Crisis y Salida de La Crisis - Dumenil y Levy

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CRISIS Y SALIDA DE CRISISOrden et desordenes neoliberales

Grard Dumnil+ y Dominique Lvy++

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EconomiX-Cnrs, Universit de Paris X-Nanterre, 200 av. de la Rpublique, 92000 Nanterre, France.

Email : gerard.dumenil@u-paris10.fr.++

PSE- Cnrs, ENS, 48 bd Jourdan, 75014 Paris, France. Email : dominique.levy@ens.fr.

Este texto no ha sido traducido an Le terme nolibralisme s'est impos pour dsigner les transformations du capitalisme qui se sont opres la charnire des annes 1970 et 1980. Un fait saillant fut la dcision par la Rserve fdrale des tats-Unis de laisser crotre les taux d'intrt autant que le ncessiterait la lutte contre l'inflation. Mais cet acte emblmatique, et dont les consquences furent dramatiques pour de large segments de la population mondiale, ne peut se comprendre que comme une des multiples composantes d'un changement de cours, dont la caractristique majeure fut la restauration de beaucoup des traits les plus violents du capitalisme, qui en font un capitalisme renaissant, sans fard. Sans trop idaliser, on peut affirmer qu'au cours des dcennies du compromis keynsien, le plein-emploi, le partage des effets du progrs technique, la protection sociale, l'accs l'ducation et aux soins s'taient imposs jusqu' constituer des caractristiques majeures des socits dveloppes. La volont de faire face la contestation de l'ordre capitaliste et la lutte contre le communisme avaient fait de politiques de dveloppement une urgente ncessit. Elles avaient cr une tolrance vis--vis de cadres institutionnels en marge des rgles fondamentales d'un capitalisme rigoureux : des conditions de financement plus avantageuses pour le secteur nonfinancier des conomies, une forte implication de l'tat dans des politiques industrielles, un cadre montaire international favorable au dveloppement impliquant certaines limites au libre-arbitre des propritaires du capital. Sur le plan domestique comme sur le plan international, le nolibralisme peut s'analyser comme une entreprise de destruction de cet ordre social, et de rtablissement, de renforcement peut-tre, des rgles capitalistes les plus strictes. Il est vrai que la dynamique gnrale du capitalisme chappe largement ses acteurs, mais il ne faut pas sous-estimer les volonts politiques collectives, quelles qu'en soient les mdiations. Une thse centrale de ce livre est que le nolibralisme est l'expression de la volont d'une classe de propritaires capitalistes et des institutions o se concentre son pouvoir, la finance, de rtablir dans un contexte gnral de recul des luttes populaires son revenu et son pouvoir, effectivement diminus depuis la grande dpression et la Seconde Guerre mondiale. Loin d'une fatalit, il s'agit d'un acte politique.

Les rgles dont l'imposition dfinit le nolibralisme, sont gnralement dsignes sous le vocable pudique de rgles de march, qui vite la rfrence directe au capital. Dans cette utilisation du terme march, divers types de mcanismes sont en question. Le march du travail renvoie au durcissement des rgles qui rgissent l'embauche, le licenciement, le salaire et les conditions de travail. Ce march fut bien une cible privilgie du nolibralisme. L'autre march, ici directement en jeu, est celui du capital. Oui, le nolibralisme a effectivement boulevers les conditions de fonctionnement du march du capital. Les aspects en sont multiples : centralit du march boursier et des capitaux en gnral, libre mobilit internationale des capitaux, etc. Enfin, le nolibralisme est bien porteur d'un processus de marchandisation gnrale des rapports sociaux, et c'est l un de ses aspects les plus choquants. Mais c'est la logique du rapport capitaliste qui tend et rgit selon ses rgles tout ces processus. Ces transformations sont aussi couramment dguises sous les dehors d'une ncessit matrielle, technique, celle de l'internationalisation de l'conomie et, plus spcifiquement, de la globalisation des marchs. Ce rgne des prtendus marchs internationaux n'est galement rien d'autre que celui du capital. Mondialisation, certes, mais mondialisation capitaliste nolibrale, ou mieux globalisation de cet ordre social. Et si l'on peut parler d'internationalisation, son centre se situe encore aux tats-Unis. Que s'tendent les changes matriels, intellectuels, culturels et affectifs d'un bout l'autre de la plante. Que circulent les hommes et les ressources pour le plus grand bientre de tous. Mais non la globalisation du nolibralisme! Les processus contemporains qui sont au cur de ce livre, gagnent en intelligibilit, une fois remis en perspective historique. L'histoire ne se rpte pas, mais l'observation d'vnements similaires antrieursles manires dont furent dpasses la dpression de la fin du XIXe et la crise de 1929est le laboratoire imaginaire de nos impossibles exprimentations. Cette exploration nous conduit au trfonds de la dynamique historique du mode de production capitaliste : les transformations des rapports de production et des structures de classe, car l'ordre nolibral vise la raffirmation des caractres capitalistes fondamentaux de nos socits. Malgr ce retour de pouvoir, l'histoire a pourtant encore un sens. Peut-on identifier les contours d'un dpassement, au-del du nolibralisme. Est-ce celui que nous appelons de nos vux ?

Mai 2002

CRISIS Y NEOLIBERALISMO

Captulo 1 La extraa dinmica de lo intolerable y del cambioCmo comprender las grandes evoluciones de la economa mundial? Cules cambios y en cules circunstancias se produjeron creando, bajo la frula de las finanzas estadounidenses, las condiciones para el orden neoliberal y la hegemona financiera de la cual ste es la expresin? En esta discusin sobre la marcha y la conduccin de los negocios mundiales no se puede confiar en el buen sentido y en los buenos sentimientos. Slo un ingenuo podra imaginarse, en efecto, que los hombres se construyeron un precurs simple que va desde la identificacin de los problemas generales hacia la puesta en prctica de las soluciones. Uno, partir de la comprobacin de lo que no funciona; dos, elaborar estrategias y tres, aplicarlas. Ese programa en tres tiempos no es el que gua a la humanidad. Si el mundo rigiese as su conducta, la primera etapa de ese precurs, la de la comprobacin, asumira en nuestros das la forma de una severa autocrtica sobre la situacin de la periferia, que se sobrepondra a un aria de extrema autosatisfaccin por los resultados de una fraccin de las sociedades centrales, y particularmente por los de Estados Unidos. Curiosa cacofona! Los organismos internacionales todos los aos hacen un balance: ste es poco halageo. El Informe mundial sobre el desarrollo humano de 1997 de las Naciones Unidas esbozaba el siguiente cuadro: Ms de un cuarto de los habitantes de los pases en desarrollo viven todava careciendo totalmente de los bienes y servicios indispensables [...] Y alrededor de un tercio de esos habitantes - o sea 1 300 millones de personas- deben contentarse con un ingreso inferior a un dlar diario [...] En los pases industrializados, por ltimo, ms de 100 millones de personas viven por debajo del nivel de pobreza monetaria .1

1

PNUD, Programa de las Naciones Unidas para el Desarrollo, 1997, Informe mundial sobre el

desarrollo humano, pg.2.

Quizs sea an ms chocante la observacin de las desigualdades y de su aumento tal como aparece en el informe de 1999: La diferencia entre el ingreso del quinto de los seres humanos que viven en los pases ms ricos y el quinto de los que habitan en los pases ms pobres llegaba a 74 a 1 en 1997 contra 60 a 1 en 1990 y 30 a 1 en 960. [...] A fines de los aos 1990 el quinto de la poblacin mundial que vive en los pases ms ricos se divide el 86% del PIB (de la produccin) mundial contra apenas el 1% para (el 20%) los ms pobres .2

Estos informes subrayan el hecho de que muchas evoluciones se producen a la inversa de lo que se podra desear. Ms de la mitad de los pases candidatos al desarrollo sin ignorados por los inversionistas extranjeros; los precios de los productos que dichos pases pueden exportar se han derrumbado desde los aos 1980; sus exportaciones potenciales estn gravadas por elevados derechos aduaneros; las agriculturas de los pases ms avanzados estn formidablemente subsidiadas; es aplastante el peso de la deuda de los pases menos desarrollados; etc. Pero enfrente, en el corazn de la sociedad de Estados Unidos donde las desigualdades y la exclusin se refuerzan sin cesar , se escucha el discurso triunfalista de la nueva economa ! Y fluyen los elogios de3

los medios de informacin: crecimiento, riqueza... Estamos acaso hundidos en un mundo inerte, indiferente ante todas las disfunciones, incapaz de reaccionar? Este libro tiene como objetivo determinar los orgenes y el contenido del nuevo curso del capitalismo. La conclusin ms general que se puede extraer del mismo tiene sin embargo mucho que ver con el problema de la pobreza y de las desigualdades. Se trata de algo trivial: si la amplitud de la miseria no provoc ninguna de las reacciones que ingenuamente se habran podido esperar, es porque las transformaciones econmicas y sociales de las ltimas dcadas no fueron motivadas y dirigidas por los intereses de las grandes masas sino por los de minoras privilegiadas que, en efecto, mejoraron su situacin. En cuanto uno se desplaza desde las masas hacia esas minoras el esquema analtico del sentido comn que va desde la aparicin de las dificultades a la puesta en prctica de soluciones recupera toda su pertinencia y el sistema, toda su aptitud para el cambio y las2 3

PNUD, ibid, Bruselas, De Boeck, 1999, pg.3. Al recurrir al concepto de exclusin no hacemos referencia a un proceso extrao a la dinmica de la

acumulacin del capital sino a las capas del ejrcito industrial de reserva que habitan en lo que Marx llamaba "el infierno del pauperismo" (K.Marx, El capital, libro I, tomo 3, 1867, cap. 25, Ed. Siglo XXI, Mxico, primera edicin en espaol 1975.

evoluciones se tornan inteligibles. S: las transformaciones de los dos ltimos decenios fueron provocadas por la aparicin de ciertos problemas. Mediante mltiples pruebas y errores y teniendo en cuenta numerosas desviaciones propias de las acciones colectivas, los ajustes operados tendieron efectivamente a resolver esas dificultades. Para comprenderlo simplemente hay que precisar el marco analtico e identificar mejor los actores. No es una humanidad en abstracto la que tom conciencia de la situacin miserable de sus fracciones menos avanzadas o de la desesperacin de los desocupados y de los excluidos para tratar de remediarlas. Fueron minoras privilegiadas que descubrieron los retrocesos que ellas haban sufrido y los peligros que sobre ellas se cernan y utilizaron su posicin an dominante para actuar con todos los medios para poner remedio a los primeros y apartar de s los segundos. De ese modo, esos grupos no contribuyeron en nada a la atenuacin de la miseria, tanto en los pases desarrollados como en los de la periferia, pues eso nada les importa. Este juicio puede parecer exagerado. A algunos les parecer ridculo el hacer de los ricos, de las clases dominantes, los malos. Sin embargo es as. Por consiguiente esta investigacin nos remite al centro, al corazn del mundo capitalista, e incluso es posible afirmar que al centro de su centro. Las cosas se enlazaron, segn el resultado de las luchas, de los avances y retrocesos de las clases y pases dominados, en una relacin de fuerzas constantemente reafirmada en la que los buenos sentimientos no dirigen los comportamientos. De este modo se plantean diversas preguntas. Cules problemas originaron el cambio? Cul es la naturaleza de ese centro del centro? Cul es el contenido de los cambios que se produjeron y cules fueron sus efectos? La respuesta a la primera pregunta relativa a la identificacin de los problemas que fueron motores del cambio la encontramos en los ingresos de las clases dirigentes. Esta respuesta es muy precisa y simple: en los aos 1970 disminuy sensiblemente la rentabilidad del capital de los grandes pases desarrollados. En esta proposicin habra que subrayar cada trmino. La naturaleza del acontecimiento: una baja de rentabilidad del capital. Dnde y cundo?: en los pases capitalistas ms avanzados, en los aos 1970. Por qu fue tan importante ese fenmeno?: porque dirigi la accin de las clases dominantes en las dcadas siguientes. Por qu es chocante?: porque la lucha contra la

desocupacin, la exclusin y la miseria no aparecan en l, porque el desempleo fue, a la inversa, utilizado instrumentalmente. La respuesta a la segunda pregunta que se refiere a la naturaleza de ese centro del centro del cual parti la iniciativa es: una fraccin particular de las clases dominantes, cuyos intereses financieros son preponderantes. En el curso de los aos 1970 haba visto erosionarse su ingreso y su poder. Ella fue la gran animadora del cambio y tambin la gran beneficiaria del mismo. Las proporciones que asumi ese restablecimiento son difcilmente imaginables. La tercera pregunta es sobre el contenido de los cambios. La mundializacin y la liberalizacin de los intercambios y movimientos de capitales son en efecto componentes fundamentales. Pero no se debe considerarlas independientemente de la reafirmacin del poder de los poseedores del capital, que constituye el aspecto principal. Esta reafirmacin del poder y de los intereses del capital financiero se expresa en la relacin con los trabajadores, los administradores de las empresas, los responsables de las polticas econmicas y sociales en los gobiernos y las instituciones pblicas o paraestatales tanto nacionales como internacionales. Privilegiando la lucha contra la inflacin y el poder de los propietarios, el sector financiero puso como nuevo centro de la actividad econmica la rentabilidad del capital y la remuneracin de los acreedores y accionistas. El restablecimiento de ese poder utiliz los canales de la mundializacin, dndole, como al resto, rasgos especficos conformes con los intereses de los propietarios de los medios de produccin. Pero no hay que confundir el medio, la mundializacin, y el objetivo, el ingreso del sector financiero y su hegemona. En cuanto a los efectos de esas transformaciones, es posible resumirlos en tres palabras: miseria, eficiencia y opulencia. Miseria perpetuada y agravada incluso en las metrpolis capitalistas; eficiencia de los grandes grupos bajo la conduccin del capital y segn un criterio no ambiguo, el de la maximizacin de la tasa de ganancia y la remuneracin de los propietarios; opulencia de las fracciones superiores de las clases dominantes. Sera errneo, por consiguiente, quedarse paralizado ante la complejidad de los determinantes del cambio. La economa no est gobernada por fatalidades comparables a la accin de los elementos naturales: est hecha por los hombres. Sera errneo subestimar el conjunto de constricciones en cuyo seno maniobran y que en cierta medida escapan a su poder de decisin, pero las acciones colectivas responden, a su manera, a motivaciones.

La partes segunda y tercera de este...