reynouard vincent - le drame d’oradour-sur-glane r©sum© de la th¨se...

Download Reynouard Vincent - Le drame d’Oradour-sur-Glane R©sum© de la th¨se r©

Post on 15-Nov-2015

215 views

Category:

Documents

1 download

Embed Size (px)

TRANSCRIPT

  • Le drame dOradour-sur-GlaneRsum de la thse rvisionniste

    Table des matires

    Un questionnement naturel et conforme lide de Justice

    Pour un retour des mthodes denqute traditionnelles

    Des travaux tendancieux

    Ma mthode dtude ; vrifier la matrialit des faits

    tude matrielle du massacre dOradour

    Ltat des cadavres

    Les ruines de lglise

    Premires hypothses

    Confirmation par les tmoignages

    L unique rescape de lglise est un faux tmoin vident

    Des tmoignages qui confirment mes premires hypothses

    Les Waffen SS ont-il fait exploser lglise ?

    La thse officielle

    Une thse absurde et contredite

    Oradour : base arrire du maquis

    La thse officielle

    Mes dcouvertes contredisent la thse officielle

    La thse officielle seffondre

    La vrit sur les vnements du 10 juin Oradour

    La version allemande

    La version franaise se heurte de multiples contradictions

    Ce que lon sait

    Ce qui reste dcouvrir

    Lunique rponse des tenants de la thse officielle : la censure brutale

    Jacceptais davance le dbat

    Les tenants de la thse officielle refusent et minjurient

    et se rfugient dans les jupes des autorits

    Conclusion

  • Un questionnement naturel et conforme lide de Justice

    Avant de commencer, je demande au lecteur de rflchir : quelle serait sa raction si on laccusait faussement davoir vol ne serait-ce quun pain dans une boulangerie ? Subirait-il passivement cette calomnie ? Non, il crierait au mensonge et trouverait tout naturel que des gens enqutent pour vrifier la pertinence de laccusation.

    A Oradour-sur-Glane, on naccuse pas des gens davoir vol un, dix ou mme cent pains. On les accuse davoir froidement perptr 642 abominables crimes, dont 500 environ contre des femmes, des enfants et des nourrissons sans dfense. Cest extrmement grave. Ds lors, il est tout naturel, si un doute slve, daller enquter sur place afin de vrifier ce que lon croyait acquis.

    Pour un retour des mthodes denqute traditionnellesDes travaux tendancieux

    Je ne suis pas historien. Jai une formation dingnieur chimiste et de professeur de sciences. Voil pourquoi je nai pas pris le problme dOradour comme on le fait habituellement. Trs souvent, en effet, les auteurs commencent par nous parler de la Waffen SS, des thories allemandes de la guerre totale, des crimes des SS en URSS, en Tchcoslovaquie et ailleurs, de loccupation allemande en France et de lactivit gnrale des Waffen SS dans la lutte contre la Rsistance. Le massacre en lui-mme ne vient quaprs (voir document).

    Cette prsentation est tendancieuse, car elle consiste prsenter demble le drame du 10 juin comme la suite logique dune politique meurtrire mise en place lEst. Le message implicite est le suivant : Voyez les exactions que les Waffen SS perptraient depuis trois ans lEst ; Oradour sinscrit dans le cadre de cette politique, mme si en France elle a t moins fortement applique . Ds lors, lauteur ne se proccupe pas vraiment de revrifier le massacre dOradour ; pour lui, il est vident que les Waffen SS sont coupables. Par consquent, il ne fait que rpter la thse officielle vhicule depuis 1945.

    Ma mthode dtude ; vrifier la matrialit des faits

    De mon ct, jai adopt une mthode denqute traditionnelle ; celle que les inspecteurs utilisent dans des affaires criminelles. Jai commenc par tudier la matrialit des faits, sans me soucier ni du contexte, ni des assassins prsums. Oubliant tout ce que javais appris sur le drame, je me suis rendu lendroit de la tragdie (dans les ruines conserves) et jai tudi toutes les photographies dpoque que jai pu dcouvrir. Mon objectif tait :

    1) de dresser un tat des lieux aprs le drame ;

    2) dtudier ltat des cadavres retrouvs.

  • Ces lments devaient me permettre de formuler des premires hypothses concernant les faits qui taient survenus ce 10 juin tragique. Ensuite, et seulement ensuite, je mintresserais aux tmoignages.

    tude matrielle du massacre dOradour

    Ltat des cadavres

    Lexamen des cadavres me permit de constater des diffrences substantielles entre ceux des hommes et ceux des femmes et des enfants.

    Cadavre des hommes

    Les premiers taient entiers ( lexception parfois des extrmits comme les mains) mais compltement carboniss. En particulier :

    a) ils ntaient plus identifiables : les traits du visage et leurs cheveux avaient compltement disparus) et

    b) leurs vtements staient totalement consums.

    Ils ressemblaient des statues de bronze, ce qui est typique des victimes dincendies prolongs (voir photos).

    Cadavres des femmes et des enfants

    Les deuximes offraient un aspect trs diffrent : ils taient dchiquets mais beaucoup conservaient et leurs vtements, et les traits de leur visage (quand la tte tait encore l), mme sils taient parfois brls en surface (voir photos : photo 1 , photo 2 , photo 3 , photo 4 ). Dans leur cas, il fallait plutt parler de dbris humains : un torse, un bassin et deux jambes, un bras, une main, une tte

    Pour les femmes et les enfants, les clichs voquaient de faon frappante des victimes dexplosions (attentat, bombardement ou accident).

    Les ruines de lglise

    Lexamen des ruines de lglise confirma ces premires conclusions.

    Laspect extrieur

    Laspect extrieur du btiment rappelait ces glises ou ces cathdrales victimes de bombardements : les toitures avaient compltement disparu, souffles par les explosions (voir photos : photos 1 , photos 2 ), et de nombreuses ouvertures (notamment celles du clocher) ne prsentaient aucune trace

  • de suie. Un incendie, quant lui, laisse subsister une partie des grosses poutres, et sil est assez puissant pour toutes les consumer, on doit alors retrouver de trs nombreuses traces de suies au niveau des ouvertures (voir photos).

    Laspect intrieur

    A lintrieur, quatre lments contredisaient la thse du violent incendie :

    1) la fine sphre en laiton qui se trouvait sous la croix fatire (la croix installe au haut du clocher) navait pas fondue. Or, si, comme laffirme la thse officielle, le clocher avait brl provoquant leffondrement de la toiture, cette sphre prise dans les flammes aurait d fondre. Sachant quelle tait intacte mais cabosse, on en dduisait quelle avait d tre jecte au loin (voir photo de la fine sphre ; voir croquis montrant ljection de la croix fatire lors dune explosion) ;

    2) les deux cloches navaient que partiellement fondu. Des parties de leur base taient intactes au point quon pouvait encore lire les inscriptions et voir les dcorations graves dessus (voir photo). Or, en cas dincendie violent et prolong du clocher, elles auraient d tre rduites ltat de masse informe de bronze. Cette fusion partielle dmontrait que le phnomne destructeur avait t trs violent et trs bref, ce qui avait empch la chaleur de diffuser lintrieur du mtal ;

    3) au sol, dans les chapelles latrales, des objets en bois avaient t prservs. Notamment :

    a) droite en entrant, dans la chapelle St-Joseph, un autel en bois ;

    b) gauche, dans la chapelle de la Vierge, le confessionnal en bois lger (quelque millimtres dpaisseur, voir photo).

    A supposer quun incendie violent et prolong se soit dvelopp dans lglise, brlant plus de 500 femmes et enfants, le rayonnement thermique aurait suffi consumer ces deux objets ;

    4) Sur lautel de la Vierge, des fleurs en tissus avaient t dcouvertes peu aprs la tragdie, que lon pouvait encore voir dans la crypte du souvenir. Daprs le tmoignage de Pierre Poitevin, qui avait pntr dans lglise quelques heures aprs le drame, des draperies taient encore visibles sur cet autel (voir document). Comment croire que ces objets aient pu rsister un incendie violent, prolong et gnralis ?

    Premires hypothses

    Toutes ces constatations permirent de conclure que le phnomne destructeur avait t trs violent (toitures souffles, croix fatire jecte, difice branl) mais bref (fusion partielle des cloches, prservation dobjets en bois et un tissu).

    Do la thse dune ou plusieurs explosions qui se confirmait.

  • Confirmation par les tmoignages

    L unique rescape de lglise est un faux tmoin vident

    Une fois ce travail effectu, je commenai ltude des tmoignages. Le premier sur lequel je portai mon attention fut celui de Marguerite Rouffanche, prsente comme lunique rescape du drame de lglise. Trs vite, je maperus quelle avait fourni non pas un mais plusieurs rcits, entre 1944 et 1947, auxquels il fallait ajouter sa dposition devant le Tribunal militaire permanent de Bordeaux en 1953. Ltude et la comparaison de ces tmoignages me convainquit rapidement que Mme Rouffanche tait un tmoin suborn qui racontait nimporte quoi. En particulier :

    Une caisse qui senflamme sans flamme et qui explose sans exploser

    - Interroge une premire fois en juin 1944 par le Rsistant Pierre Poitevin, elle prtendit que les Waffen SS avaient emmen dans lglise une caisse fumigne, prcisant : personne nosa sen approcher, mais elle nexplosa pas [1]. - Or, le 30 novembre 1944, dans une autre dposition, elle affirma : le feu fut communiqu lengin dans lequel une forte explosion se produisit [2] (voir documents). - En 1947, enfin, devant la Commission dinstruction du Tribunal militaire de Bordeaux, elle dit : La caisse qui a t emporte dans lglise a dgag une fume paisse et asphyxiante, sans dgager aucune flamme [3].

    Il fallait donc croire que cette mystrieuse caisse avait t enflamme sans dgager aucune flamme, et quelle avait tait le sige dune forte explosion sans avoir explos.

    Un saut impossible

    Mme Rouffanche prtendait en outre avoir chapp aux flammes au passant travers un vitrail. Elle aurait effectu un saut de prs de 4 mtres, avant de rouler le long dune pente de

Recommended

View more >