LUCIANO BERIO MORTON FELDMAN - festival ?· Luciano Berio Bewegung Composition : 1971, révision 1984…

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<ul><li><p>LUCIANO BERIO MORTON FELDMANCarolin Widmann, violonOrchestre Symphonique de la Radio de Francfort Emilio Pomrico, direction</p><p>THTRE DU CHTELET19 OCTOBRE 2009</p><p>Luciano Berio Guy Vivien</p></li><li><p>Luciano BerioBewegung</p><p>Composition : 1971, rvision 1984Commande : Scottish National OrchestraEffectif : 3 fltes, 2 hautbois, cor anglais,2 clarinettes, clarinette basse, saxophone alto, saxophone tnor, 2 bassons, contrebasson, 4 cors, 4 trompettes, 3 trombones, tuba basse,3 percussionnistes, orgue lectrique,piano, harpe, cordesCration de la version rvise : 26 octobre 1984, Ble, Basler Sinfonieorchester, direction LucianoBerioditeur : Universal/VienneDdicace : Marina et Stefano Dure : 12 </p><p>Pause </p><p>Morton FeldmanViolin and Orchestra</p><p>Composition : 1979Effectif : violon ; piccolo, 3 fltes, 3 hautbois, cor anglais, 3 clarinettes,clarinette basse, 3 bassons, contrebasson, 3 cors, 3 trompettes, 3 trombones, trombone tnor basse,tuba, 4 percussionnistes, 2 harpes, 2 pianos, cordesCration : 12 avril 1984, Francfort, Hessischer Rundfunk, Paul Zukofsky(violon) et Orchestre Symphonique de la Radio de Francfort, directionCristbal Halffterditeur : Universal/VienneDure : 60</p><p>Carolin Widmann, violonOrchestre Symphonique de la Radio de Francfort </p><p>Emilio Pomrico, direction</p><p>Dure du concert, 1h30Coralisation Thtre du Chtelet ;Festival dAutomne ParisEn collaboration avec lOrchestre Symphonique de laRadio de FrancfortAvec le concours de la Sacem</p><p>Concert enregistr par France Musique</p><p>et diffus en direct</p><p>More LightLaurent Feneyrou</p><p> Je suis toujours davis que les sons</p><p>sont destins respirer et non pas </p><p>tre mis au service dune ide , aimait</p><p> dire Morton Feldman. Dans la tradi-</p><p>tion occidentale, ce que nous cou-</p><p>tons, nous le transposons en une image</p><p>ou en un rcit lexpliquant par ce quil</p><p>nest pas, nous le rduisons des mta-</p><p>phores ou nous linscrivons, par lana-</p><p>lyse, dans des structures qui en</p><p>entravent la perception. En somme,</p><p>nous traduisons des vnements</p><p>sonores en contenus visuels ou ver-</p><p>baux, et y recherchons la confirma-</p><p>tion de catgories autres que</p><p>musicales. Ce qui semble appartenir</p><p>a priori la musique, lcoute, est donc</p><p> redcouvrir. Pntrer, lentement,</p><p>dans le son, cest oprer la manire</p><p>de ce que les philosophes nomment</p><p>une mise en suspens. Luvre nat</p><p>dune concentration et oblige ralen-</p><p>tir. La dynamique aux confins de lau-</p><p>dible, lment de tension pour</p><p>linstrumentiste et lauditeur, invits</p><p> aiguiser leur attention, y contribue</p><p>aussi, de mme que, dans Violin and</p><p>Orchestra, les registres et le spelling :</p><p>le violon con sordino, souvent en har-</p><p>moniques, y donne des nuances micro-</p><p>chromatiques, entre la, soldouble dise</p><p>ou si double bmol. Lcriture se</p><p>concentre alors sur la naissance du</p><p>son, sa discrte advenue, sa douceur,</p><p>ses carts et son mode dextinction.</p><p> cet effet, Feldman crivait lencre,</p><p>ce qui lui permettait de juger de sa</p><p>propre concentration, plus importante</p><p>mme que lide ou que lorganisation</p><p>des notes. Mais quest-ce alors que</p><p>composer ? Vous connaissez les ter-</p><p>mites. Ces insectes qui mangent le</p><p>bois. Cest trs, trs intressant. Qui</p><p>mche le bois ? La termite ne peut</p><p>pas le mcher. Mais, lintrieur, des</p><p>millions de microbes le mchent. Il y</p><p>a une analogie avec la composition :</p><p>quelque chose dautre fait le travail. </p><p>Feldman participe dune critique</p><p>moderne du sujet crateur. Celui-ci</p><p>nanime plus, de lextrieur, linertie</p><p>des rgles et des codes de lart, pas</p><p>plus quil ne dpose dans le discours</p><p>la trace de sa libert. Mais il coute.</p><p>Ainsi est remise en question la notion</p><p>de sujet souverain : Pour que lart</p><p>russisse, son crateur doit chouer.</p><p>Si Boulez ou Stockhausen avaient</p><p>hrit de Webern, Feldman se consi-</p><p>drait, avec Cage, comme lun de ses</p><p> fils illgitimes . Aussi le titre initial</p><p>de Violin and Orchestra tait-il Why</p><p>Webern?De Webern, ce dernier et plus</p><p>long de ses concertos des annes</p><p>soixante-dix ce qui nexclut nulle-</p><p>ment une virtuosit, mais tout autre,</p><p>du soliste retient moins les lois du</p><p>srialisme, le concept, la logique, les</p><p>rgles dengendrement et de construc-</p><p>tion, que lesprit : le silence ; lindis-</p><p>tinction de lhorizontal et du vertical,</p><p>dlaissant ce que la tradition nom-</p><p>mait lharmonie et le contrepoint ; la</p><p>multiplication des brches et des</p><p>miroirs ; le dplacement irrgulier du</p><p>rythme et de la distribution des sons</p><p>dans la mesure ; le motif ou le pattern</p><p>En musique, la dialectique avait cul-</p><p>min dans les principes de la varia-</p><p>tion, dont il conviendrait de sextraire</p><p>du fondement moral, celui de la</p><p>musique allemande du XIXe sicle,</p><p>de Beethoven Brahms un fonde-</p><p>ment dont le nazisme avait ruin les</p><p>valeurs. Est-ce un hasard si Feldman</p><p>crit ses anti-concertos, et son anti-</p><p>opra neither, de retour de Berlin ?</p><p>Si Beethoven avait t le musicien</p><p>hglien de la dialectique, Feldman</p><p>emprunte une autre voie, celle non de</p><p>la variation, mais de la variante. Non</p><p>plus lunit latente, mais des change-</p><p>ments et des rptitions, ou plutt,</p><p>des ritrations aux dplacements</p><p>tnus une ressemblance de rpti-</p><p>tion, une surface qui sonne comme</p><p>de la rptition . La diffrence est si</p><p>discrte quun mme motif revient,</p><p>auquel il suffit dsormais dajouter</p><p>une note ou den retrancher deux. La</p><p>concentration opre seulement sur le</p><p>choix du motif rpter et sur la nature</p><p>de sa variante, et le gnie du musicien</p><p>tiendra son sens du timing, du</p><p>2</p></li><li><p>moment exact de lintroduction dun</p><p>lment, ni avant ni aprs. Repris donc,</p><p>ritrs, rebattus, et ainsi peu peu</p><p>dvoils, les motifs se jouent de notre</p><p>oublieuse mmoire. Invocation de ce</p><p>qui est apparu dj, davantage que</p><p>transformation volontaire, beethov-</p><p>nienne, de ce qui a t invent, la forme</p><p>le cde lchelle, plus vaste, qui nie</p><p>toute saisie. Dcrire ou analyser une</p><p>uvre en rduisant ses sections un</p><p>archtype classique ou des lettres</p><p>(a, b, c), desquelles natrait, par leur</p><p>succession ou leur mise en srie, une</p><p>forme, cest manquer cette oublieuse</p><p>mmoire. Avec Morton Feldman, lex-</p><p>prience de la forme, dans le temps</p><p>de lcoute, prime sur sa schmatisa-</p><p>tion, et les mailles du temps se</p><p>dnouent, suscitant lide dune uvre</p><p>comme toile temporelle moins</p><p>encore le son que la dure, ltirement.</p><p> LOdysse est-elle trop longue ? ,</p><p>rpondait-il ceux qui ny entendaient</p><p>quennui, la recherche, comme</p><p>Samuel Beckett chez Proust, dune pi-</p><p>phanie nouant le prsent et le pass</p><p>en un commun plus essentiel que cha-</p><p>cun des deux termes pris isolment.</p><p>Musicien de la lumire plus que de la</p><p>couleur, Feldman tait lami des</p><p>peintres : Pollock, Kline, Rothko ou Phi-</p><p>lip Guston, dont il admirait labsence</p><p>de pesanteur et o la peinture existe</p><p> quelque part dans lespace entre la</p><p>toile et nous , invitant un chemine-</p><p>ment ardu, entre distance et immer-</p><p>sion, un rythme lent, une stase, le</p><p>geste dt-il tre ralis de manire</p><p>exalte, hassidique selon le mot</p><p>de Feldman. Cette stase, qui traverse</p><p>aussi luvre de Varse, sa majest</p><p>quasi immobile , et celle de Rothko,</p><p>est la conservation dune tension :</p><p> Cest gel et en mme temps, a</p><p>vibre. voquant une visite du Metro-</p><p>politan Museum lors de laquelle</p><p>Rothko scruta des toiles de Rembrandt,</p><p>et leur commune attention aux dgra-</p><p>ds vers les bords, Feldman voqua,</p><p>dans une confrence Darmstadt,</p><p>en 1984, une atmosphre la Schu-</p><p>bert . Une atmosphre (mood), donc,</p><p>comme un paysage, o chaque point,</p><p>galement loign du centre, se rvle</p><p> un voyageur qui y circule sans y avan-</p><p>cer, o toute volution concide </p><p>avec son contraire, une essentielle et</p><p>merveilleuse stagnation. Lcoute de</p><p>luvre tient de cette atmosphre, de</p><p>ce paysage, engageant lhomme tout</p><p>entier lpreuve dun mode, aigu,</p><p>authentique, de lcoulement.</p><p>Si Feldman illumine le son, Luciano</p><p>Berio dploie, dans Bewegung, une</p><p>ligne mlodique de six hauteurs aux</p><p>registres gels (do, fa dise, do dise,</p><p>r, soldise, rdise), riche de secondes,</p><p>de tritons et surtout de quintes, qui</p><p>lui confrent lvidence de la rso-</p><p>nance naturelle. Jouant des limites de</p><p>la perception et de notre capacit </p><p>couter globalement, presque intui-</p><p>tivement, luvre, tale, transparente,</p><p>telle une tude mditative la nuance</p><p>essentiellement sempre ppp, sattache</p><p> cette ligne et son lent dploiement.</p><p>Dincessants arpges et de brefs motifs</p><p>lpellent, avant quelle nirrigue Ein-</p><p>drcke (19731972), o elle se dissou-</p><p>dra en trilles et figures indpendantes.</p><p>Dans Bewegung, il en mane une aura</p><p>qui, loin de lharmonie classique, de</p><p>laccord constitu de sons simultans</p><p>et de la verticalit de leur organisa-</p><p>tion, renoue avec le sens de lharmo-</p><p>nia grecque, un assemblage, un</p><p>ajustement aux justes proportions</p><p>entre des vnements composant</p><p>un tout. Une telle aura, que les musi-</p><p>ciens nomment aussi htrophonie</p><p>, suppose lunit dans la multiplicit</p><p>des rythmes, des dynamiques et des</p><p>timbres de lorchestre, et tablit donc</p><p>un ordre selon lequel les relations entre</p><p>les intervalles et les fonctions des</p><p>arpges et des motifs concourent </p><p>une mme finalit.</p><p>Imaginons une cellule, ou une</p><p>squence de hauteurs, qui gnre</p><p>mlodies, figures, phrases et proces-</p><p>sus harmoniques. Une configuration</p><p>rythmique donne forme ces mlo-</p><p>dies et produit des patterns, des glis-</p><p>sements de temps et des distributions</p><p>discontinues, voire statistiques, de ces</p><p>mlodies et de ces figures. Le carac-</p><p>tre individuel de chacun de ces pro-</p><p>cessus, la nature de son volution et</p><p>le degr de son indpendance peu-</p><p>vent tre attnus ou accentus par</p><p>des strates dynamiques, des couleurs</p><p>et des techniques instrumentales. Par-</p><p>fois, lindpendance peut devenir indif-</p><p>frence, et les paramtres musicaux</p><p>peuvent suivre leur propre vie, leur</p><p>propre temps autonome dvolution,</p><p>comme certains personnages dun</p><p>roman de Musil , crivait Berio dans</p><p>lune des confrences quil donna </p><p>lUniversit de Harvard en 19931994.</p><p>Il dcrivait par ces mots lalternative</p><p>devant laquelle il stait trouv au</p><p>dbut des annes soixante-dix : soit</p><p>lagrgat complexe, donn en une</p><p>attaque staccato, soit un champ de</p><p>hauteurs fixes, voluant inexorable-</p><p>ment, dans le mouvement (Bewegung)</p><p>dune monodie, dune mlodie, dune</p><p>chelle, dont les transformations sont</p><p>inscrites dans son propre code gn-</p><p>tique. Au sein dun tissu homogne, </p><p>la perspective renouvele, lchelle,</p><p>calme ligne de rythmes simples,</p><p>neutres, priodiques (noires et</p><p>croches), se fait ici vague, onde, tout</p><p>comme la forme : les transformations</p><p>sinueuses, selon les changements de</p><p>couleurs, culminent tardivement en</p><p>une brve apothose, o un geste syn-</p><p>thtique les coagule, avant de</p><p>steindre.</p><p>Bewegung [] est une uvre dans la</p><p>structure interne de laquelle une agi-</p><p>tation merge peu peu dune chelle</p><p>au caractre dtermin. Aprs un</p><p>court instant, travers des moyens</p><p>aussi simples que ceux de la priodi-</p><p>cit, de la rptition et de la rotation,</p><p>une image de mouvement slve</p><p>aussitt au milieu dun tat de disso-</p><p>lution du temps. Je ne suis pas sr</p><p>que cette musique voque seulement</p><p>cette image, mais la seule raison</p><p>pour laquelle je la mentionne ici,</p><p>cest que Bewegung sest impos</p><p>dans un rve, qui tait un rve de pas-</p><p>sacaille, crit encore Luciano Berio.</p><p>Comme chez Feldman, mais autre-</p><p>ment, le temps, dsormais, est sus-</p><p>pendu.</p><p>3</p></li><li><p>Biographies des compositeurs</p><p>Luciano Berio</p><p>N Oneglia (Ligurie), Luciano Berio</p><p>est initi la musique dans le cercle</p><p>familial par son grand-pre Adolfo et</p><p>son pre Ernesto, tous deux organistes</p><p>et compositeurs, auprs desquels il</p><p>apprend le piano et pratique la musique</p><p>de chambre. la suite dune blessure</p><p> la main, il renonce une carrire de</p><p>concertiste et se destine la compo-</p><p>sition, tudiant alors au Conservatoire</p><p>Giuseppe-Verdi de Milan le contre-</p><p>point et la fugue avec Giulio Cesare</p><p>Peribeni, puis la composition avec Gior-</p><p>gio Federico Ghedini et la direction</p><p>dorchestre avec Carlo Maria Giulini.</p><p>Avec Cathy Berberian, quil pouse en</p><p>1950, il explore les possibilits de la</p><p>voix, travers nombre duvres</p><p>solistes, concertantes ou lectroniques.</p><p>Ds 1952, il se rend aux tats-Unis, o</p><p>il tudie Tanglewood avec Luigi Dal-</p><p>lapiccola et assiste New York au</p><p>premier concert amricain de musique</p><p>lectronique. Au cours des annes cin-</p><p>quante, Berio rencontre aussi Boulez,</p><p>Kagel, Pousseur, Stockhausen, avec qui</p><p>il simprgne des principes de la</p><p>musique srielle quil traite librement</p><p>dans Nones (1954), et se rend Darm-</p><p>stadt, avant dy enseigner jusquen</p><p>1963. La fondation, Milan, en 1955,</p><p>avec son ami Bruno Maderna, du Stu-</p><p>dio de phonologie de la Rai, quil dirige</p><p>et o il ralise Thema (Omaggio a Joyce)</p><p>(1958), est suivie, en 1956, de la cra-</p><p>tion des Incontri musicali, sries de</p><p>concerts de musique contemporaine,</p><p>qui prtent aussi leur nom une revue</p><p>quil dite de 1956 1960. Le got de</p><p>Berio pour la virtuosit se manifeste,</p><p>dans les annes soixante, avec le cycle</p><p>des Sequenze, uvres solistes dont</p><p>certaines se prolongent dans desChe-</p><p>mins, avec divers ensembles. Lecteur</p><p>de Cummings, Eco, Joyce et Lvi-Strauss,</p><p>Berio sintresse la linguistique, </p><p>lethnomusicologie et lanthropolo-</p><p>gie, collabore avec Sanguinetti sur Pas-</p><p>saggio (1961 1962) et Laborintus II</p><p>(1965), et interroge lhistoire par le</p><p>collage dans Sinfonia (19681969). En</p><p>outre, toujours au cours des annes</p><p>soixante, il multiplie ses engagements</p><p>de chef dorchestre et enseigne la</p><p>Dartington Summer School, au Mills</p><p>College, Harvard et la Juilliard School</p><p>de New York, o il fonde en 1967 le</p><p>Juilliard Ensemble, ddi la musique</p><p>contemporaine. De retour en Europe</p><p>en 1972, il sinstalle Rome, puis dirige,</p><p> linvitation de Pierre Boulez, la sec-</p><p>tion lectro-acoustique de lIrcam (1974-</p><p>1980). Il y supervise le projet de la 4X</p><p>cre par Giuseppe di Giugno. Riche</p><p>de cette exprience de transformation</p><p>du son en temps rel, il fonde en 1987</p><p>et dirige Tempo Reale, institut floren-</p><p>tin dlectronique live. Aprs Coro</p><p>(19741976), Berio compose La vera</p><p>storia (19771978) et Un re in ascolto</p><p>(19791984), avec Calvino, puis Outis</p><p>4</p><p> M</p><p>arion Kalte</p><p>r</p></li><li><p>(1995 1996) et Cronaca del luogo</p><p>(19981999), tout en revisitant le pass</p><p>dans des transcriptions, arrangements</p><p>et reconstructions, notamment de</p><p>Schubert (Rendering, 1989). </p><p>Titulaire de distinctions honorifiques</p><p>(docteur honoris causa des universi-</p><p>ts de Londres, Sienne, Turin et Bologne)</p><p>et laurat de prix prestigieux (Prix</p><p>Siemens en 1989, Prix de la Fondation</p><p>Wolf en 1991, Lion dor de la Biennale</p><p>de Venise en 1995, Praemium Imperiale</p><p>de la Japan Art Association en 1996),</p><p>il dirige en 1993 1994 la chaire de </p><p>posie Charles Eliot Norton Harvard.</p><p>Luciano Berio meurt Rome, le 27</p><p>mai 2003.</p><p>Les uvres de Luciano Berio sont </p><p>dites par Suvini Zerboni / Milan et</p><p>Universal / Vienne</p><p>Luciano Berio au Festival dAutomne </p><p> Paris</p><p>1977 : Coro (Thtre de la ville)</p><p>1979 : Opera (Maison de la culture </p><p>de Nanterre)</p><p>1984 : Passaggio ; A-Ronne</p><p>(Thtre du Chtelet)</p><p>1989 : Canticum novissimi testamenti</p><p>(Thtre du Chtelet)</p><p>1990 : Coro (Thtre des Champs-</p><p>lyses)</p><p>1991 : Quartetto (Opra de Paris)</p><p>1992 : Canticum novissimi</p><p>testamenti, Calmo, Ofanim</p><p>(Opra de Paris)</p><p>1995 : O King, Duetti</p><p>1997 : Alternatim (Cit de la musique)</p><p>1999 : Outis (Thtre du Chtelet)</p><p>Morton Feldman</p><p>N le 12 janvier 1926 Manhattan (New</p><p>York), dans une famille juive dori-</p><p>gine ukrainienne, Morton Feldman</p><p>tudie le piano avec une lve de Fer-</p><p>ruccio Busoni, Vera Maurina Press, qui</p><p>avait autrefois ctoy Alexandre Scria-</p><p>bine dont linfluence sur les premires</p><p>uvres de Feldman est manifeste.</p><p>Pionni...</p></li></ul>