENT 2

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  • 5 Ajout dannexes

    Il est recommand de prendre des photographies de lobjet et/ou de le dessiner. Les numros des photos et/ou des dessins doivent reprendre le numro d'inventaire et tre nots sur la fiche d'inventaire. Si possi-ble, prendre la photo en disposant le numro d'inventaire cot de

    l'objet.

    En annexe, peuvent tre joints tous documents renseignant sur la na-ture, lhistoire ou ltat de lobjet. Le numro des annexes doit tre not

    sur la fiche dinventaire galement.

    6 Fin de lenregistrement

    L'objet est maintenant enregistr et peut tre dpos dans un lieu

    (dfinitif ou temporaire) qui lui est rserv.

    La fiche dinventaire (papier ou informatise) est jointe au document

    densemble constituant lInventaire.

    Dans le cas o vous travaillez sur informatique, il est important de noter que le document numrique ne constitue pas lInventai-

    re. Il est donc ncessaire dimprimer chaque fiche dinventaire pour

    constituer le document officiel, pagin et reli.

    7 Copie et conservation de lInventaire

    Pour des raisons de scurit une copie des fiches d'inventaire doit tre

    conserve, de prfrence, hors du muse.

    Pour des raisons juridiques, le muse doit possder un document qui tablit le statut des objets de sa collection. Le Registre dentre ou la copie des fiches dinventaire remplissent ce rle et constituent ainsi le

    document juridique.

    8 Cration dindex

    Pour amliorer l'accessibilit de l'information, vous pouvez tablir un ou plusieurs index. Ceux-ci sont crs automatiquement dans un sys-tme informatis. Dans un systme manuel, vous devez raliser des

    fiches de rfrences.

    Cf. Annexe Attribution des numros dinventaire

    Linventaire informatique, une ncessit aujourd'hui ?

    L'informatisation de l'inventaire est aujourd'hui devenu presque indis-pensable. Les diffrents logiciels dvelopps rpondent de mieux en

    mieux aux besoins des muses.

    Ces logiciels sont des bases de donnes desquelles on peut extraire et

    imprimer les rubriques ncessaires afin de raliser linventaire papier.

    La mise en ligne via internet est galement l'un des axes de dvelop-

    pement des systmes d'inventaire.

    Ce mode de diffusion dpasse la fonction scientifique et permet de rendre les collections accessibles au public (sous une forme simplifie ou rduite) et d'autres structures musales (pour la conception d'ex-

    positions temporaires, le dpt d'objets....).

    Le rcolement, un contrle indispensable

    Le rcolement consiste vrifier priodiquement la prsence des ob-jets inscrits sur linventaire. Il permet de dterminer si des objets ont disparu, suite un vol ou une destruction, et concerne les objets expo-

    ss ainsi que les objets en rserves.

    Les Muses de France ont lobligation de procder un rcolement

    tous les 10 ans.

    Pour en savoir plus...

    Annexes : Attribution des numros dinventaire / Modle de fiche dinventaire

    Bibliographie :

    - Marquage des collections publiques, guide mthodologique : valuation des produits et procds de marquage, Ministre de la Culture et de la Communication, septembre 2008

    - GOB Andr, DROUGUET Nomie, La Musologie, histoire, dveloppements, enjeux actuels, Edition Armand Colin, 2006 - Arrt du 25 mai 2004 fixant les normes techniques relatives la tenue de l'inventaire, du registre des biens dposs dans un muse de France et au rcolement

    Liens internet : Joconde, portail des collections des Muses de France : www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm

    A noter : Il arrive souvent que l'inventaire ait t ralis au fil des annes de faon irrgulire, incomplte ou avec des techniques diffrentes. On procde alors un inventaire rtrospectif afin d'uniformiser l'ensemble. Il faut cependant conserver les inventai-

    res antrieurs, qui constituent des documents d'archives.

    Fiche Outil Inventaire des collections / PROSCITEC Patrimoines et Mmoires des Mtiers, 2012 / Tous droits rservs. Avec le soutien du Ministre de la Culture et de la Communication et du Conseil Gnral du Nord.

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  • Attribution des numros dinventaire

    Annexe de la Fiche Outil Inventaire des collections

    Comment dterminer les numros dinventaire ?

    Voici la mthode de numrotation applique dans les Muses de France, agre par le Ministre de la Culture et de la Communication.

    Exemple pour une acquisition : 2010.5.11

    Ainsi 2010.5.11 sera le numro du 11me objet de la 5me collection acquise en 2010.

    Exemple pour un objet compos de plusieurs parties (exemple : un pot et un couvercle) :

    2010.5.11.1 pour le pot 2010.5.11.2 pour le couvercle

    Exemple pour des objets entrs au muse avant que linventaire ait t mis en place (inventaire rtrospectif):Lobjet est pris en charge linventaire de lanne en cours. Le numro de collection, en revanche, sera remplac par le chiffre 0.

    2010.0.11

    Comment apposer un numro dinventaire ?

    Quelques rgles simples :

    viter un emplacement :- qui nuirait la prsentation (choisir de prfrence le dos ou le revers de lobjet), - expos aux chocs ou aux frottements, - quune recherche raisonnable ne permet pas de dcouvrir (lidentification dun objet ne doit pas devenir un jeu de piste !).

    Adopter pour une srie dobjets de mme type le mme emplacement pour lapposition du numro.Exemple : sil sagit dune peinture sur chssis, le numro est port traditionnellement au dos, en bas droite, sur le chssis.

    Faire en sorte que le numro soit bien lisible et rsistant mais que cette intervention soit rversible et naltre pas lobjet. utiliser de lencre de chine, passer une couche de vernis incolore sur le numro pour le protger, crire au crayon de graphite pour les documents sur papier, viter les tiquettes autocollantes qui se dcollent facilement

    anne dacquisition Numro de collection : Il y aura autant de numros que dobjets ou de sries dobjets (objets provenant dun mme site par exemple) acquis pendant lanne.

    Numro dordre de lobjet dans la srie

    Annexe Attribution des numros dinventaire de la Fiche Outil Inventaire des collections / PROSCITEC Patrimoines et Mmoires des Mtiers, 2012 / Tous droits rservs / Avec le soutien du Ministre de la Culture et de la Communication et du Conseil Gnral du Nord.

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  • Nom de l'tablissement :

    Date de saisie :

    Rdacteur de la fiche :

    Modle de fiche dinventaire

    Annexe de la Fiche Outil Inventaire des collections

    Annexe Modle de fiche dinventaire de la Fiche Outil Inventaire des collections / PROSCITEC Patrimoines et Mmoires des Mtiers, 2012 / Tous droits rservs / Avec le soutien du Ministre de la Culture et de la Communication et du Conseil Gnral du Nord.

    Rubriques relatives au statut juridique des biens et aux conditions de leur acquisition

    1 N inventaire

    2 Mode d'acquisition

    3 Nom du donateur, testateur ou vendeur

    4 Date de l'acte d'acquisition et d'affectation au muse

    5 Avis des instances scientifiques

    6 Prix d'achat - subvention publique

    7 Date d'inscription au registre d'inventaire

    Rubriques portant description des biens

    8 Dsignation du bien

    9 Marques et inscriptions

    10 Matires ou matriaux

    11 Techniques de ralisation, prparation, fabrication

    12 Mesures

    13 Indications particulires sur l'tat du bien au moment de l'acquisition

    Rubriques complmentaires

    14 Auteur, collecteur, fabricant, commanditaire...

    15 Epoque, datation ou date de rcolte (voire d'utilisation ou de dcouverte)

    16 Fonction d'usage

    17 Provenance gographique

    18 Observations

    - Premire date de prsence atteste dans le muse si origine inconnue

    - Utilisateur illustre, premier et dernier propritaire (pour les collections scientifiques et techniques uniquement, la demande du ministre charg de la recherche)

    - Anciens ou autres numros d'inventaire

    - Mentions porter en cas de radiation

    - Date de vol ou de disparition et, le cas chant, la date laquelle le bien a t retrouv

    - Dans le cas d'un ensemble complexe : existence du sous-inventaire

    nombre de registres de sous-inventaire annexs avec, pour chaque sous-inventaire et chaque registre, le nombre de biens inscrits

    Voici un modle de fiche dinventaire bas sur les 18 rubriques obligatoires pour un Muse de France. La fiche dinventaire peut tre complte par toutes autres rubriques pertinentes pour votre tablissement.

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  • La documentation des collections

    Le dossier de l'objet

    Le dossier de l'objet rassemble des donnes plus prcises et plus nombreuses que celles qui figurent sur la fiche d'inventaire laquelle il est li par le numro attribu l'objet. Ce dossier peut contenir des documents papiers ou des donnes numrises. Il constitue une aide prcieuse pour la gestion de la collection et pour en contrler la bonne conservation.

    Provenance

    La provenance de l'objet est galement intressante consigner de faon donner des indications sur le contexte d'origine de l'objet, et singulirement sur les conditions dans lesquelles il tait conserv avant son arrive au muse.

    D'une part parce que la rupture avec le milieu d'origine peut s'avrer brutale et le rle du conservateur est de l'attnuer. D'autre part, les conditions de conservation antrieures peuvent expliquer un vieillissement prmatur, une sensibilit accrue certains paramtres climatiques, une fragilit qu'il conviendra par la suite de surveiller.

    Le constat d'tat

    Le constat d'tat est un document qui dcrit prcisment l'tat de conservation d'un objet un moment donn. Il s'agit en quelque sorte de la fiche de sant de l'objet.

    Il est conseill de dresser un constat d'tat au moment de l'entre d'un objet dans la collection du muse, pour dtecter d'emble certaines altrations ou fragilits. Enregistrer ces informations permet de s'y rfrer par la suite, lors des inspections priodiques.

    Ce document est indispensable dans la procdure de prt : un constat d'tat est rdig avant le dpart de l'objet et lors de son retour au muse, de manire vrifier s'il a subi des dommages durant la manipulation, le transport ou l'exposition. Le constat d'tat doit comporter une ou plusieurs photographies, qui peuvent tre compltes par un dessin de l'objet sur lequel sont reportes les altrations observes.

    Le constat d'tat ne fait pas partie des rubriques d'inventaire mais il est conseill d'en faire un fichier li la base de donnes. Il doit obligatoirement tre dat, et idalement sign. Un nouveau constat dress n'annule pas les prcdents ; ils doivent au contraire tre tous archivs, de manire pouvoir suivre l'volution de l'objet. La rdaction du constat d'tat exige de la part de la personne qui le dresse une bonne connaissance

    DOCUMENT 3

    Guide interactif de conservation prventive Le dossier de lobjet (extraits) www.conservationpreventive.be Consult le 8 septembre 2016

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  • des matriaux, des termes spcifiques des altrations, de la rigueur et de l'exprience. En cas de doute sur l'tat d'un objet, si la personne qui dresse le constat s'interroge sur la faon de dtecter les altrations, il peut tre utile de faire appel, mme ponctuellement, un conservateur-restaurateur.

    Les restaurations

    Il est indispensable de mentionner toutes les restaurations, mme anciennes, qu'un objet a subi, en particulier lorsque des lacunes ont t retouches de manire illusionniste, et de donner un maximum d'indications utiles sur les restaurations et nettoyages rcents. Lorsque l'on en dispose, on peut y ajouter le dossier de restauration qui contient en principe des prises de vue avant et aprs traitement, voire en cours de traitement, dans le meilleur des cas. Les biens restaurs prsentent dans certains cas des sensibilits particulires (vieillissement des colles, des enduits de bouchage, altration des surpeints etc.) dont il faut tenir compte pour envisager les conditions de conservation adquates.

    Dans cette partie du dossier peuvent galement tre spcifis les traitements que l'objet pourrait idalement subir (surveillance spcifique, nettoyage, consolidation ou restauration) ainsi que le degr d'urgence des interventions ou la frquence de la surveillance.

    Les photographies

    Le dossier de l'objet doit contenir une, ou si possible plusieurs photographies. Les photographies ne remplacent pas une description ou un constat d'tat, elles le compltent. Elles sont galement utiles pour documenter une restauration (notamment pour montrer la dgradation que l'objet avait subie). Il est utile aussi de dtenir des photos d'un objet en cas de vol.

    Nanmoins, des annotations devraient accompagner les prises de vue afin d'viter qu'elles ne transmettent des informations lacunaires ou qu'elles n'induisent des interprtations errones.

    La fiche d'inventaire peut comporter une photographie de l'objet, dans une qualit de rsolution moyenne pour ne pas alourdir inutilement la base de donnes. Les clichs additionnels, de haute qualit, doivent se trouver dans le dossier de l'objet. Il peut tre utile de photographier l'objet de faon faire figurer le numro d'inventaire (marquage), et ce pour renforcer le lien existant entre la pice et la documentation qui la concerne.

    11/25

  • Introduction

    La commission de rcolement des dpts duvres dart de ltat (CRDOA) a t cre en 1996 suite un rapport de la Cour des comptes mettant en vidence la mauvaise gestion des collections en dpts. En 2000, Jean-Pierre Bady, conseiller matre la Cour des comptes et prsident de la CRDOA, a encourag la rationalisation des pratiques de marquage des collections en crant la commission Marquage. Cette commission avait comme objectif la mise en place dune certification des produits de marquage d'identification et la rdaction dun guide pratique pour l'identification des collections publiques. Elle devait aussi assurer la veille technologique et la formation des personnels chargs du marquage dans les muses de France.

    La certification

    Grce un financement de la Mission de la recherche et de la technologie du ministre de la Culture et de la communication, la commission marquage a conu, entre 2001et 2005, un programme dessais des produits didentification, en collaboration avec le Laboratoire national de mtrologie et dessais (LNE). Le Centre de recherche et de restauration des muses de France (C2RMF) est le matre duvre de cette certification.

    Le guide

    Ce guide est un outil pratique permettant daider toute personne charge du marquage de collections. La premire version se basait sur la documentation de la Direction des muses de France

    i, sur les

    rsultats dtudes mens par le C2RMFii et le LNE

    iii et sur une enqute concernant les pratiques de

    marquage au sein de dix-sept muses de France, du Mobilier national et du Centre des monuments nationaux. La prsente version prend aussi en compte les commentaires des usagers rencontrs pendant les formations en 2008 et 2009.

    La formation

    Depuis janvier 2008, le C2RMF est intervenu dans le cadre de la formation permanente auprs des responsables du marquage dans les rgions Aquitaine, Centre, Franche-Comt, Limousin, Midi-Pyrnes, en partenariat avec la Direction gnrale des patrimoines du ministre de la Culture et de la Communication, le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) et l'Institut national du patrimoine (INP).

    Le marquage

    Le marquage didentification des biens culturels doit faire lobjet dune attention particulire pour rpondre lobligation dinventaire et de rcolement de la loi n 2002-5 du 4 janvier 2002 relative aux muses de France, et pour assurer la gestion des dpts duvres protges au titre du Code du patrimoine. Inventaire, rcolement et documentation des biens protgs sont des tches essentielles pour tous les responsables scientifiques des collections nationales, des muses de France, des fonds darchives, des bibliothques et du patrimoine archologique ou protg au titre des monuments historiques

    iv.

    Le marquage est toujours ralis sous la responsabilit du responsable juridique des collections. Il peut avoir trois fonctions : L'identification par le marquage traditionnel des numros dinventaire (encres, crayons, feutres, peintures), La gestion au moyen de techniques automatique de traitement de l'information (code barres, puces radiofrquences), La sret pour lutter contre le vol et le trafic illicite des biens culturels (encres base de pigments spciaux, techniques dimagerie scientifique). LOffice central de lutte contre le trafic de biens culturels recommande de les documenter par une couverture photographique et macrophotographique.

    DOCUMENT 4

    Guide pratique pour le marquage didentification des biens culturels (extraits) www.c2rmf.fr 5 juin 2015

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  • Ce guide traite des marquages didentification. Certains procds vocation de sret ny sont pas voqus comme, par exemple, les inserts, le marquage ADN, la micro gravure ou encore les encres invisibles. Dans lidal, un marquage didentification doit tre direct, prsent physiquement sur lobjet sans interagir avec lui, lisible, rsistant aux manipulations, au climat et la lumire dans un btiment. La liste des produits de marquage certifis est valide jusqu'en septembre 2016.

    L'emplacement Les uvres de mme type doivent toujours tre marques au mme endroit pour identifier facilement le numro dinventaire et viter les manipulations inutiles

    v. Connaissant la localisation du marquage, toute

    tentative denlvement sera facilement dtecte en cas de vol. Ne pas manipuler les uvres l'emplacement du marquage. Les grands objets sont marqus en plusieurs points. Pour les petits objets, le numro est inscrit sur le conditionnement, le montage ou le socle. Toutes les parties des objets complexes sont marques pour limiter le risque de dissociation. Quand lobjet est composite, il faut marquer le matriau le moins fragile lendroit le plus adapt, au cas par cas. Il ne faut pas marquer sur une restauration ni sur des parties fragiles.

    La mise en uvre La mthode employe doit tre simple mettre en uvre, adapte la fragilit, la couleur, ltat de surface, aux dimensions de l'objet. Le marquage est rversible ; le produit employ, lemplacement et la date du rcolement sont documents. Les surfaces peintes doivent tre traites avec prcaution : elles peuvent ragir avec les produits de marquage. Le marquage indirect est prconis. Un vernis peut tre appliqu en sous-couche sur les surfaces poreuses ou pour que le marquage soit rversible, mais son usage n'est pas systmatique car il peut dgrader certains supports (acryliques, papiers, plastiques, textiles). En cas dincertitude sur les interactions entre le produit et le support, consulter un restaurateur. En cas de doute, prfrer un marquage indirect. Le marquage risque de perdre en lisibilit avec une deuxime couche de vernis. Le numro dinventaire doit figurer sur plusieurs photographies pour renforcer le lien entre lobjet et sa documentation. Les anciens numros, qui peuvent fournir des renseignements historiques sur lobjet, ne doivent pas tre effacs. Sils devaient tre retirs, les enregistrer dans la documentation et les photographier. Les pratiques de marquage des muses de France, du Mobilier national, du Centre des monuments nationaux et de la Bibliothque nationale de France ont servi rdiger ces prconisations pour chaque type de support.

    Le marquage de A Z par types de collections et de matriaux

    Audiovisuelvi Le marquage doit tre visible et durable pour faciliter lidentification et la gestion des uvres. Les botes contenant les films sont marques avec des tiquettes adhsives. Les pellicules argentiques ne sont pas marques. Vidos : une tiquette se rapportant lappartenance de la collection est colle sur la tranche infrieure de la bote ; une tiquette se rapportant la nature de luvre est colle sur la tranche suprieure de la bote. Les bandes vido sont marques avec des tiquettes amovibles crites la main, mentionnant lidentit et la nature technique de luvre, et avec des tiquettes autocollantes :

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  • Une premire tiquette pr-imprime identifie la nature de luvre : rouge pour les masters (originaux), vert pour les masters dexploitation (copies numrises), jaune pour les copies de diffusion (copie rserve la monstration de luvre). Une seconde tiquette rouge en partie pr-imprime, commune chacun des lments constituants luvre (master, master dexploitation, copie de diffusion et matriel technique) permet didentifier lappartenance et le secteur de la collection. Le numro dinventaire de luvre y est ajout manuellement. Ces tiquettes sont toujours colles au mme emplacement sur les botes. Le support matriel de luvre vido est lui aussi tiquet (contenu). Le matriel technique attach luvre est marqu avec les tiquettes autocollantes. Sur ce type de matriel, les tiquettes se dcollent facilement et demandent donc une attention particulire, notamment lors des dplacements. Elles sont remplaces si ncessaire. Les tiquettes pouvant tre retires plus ou moins facilement, la solution du sceau de scurit personnalis est galement envisageable pour un marquage durable et dissuasif. Cinma : les tiquettes sont colles sur la face et sur la tranche des botes de films. Les disques optiques peuvent tre gravs par laser

    vii.

    Bois Emplacement : l'arrire des commodes et des coffres, au dos du pied arrire gauche des chaises, sur la ceinture des tables, sur le ct extrieur, prs du bas des pieds des lits. La dimension de la marque est proportionnelle celle de lobjet. Si aucun endroit ne convient, choisir le marquage indirect. Marquage direct : attention, certaines surfaces peintes, laques, vernies peuvent ragir avec les produits. Marquage indirect avec des tiquettes attaches par un fil pour limiter les manipulations en rserve.

    Cramiques Emplacement discret mais facile reprer, en dessous du pied. Marquage direct : certaines glaures craqueles peuvent laisser pntrer le produit de marquage jusquau tesson par capillarit de manire irrversible. Par prcaution, on marque donc sur une couche isolante de vernis.

    Cire Le marquage indirect est prfrable, le marquage direct doit se faire sur une couche de vernis.

    Histoire naturelle Les spcimens sont tiquets avec un galon de coton ou de non-tiss de polythylne attach par un fil, le numro est report sur lencadrement ou sur le conditionnement. Les spcimens en liquides sont tiquets dans le contenant avec un produit rsistant au liquide ; le contenant est aussi marqu de faon ce que le numro ne soit pas effac par les manipulations.

    Mtaux Emplacement : ne pas marquer les surfaces corrodes. Marquage direct sur une couche de vernis, le numro est inscrit sur une partie non visible mais facilement accessible. Si la surface est poreuse, prfrer le marquage indirect avec des tiquettes en carton neutre ou non-tiss de polyester, attaches ou places dans le sachet ou dans la bote contenant lobjet. Les tiquettes adhsives risquent de corroder les mtaux. Monnaie et mdailles : reporter le numro sur le porte-pice.

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  • Objets complexes Emplacement : pour l'art contemporain, le patrimoine technique, le patrimoine industriel, le numro dinventaire est report sur chaque partie amovible. Cest une documentation prcise qui permet lidentification des installations. L'emplacement est le mme pour chaque famille dinstruments de musique : le numro dinventaire est discret mais lisible, que linstrument soit mont ou dmont. Maquettes : sur le socle, le support et sur le carton de montage.

    Os et ivoire Emplacement : la base, si possible au revers. Marquage direct sur une couche de vernis. Marquage indirect avec des tiquettes en galon de coton ou de non-tiss de polythylne relies par un fil lobjet, en reportant le numro sur lencadrement ou sur le conditionnement de lobjet.

    Papier Marquage direct : le marquage direct est irrversible car lencre risque de transpercer le papier et les tentatives deffacement laissent gnralement des traces. Le crayon en graphite HB est utilis pour marquer les calques, dessins, estampes, aquarelles, les papiers trs fins et trs fragiles, translucides, les photographies, en appuyant lgrement pour ne pas marquer le support. Lorsque le document nautorise pas le marquage direct, on marque les conditionnements. Marquage indirect : traditionnellement les livres destins au prt sont marqus avec des tiquettes adhsives

    viii, des tiquettes en papier permanent

    1 colles la colle de pte et des signets de papier pur

    chiffon ou en papier permanent (au maximum 100 gr) dpassant du livre. Les cotes sont inscrites lencre de Chine ou lencre permanente. Attention aux tiquettes autocollantes dont la colle peut tacher la face du document. Imprims : estampilles au milieu de la page, dans la marge infrieure, en contact avec du texte, sur la page de titre et l'achev dimprim ou la dernire page imprime. Les planches sont marques avec un petit tampon rond, cheval sur les bords et lintrieur du cadre. La cote est marque au crayon sur la page de faux titre, en haut ou en bas. Pour changer la cote, barrer lancienne cote qui doit rester toujours lisible. Les livres destins au prt sont estampills l'intrieur de la page de couverture. Pour les fonds anciens, on utilise une tiquette en papier permanent de forme gomtrique rgulire, cadre et lignage pr imprim, avec une encre certifie pour le papier, colle la colle de pte au dos du livre en bas ou en haut, ou sur le plat suprieur si le dos est trop mince, en haut ou en bas prs du mors, en prenant soin de ne pas masquer un dcor. On peut aussi utiliser un signet de papier (100 g maximum, pur chiffon ou permanent) dpassant du livre. Le marquage au crayon graphite HB se fait en appuyant lgrement pour ne pas marquer le support. Manuscrits : on marque au recto de chaque feuillet dans la marge infrieure, en contact avec le texte. Les manuscrits mdivaux, recueils de textes sont marqus au verso de chaque dbut de texte. Les manuscrits peintures sont marqus au verso des feuillets dcors, sans mordre sur les parties peintes. Les photographies et les cartes postales sont marques au verso, dans le coin infrieur gauche et sur les pochettes de conditionnement. On peut les estampiller aprs avoir vrifi que lencre ne diffuse pas dans le papier. Le timbre sec n'est pas recommand sur les papiers fragiles minces, cassants.

    1

    Les papiers permanents ont des qualits (pH, indice Kappa, rserve alcaline, rsistance la

    dchirure) qui leur permettent de rester chimiquement et physiquement stables pendant une longue

    priode. Ils rpondent la norme internationale ISO 9706.

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  • Pour plus de prcisions sur le marquage du support papier, sadresser au Centre de recherche sur la conservation des collections (CRCC)

    2, au Laboratoire de la bibliothque nationale de France (BnF)

    3 et

    aux Archives nationales4 qui possdent une relle expertise en la matire

    ix.

    Peaux Emplacement : discret mais facile reprer, si possible au revers ou sur la tranche de lobjet. Les surfaces peintes pouvant ragir avec les produits et certaines peaux pouvant tre taches par le vernis, on prfre le marquage indirect. Marquage direct sur une couche de vernis. Marquage indirect avec des tiquettes en carton neutre ou en non-tiss de polythylne attaches avec un lien non comestible et sans colorant (fil de polyester, ficelle de polypropylne ou ruban de non-tiss de polythylne).

    Peintures Traditionnellement le numro dinventaire base de pigments noirs de fume, dos ou divoire, lis la colle de peau de lapin, tait appos directement au pochoir sur la toile originale et les meubles

    x. La

    calligraphie tait propre et lisible, difficile effacer sans laisser de traces, rsistait bien la lumire. Emplacement : aujourdhui on prfre marquer le chssis, pour viter toute interaction avec la toile. Dans le cas dune restauration, le numro inscrit sur le chssis est report sur la toile de rentoilage ou sur le doublage aveugle, dans un angle. Le marquage ne doit jamais se superposer une inscription ou une tiquette existante. Sur les grands formats, reporter la marque en plusieurs endroits pour faciliter son reprage. Sur les miniatures, marquage direct au revers, du ct gauche. Cadres inventoris : pour viter toute confusion entre le numro du cadre et celui du tableau, une mention comme la lettre C peut prcder le numro dinventaire du cadre. Cette inscription se fera au revers du cadre, dans un angle. Ce marquage rend le cadre inalinable. Revers peint, chssis peint ou comportant des inscriptions : marquage indirect. Panneaux de bois ou de mtal : marquage direct au revers si le support est sain, sinon marquage indirect.

    Pierre Marquage direct sur une couche de vernis. Marquage indirect des pierres friables avec une tiquette attaches par un fil et sur le conditionnement (bac, palette).

    Polymres Les compositions chimiques des polymres tant trs varies et souvent mal connues, le marquage direct risque daltrer le support. Par prcaution prfrer le marquage indirect pour viter toute interaction entre le produit et le polymre. Marquage direct : crayon graphite HB pour les maquettes en polyester et les calques imprgns. Marquage indirect : tiquettes en non-tiss de polythylne relies lobjet par un fil ou par un ruban de non-tiss de polythylne. Attention au contact entre ltiquette et lobjet, un plastique instable peut dtruire ltiquette

    xi.

    2 www.crcc.cnrs.fr/

    3 www.bnf.fr/pages/zNavigat/frame/infopro.htm?ancre=conservation/conservation.htm

    4 www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/

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    http://www.crcc.cnrs.fr/http://www.bnf.fr/pages/zNavigat

  • Sculptures Emplacement : sur la partie arrire ou sur une partie non visible, en bas de la sculpture, viter de marquer sous la base des objets lourds et fragiles.

    Terre cuite Marquage direct sur une couche de vernis. Marquage indirect des surfaces friables.

    Textiles Le marquage, toujours indirect, se fait au moyen d'tiquettes en galons de coton blanc dcati, bouilli au pralable, troit pour les petits costumes et les tissus transparents, ou en non-tiss de polythylne cousues au revers avec un point en croix ou relies par un fil, en utilisant une aiguille fine et du fil compatible avec le textile ; on commence et on termine au point arrire afin dviter les nuds. Le numro est inscrit avec un feutre certifi. L'emplacement est toujours le mme pour un type de collection, lendroit le moins dgradant pour lobjet. Les textiles plats sont marqus sur lenvers, dans le coin infrieur gauche. Les costumes, dentelles et tapis sont numrots lencre permanente sur des tiquettes; les robes, manteaux, jupes sont marqus lintrieur du col ou du poignet gauche ; les pantalons lintrieur de la ceinture, les vestes lintrieur de lemmanchure gauche. Dans le cas o le costume porte deux numros diffrents, ninscrire que le numro sous lequel lobjet peut tre retrouv par informatique. Si le vtement est dgrad, le bolduc est pli aux extrmits, en dmarrant avec un nud ou trois petits points arrires sur le bolduc uniquement, la fixation se faisant avec un point de couture en croix qui ne doit pas tre serre car elle peut dgrader le vtement. Pour les pices fragiles ou trs fines (mousseline) l'tiquette est attache en faisant une ligne de points avant avec de prfrence un fil d'organsin de soie deux ou quatre bouts ; si on recherche plus de solidit, attacher l'tiquette sur la doublure avec un fil gants ou un fil de soie fin blanc. Si le fil de couture est visible lendroit, adapter sa couleur pour un marquage discret. Les accessoires (foulards, mouchoirs) sont marqus avec un bolduc troit cousu sur un seul ct lorgansin de soie en faisant une ligne de points avants ; la couleur du fil doit tre adapte car les fils de couture sont visibles lendroit. Sur les charpes, les chles, l'tiquette est cousue sur lenvers, en bas gauche. Les cravates sont tiquetes dans le bas de la partie la plus large, les gants du ct du pouce (les deux gants doivent tre marqus), les ceintures uniquement si la ceinture est en tissus, du ct de la boucle. Ne pas coudre de bolduc sur une ceinture en cuir contrecolle de tissus. Les chaussettes sont tiquetes d'un seul ct, en prenant soin de ne pas piquer dans les lastiques. Les tiquettes des chapeaux ne sont cousues que sil existe des parties en textile non contrecolles, sur le ct gauche. Les ombrelles, parapluies sont marques avec un bolduc troit fix sur une couture le long dune baleine, seulement sur les parties en textile. Sur les accessoires en silicone, plastique, cuir, mtal, on recherche un emplacement facilement accessible et invisible lexposition, non dgrad, o la couture est possible. Ne jamais utiliser d'pingles, d'agrafes, de fils de fer, de matriaux thermocollants.

    Vanneries Emplacement : on ne marque pas les surfaces peintes. Marquage direct sur une couche de vernis. Marquage indirect avec un galon volant de coton ou de non-tiss de polythylne reli par un fil lobjet.

    Verre, vitraux Emplacement : discret mais facile reprer. Sur le verre transparent sur les zones de collage chaud, au niveau du pied des uvres ; sur les pices de forme transparentes marquer en dessous ou lintrieur de lobjet, selon la forme. Marquage direct sur une couche de vernis.

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  • Le muse dArgenteuil vient dachever un grand nettoyage de ses collections. Une opration dlicate, ralise par anoxie dynamique pour ne pas risquer de dtriorer les uvres dart.

    En attendant la rnovation de ses btiments, le muse local place en rserve ses collections. Celles-ci ne pouvaient plus tre conserves de faon satisfaisante dans les anciens locaux. Loccasion deffectuer le rcolement dcennal exig par lEtat aux structures bnficiant de lappellation Muse de France . Cest-dire que les agents doivent inventorier lensemble des uvres dart du muse et en vrifier ltat de conservation.

    Durant lanne 2012, pour limiter les risques en vue de leur dmnagement dans la rserve, plusieurs objets ont t restaurs. Et toutes les collections composes, entirement ou en partie, de matriaux organiques (bois, papier, tissu, paille, osier, carton, ...) ont fait lobjet dun nettoyage pouss et dun traitement par anoxie dynamique. Un processus de dsinsectisation efficace et inoffensif pour les uvres dart. Le principe ? Enfermer les objets souhaits dans une bulle tanche et remplacer loxygne par de lazote dans latmosphre intrieure.

    Installe dans les rserves du muse du 22 dcembre au 17 janvier, la bulle mesurait 25 m x 3, 20 m x 2,5 m de haut. Un volume impressionnant de 150 m3, qui a permis de traiter diverses uvres, des petits objets aux tableaux et sculptures.

    L'anoxie tue les adultes et les larves de plusieurs espces dinsectes. Principalement les insectes xylophages, qui mangent le bois en laissant de petits trous dans les sculptures et les poutres, et les insectes kratophages, mangeurs de tissu, poils ou plumes. Lopration permet aussi dradiquer les poissons d'argent, bien connus des bibliothques et des archives puisqu'ils mangent le papier. Ces insectes au joli nom sont en fait polyphages. Ils mangent tous les dchets laisss par lHomme ou lanimal : dtritus, denres alimentaires, moisissures, insectes morts, cheveux au sol, papier... Mais galement coton, lin, soie ou viscose, pouvant causer de grands dommages aux uvres dart, comme les tableaux.

    Il existe d'autres traitements contre ces insectes, comme le badigeonnage la permthrine (insecticide) ou lutilisation de fumigations. Mais les muses nemploient pas ces techniques : trop de risques daltration de la couleur du bois.

    Aprs environ un mois de traitement, la bulle a t rouverte : les collections ont rejoint celles composes de matriaux inorganiques (pierre, mtal, plastique) dans les rserves. Celles-ci sont dsormais considres comme "saines". Les insectes pouvant cependant toujours revenir, les quipes surveillent rgulirement les collections pour mettre rapidement en quarantaine les objets infests.

    LE MUSEE FAIT LA GUERRE AUX PARASITES

    DOCUMENT 5

    Le muse fait la guerre aux parasites www.argenteuil.fr Consult le 26 aot 2015

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  • Muse de la Casemate, Wimy, Aisne (02) museelacasemate.e-monsite.com

    Muse radar, Douvres-la-dlivrande (14) musee-radar.fr

    DOCUMENT 6

    Album photo du Muse La Casemate Wimy (02) et du Muse Radar Douvres-la-Dlivrande (14) (extraits) www.museelacasemate.e-monsite.com & www.musee-radar.fr Consult le 8 septembre 2016

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  • le conditionnement

    le

    co

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    en

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    Un conditionnement* adapt et sur mesure est ncessaire la conservation des collections.

    Afin de respecter lintgrit et la scurit de lobjet, le conditionnement doit : tre adapt l'objet (poids, taille, matriaux et formes) :

    une housse pour des textiles, une pochette transparente pour un fragmentarchologique, une caisse renforce pour une uvre peinte, etc.

    pour viter toute altration ou incidence sur l'objet

    Permettre le maintien de l'uvre et rsisteraux chocs et aux dformations ; voire aux effractions.

    Un matriel spcialis et adapt

    Dans le cadre du chantier Le muse mis nu , les dispositifs varient en fonction des uvres entreposes en tenant compte des facilits de

    manutention. Les petits et moyens formats ont t placs dans des tagres, protgs par des

    intercalaires en mousse et carton. Les grands formats sont poss contre le mur, cals par des

    protections, venant soutenir leur base ou les bords des cadres. Les sculptures en pltre sont montres

    sur des socles provisoires. Au fil des oprations,

    en fonction des besoins.

    Exemples de conditionnement

    DOCUMENT 7

    Le muse mis nu, le conditionnement (extrait) Le chantier des collections Beaux-arts des muses de Montbliard 2014

    Des contenants sont disponibleschez des fournisseurs spcialiss,

    soit pour conserver les objets, soit pour les transporter :

    cartons, caisses en plastiques ou en bois, mousses de polythylne, papier de soie, matriaux de

    calage (mousses, plastique bulles, etc.). Les rserves* sont quipes de rangements

    mtalliques ou en matriaux neutres comme des armoires, meubles plan ou rayonnages. Des

    grilles coulissantes peuvent tre installes, pour suspendre des tableaux et pouvoir les visualiser

    sans les manipuler. Les estampes non encadres sont conserves dans des meubles tiroirs.

    Objets encombrants ou de toutes petites dimensions,uvres fragiles ou composites, temps du transport ou du stockage,

    lieu de rception toutes les caractristiques de lobjet ou de son dplacement doivent tre prises en compte.

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  • La protection des objets en expositionDignard, Carole et Janet Mason, en collaboration avec Stefan Michalski. ICC, 1995. Conservation prventive dans les muses. Manuel

    d'accompagnement, pages 61 68.

    Les uvres en exposition courent-elles le risque de s'abmer ou de s'altrer? Leur prsentation peut-ellecompromettre leur prservation? Il est possible d'assurer la protection et la conservation des objets et spcimensdurant la planification, l'installation, l'entretien et le dmontage d'une exposition.

    Prsentation l'air libre ou dans une vitrine

    On peut prsenter les objets de muse directement l'air libre, ou en vitrine. Les peintures et les gros objetscomme les meubles et les sculptures sont souvent prsents l'air libre. La protection de ces objets se fait auniveau de la salle d'exposition ou du milieu environnant l'objet. Cependant, la prsentation d'un objet dans unevitrine ou dans un encadrement vitr offre une protection suprieure et permet de crer facilement des conditionsd'exposition spcifiques l'objet.

    Sources de dommages pour les uvres

    Plusieurs sources de dommages menacent les objets en exposition. En les identifiant, on peut ensuite choisir lemilieu et les conditions qui protgeront le mieux les objets exposs.

    Vol, vandalisme, manipulations du public

    On cherche premirement viter le vol, le vandalisme et les manipulations non autorises du public. On prvoit laprsence de gardiens de scurit ou de guides, qui sont entrans pour ragir vite aux vnements. Des camrasde surveillance ou des dtecteurs installs prs des objets peuvent informer rapidement d'une tentative de vol,mais ils n'empchent ni les vandales de passer aux actes, ni les visiteurs de toucher aux uvres.

    Il faut augmenter le niveau de scurit des objets de valeur, des objets priss par les collectionneurs et des uvrescontroverses qui peuvent tre la cible d'iconoclastes.

    DOCUMENT 8

    Date de mise jour : 16 juin 2016

    viter de placer des petits objets porte de la main ou prs des sorties. Une vitrine empche le public de toucheraux uvres et ralentit ou dissuade le voleur comme le vandale. Pour une scurit accrue, on peut construire lavitrine avec des vis antivol et une serrure, et installer un dtecteur ponctuel l'intrieur.

    Certains visiteurs sont enclins toucher et manipuler les uvres en exposition. Au moment de la conception del'exposition, on cherche donc limiter l'accs physique aux uvres. Les gros objets peuvent tre placs dans desendroits o ils seront bien en vidence, mais peu accessibles. Des cordons de scurit et des voies de circulationlimitent l'accs, tout en permettant l'apprciation des uvres. Des barrires transparentes offrent aussi une bonneprotection. Une dlimitation de l'espace agit comme barrire psychologique. On peut aussi poser des affiches. Dansles maisons historiques, les garde-robes, les armoires et les consoles peuvent servir prsenter les uvres dansleur contexte original, tout en les gardant loignes du public.

    Manipulations par le personnel

    Les manipulations inadquates par le personnel du muse sont une autre source de dommages aux objets. Unesance d'information sur les bonnes techniques de manipulation regroupe tous ceux qui devront participer aumontage et au dmontage de l'exposition : le conservateur, l'archiviste des collections, les designers, lestechniciens, les manutentionnaires et le personnel d'entretien des locaux.

    Chocs et vibrations

    Les objets en exposition doivent tre l'abri des chocs et des vibrations qui surviennent dans tout muse, et quisont causs par le fonctionnement des installations mcaniques, par les portes qui se referment, par les personnesqui circulent et par les visiteurs qui s'appuient sur les vitrines. Les vitrines et les prsentoirs doivent trersistants, stables et bien fixs au plancher ou au mur. On peut aussi stabiliser leur socle au moyen de briques, deblocs de bton ou de sacs de sable. Les tablissements situs prs de routes trs frquentes ou dans des rgionsde haute activits sismique devraient prendre des mesures supplmentaires de protection dans ce sens.

    La protection des objets en exposition Extrait du manuel Conservation prventive dans les muses publi sur www.ccq.gouv.qc.ca 16 juin 2016

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  • Support des uvres

    Il est essentiel de soutenir et d'immobiliser un objet instable, fragile, souple ou cassant. Un bon support prvientl'abrasion, les dformations et les bris. Un support peut aussi, au besoin, tre un outil de prsentation servant surlever l'objet dans la vitrine ou le placer dans un angle particulier, mais sa fonction premire est toujours debien soutenir tout le poids de l'objet, sans crer de nouvelles tensions.

    Le support d'un objet fragile pouse sa forme et offre une surface matelasse aux endroit de contact. Une grandesurface de contact vite les dformations et les bris. On s'assure que l'objet ne risque pas de basculer, car sontassise peut tre instable. Si ncessaire, on immobilise l'objet au moyen de crochets ou de fil de pche qu'on enfiledans un tube de polythylne, pour viter qu'ils n'usent ou ne coupent les surfaces. Les rubans de velcro sont aussitrs pratiques.

    Ne jamais utiliser d'agrafes, de fil mtallique, de punaises ni de clous directement sur les objets : ils causent desdommages permanents comme des trous, des fissures et des taches de corrosion. Les rubans adhsifs, lestiquettes collantes, les colles et les cires ne doivent jamais tre utiliss directement sur les uvres, car ils laissentdes taches et endommagent les surfaces.

    On utilise des matriaux stables pour la construction des supports : le plexiglas, les panneaux de plastiquecannel, le bois bien scell, le carton non acide, le carton plume, les mousses de polystyrne ou de polythylne,par exemple. Il faut viter d'utiliser le bois non scell, le papier et carton acides, la mousse de polyurthane et lechlorure de polyvinyle (PVC), car ils peuvent causer des dommages aux objets.Comme matelassure, on utilise du feutre synthtique, du velours, de la bourre de polyester ou des mousses depolythylne ou de polypropylne. Il faut prvoir suffisamment de temps pour construire et installer tous lessupports avec soin. Cela vaut la peine de consacrer quelques heures la construction d'un support qui assurera lastabilit de l'objet durant des mois ou des annes.

    Accrochage des uvres encadres

    S'assurer que les peintures et les uvres encadres sont solidement accroches leur cadre et au mur. Visserdeux anneaux de suspension aux montant verticaux du cadre, et les suspendre deux crochets bien ancrs dans lemur et capables de supporter le poids de l'uvre. Les anneaux de suspension sont prfrables aux pitons vis caril retombent plat lorsqu'ils ne servent pas, vitant ainsi le risque de perforer accidentellement des uvresranges proximit dans la rserve. Si l'on doit utiliser du fil mtallique, on l'attache bien solidement deuxanneaux visss aux montants du cadre. On utilise du fil mtallique double et de plus gros calibre pour suspendreune grande uvre.

    Poussire et polluants

    Le nettoyage quotidien des locaux est primordial pour rduire la poussire dans les salles d'exposition et pourviter d'attirer les insectes. Afin de faciliter l'entretien ds la conception de l'exposition, viter, par exemple, decrer des endroits impossibles rejoindre avec l'aspirateur, ou des prsentoirs ouverts difficiles nettoyer. Lesaliments ne doivent tre tolrs ni dans les salles d'exposition ni dans les rserves.

    Si le muse est dot d'un systme de ventilation, faire changer les filtres rgulirement. Une vitrine tancheempche une grande partie de la poussire et des polluants de s'y introduire. Il existe aussi des systmes quicrent une pression positive l'intrieur des vitrines, ce qui rduit encore plus l'infiltration de la poussire.

    Le charbon activ peut tre utilis l'intrieur d'une vitrine pour absorber divers polluants, dont le soufreresponsable du ternissement. Pour qu'il soit efficace, l'tendre sur une grande surface prs de l'objet, et leremplacer priodiquement. Pour protger l'argent, on peut aussi utiliser un tissu inhibiteur de ternissement, quel'on tapisse l'intrieur de la vitrine. On intercale une feuille de Mylar ou un autre matriau stable entre l'objet etle tissu.

    Conditions ambiantes

    Les fluctuations climatiques provoquent des dommages comme des fissures, des dformations ou de la corrosion.Parmi les objets les plus sensibles, on trouve les meubles plaqus, la marqueterie, les peintures sur panneau debois, les ivoires, les tambours et les objets composites sous tension.

    viter de placer les objets prs des radiateurs ou des bouches de chauffage. viter aussi les fentres et les mursextrieurs, car il sont gnralement plus humides par temps froid. Avant le montage de l'exposition, on vrifie lesconditions ambiantes de la salle au moyen de thermohygrographes. Si elle ne conviennent pas aux exigencesposes par les objets exposer, trois choix sont alors possibles :

    corriger le climat de la picecrer un microclimat l'intrieur des vitrinesremplacer les objets par d'autres qui sont moins vulnrables.

    Pour amliorer les conditions ambiantes de la salle, on peut utiliser des humidificateurs et des dshumidificateurs. Il existe aussi des systmes centraux de climatisation spcialement quilibrs qui peuvent tre installs en permanence dans l'difice. Un systme de contrle climatique par modules est une autre possibilit.

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  • Des vitrines et des encadrements vitrs bien tanches sont une faon non mcanique, plus simple, d'amliorer lesconditions ambiantes autour d'objets sensibles. Plus la vitrine est tanche, plus elle isole l'objet des variationsclimatiques de la salle. On peut aussi ajouter dans la vitrine des matriaux tampons comme le gel de silice hydratou les produits Artsorb ou Artengel. Ces matriaux tampons ont une grande capacit d'absorption d'humidit etdonc peuvent tre utiliss pour rduire l'effet des grandes fluctuations hygromtriques qui s'talent sur des jours,des semaines ou des mois.

    On peut aussi utiliser ces matriaux pour crer un microclimat compltement diffrent du taux moyen d'humiditde la salle, par exemple un climat sec pour rduire la corrosion des mtaux. Habituellement, on installe cesmatriaux dans un compartiment dans le socle de la vitrine. On place le gel de silice dans un bac ou dans des sacs.Pour permettre la circulation de l'air entre le matriau tampon et les uvres, on place la matriau tampondirectement sous un panneau perc de trous.

    Pour amortir davantage les fluctuations hygromtriques soudaines et importantes, on recouvre l'intrieur de lavitrine de coton, de lin ou de carton non acide. Ces matriaux sont hygroscopiques et, par consquent, attnuentles variations brusques.

    S'ils servent crer un microclimat diffrent de celui de la salle, les matriaux tampons doivent tre rgnrs uneou deux fois l'an, selon l'tanchit de la vitrine et la diffrence entre les deux climats. Un hygromtre plac dansla vitrine indique quand le taux d'humidit a dvi et donc quand le gel de silice doit tre rgnr. Un restaurateurpeut aider la conception et l'entretien de telles vitrines conditionnes.

    Lumire et rayons ultraviolets

    (voir aussi La lumire et l'clairage)

    On ne peut viter d'clairer les uvres en expositions, mais on peut retarder les altrations causes par l'clairageen liminant les rayons ultraviolets, en rduisant la chaleur mise, les niveaux d'clairement, ainsi que la dure

    d'exposition. Les projecteurs sur rails sont trs utiles, car ils permettent de modifier facilement le niveaud'clairement et la direction des faisceaux selon les besoins de l'exposition.

    On peut rduire le niveau d'clairement :en utilisant moins d'ampoules

    en loignant le projecteuren modifiant l'angle de la lumire par rapport l'uvreen utilisant des ampoules d'une puissance moindreen utilisant des rhostats.

    L'clairage intermittent diminue le temps d'exposition la lumire des uvres trs sensibles.

    clairage l'intrieur d'une vitrine

    Des lampes installes directement l'intrieur des vitrines peuvent endommager gravement les uvres en lessurchauffant et en crant un niveau d'clairement trop lev. Si l'on doit clairer une vitrine de l'intrieur,construire un botier d'clairage bien ventil et compltement spar du compartiment par une cloisontransparente. Dans ces botiers, ne jamais utiliser de lampes l'halogne ou au tungstne car elles produisent tropde chaleur. Employer plutt des tubes fluorescents, par exemple des petits tubes de 5 13 watts : ils produisentpeu de chaleur et rendent bien les couleurs.

    Vrifier le niveau de l'clairement et la quantit d'ultraviolets avec les instruments appropris. Au besoin, utiliserdes crans solaires gris ou des moustiquaires pour diminuer l'clairement, ainsi que des filtres ou des diffuseurs quiabsorbent les rayons ultraviolets.

    Il peut tre difficile d'obtenir un clairage uniforme pour une grande uvre places dans une vitrine : la partie plusprs de la lampe est souvent trop claire. Une solution consiste bloquer partiellement la lumire l'aide d'unefeuille de mtal peinte en noir. On utilise ensuite des miroirs placs en angle pour mieux rpartir la lumire.

    Une gnratrice de microclimat conditionne l'air et le pompe dans des tubes relis plusieurs vitrines. Le microclimat cr dans les vitrines est plus facile rgler que le climat de la salle entire. Des petits modules, vendus dans le commerce, peuvent tre intgrs dans de grandes vitrines. On peut s'en procurer les plans l'Institut canadien de conservation. Cependant, tout appareil mcanique ncessite une supervision constante, un avertisseur de panne et une intervention immdiate lorsqu'une panne survient.

    Construction d'une vitrine

    Une vitrine est faite en trois parties : la partie transparente o se trouve l'uvre, le socle qui peut comprendre uncompartiment pour le gel de silice et le botier d'clairage qui est optionnel.

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  • On peut construire des vitrines en bois ou en mtal. Cependant, le bois met des gaz nocifs qui s'accumulent l'intrieur d'une vitrine et risquent d'endommager certains objets sensibles aux acides comme les mtaux ou lescoquillages. On peut quand mme construire des vitrines en bois pour ces objets, si on prend soin de sceller lessurfaces intrieures avec un pare-vapeur inerte. Par exemple, on colle sur le bois une feuille d'aluminium plastifiavec une spatule chauffante ou un fer, et on recouvre ensuite l'aluminium de tissu ou de carton. Si on dsire voir lebois, on le scelle l'aide d'un vernis au latex ( base de rsines acryliques, ou acryliques et urthannes) qui estaussi un pare-vapeur efficace contre les produits volatils nocifs du bois.

    Une vitrine bien tanche offre une meilleure protection contre les fluctuations hygromtriques, les polluants, lapoussire et les insectes. L'tanchit est essentielle lorsqu'on utilise du gel de silice ou du charbon activ. Engnral, les vitrines vendues dans le commerce ne sont pas suffisamment tanches. Pour construire une vitrineplus tanche, on coupe et on assemble les pices avec beaucoup de prcision et on installe des joints d'tanchitentre le verre et le socle. Les coupe-froid caoutchouts en silicone, ainsi que les mousses de polythylne sontefficaces, inertes et faciles poser. L'ouverture doit tre minime : une feuille de papier place dans le joint devraity rester coince.

    La partie vitre peut tre faite de verre ou de plastique transparent comme le plexiglas. On utilise un agentd'tanchit pour les joints permanents. Par exemple, si on utilise un agent d'tanchit base de silicone, onchoisit un produit qui ne dgage pas d'odeur vinaigre, c'est--dire qui n'met pas d'acide actique. On doitprvoir au moins deux semaines d'aration avant l'installation des objets.

    En rsum

    Beaucoup peut tre fait pour protger les objets en exposition, mais comme aucune mesure n'est toute preuve,il faut aussi tablir des rondes pour vrifier l'efficacit des mesures prventives. On doit examiner les objets pourdceler des signes prcoces de dommages; mesurer et enregistrer les conditions ambiantes de la salle et desvitrines pendant toute la dure de l'exposition; rgnrer le gel de silice si l'hygromtre indique que l'humiditn'est plus celle dsire; remplacer rgulirement le charbon activ et les filtres du systme de ventilation; veiller l'entretien des locaux; vrifier rgulirement s'il y a prsence d'insectes; s'assurer que les barrires et autresmesures de ce genre suffisent prvenir les manipulations des objets de la part du public; organiser un cours pourles nouveaux membres du personnel sur les bonnes techniques de manipulation et sur la fabrication de supports et

    de vitrines. Enfin, on perfectionne l'tanchit des vitrines si elle ne s'avre pas assez efficace.

    La protection des uvres en exposition dpend beaucoup de l'intrt, de la formation et de la vigilance du

    personnel du muse. Leur rle est trs important envers la sauvegarde de notre patrimoine culturel.

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  • Le registre de scurit PUBLI LE 15.02.2013 | culturecommunication.gouv.fr | Le site Internet du Ministre de la Culture et de la Communication

    Dans les tablissements recevant du public (E.R.P), doit tre tenu un registre de scurit.

    Ce registre doit se trouver au poste de scurit car il peut tre demand tout moment lors d'une visite de la commission de scurit...

    Il doit comporter les renseignements suivants :

    Les contrles et observations de la commission de scurit Les adresses utiles Les personnels chargs du service incendie L'instruction des personnels L'inventaire des matriels Les vrifications des moyens de secours Les exercices priodiques contre l'incendie Les vrifications priodiques prescrites par le rglement: construction,

    installations lectriques, clairage, gaz, chauffage, dsenfumage, cuisson, dtection incendie

    Les consignes gnrales et particulires Les exercices d'vacuation Les travaux d'amnagement et de transformation

    En fait, c'est toute la vie du btiment que l'on doit retrouver dans ce registre.

    Il doit tre IMPRATIVEMENT et OBLIGATOIREMENT tenu jour.

    En cas de problme important (accident, incendie avec blesss ou victimes), c'est le premier document que saisirait la justice pour contrler si les mesures de scurit taient bien appliques.

    DOCUMENT 9

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