Tolochko Tribute

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<p> 70-2008 903 (4-11) 653 4(45)431 2:3(45)414/43434-54 : ( ), , , ( ) : , : 70-. .: , 2008. 390 . .. : , , ; ; ; ; ; . , , , , . ( 2 29 2008 .) , 2008 , 2008ISBN 000-00-0000-0 .. 90- . . . . . , - , , , . ... , .. , , . , , . , .. , , . . (1983), .. : . .. . , . , , , : , , ; . - . , .. , , : , . , , , .. . 70- , , . 3. 5 . 7 : Arrignon J.-P. (Paris) La navigation sur la Route des Varegues aux Grecs 13 .. () . 21 .. () . 27 .. () .. 34 . () . .... 40 .. (-) - . 51 ..() - 58 .. (-) . .. 67 .. () : 76 .. () . ................ 90 .. () XIXII .... 100 .. () ... 112 .., .. (-) ... 118 .. () 126 .. (-) ... 133 .. () ...... 147 . . () , . 158 .. () 167 .. () .. 172 .. () ..... 181 .. (), .. (-) 20052007 . ....... 191 .. () 214 .. () . 225 ..() 228 .. () ... 233 .., .. () . . 241 .., .. () . 258 .. () ... 266 .. () .... 279 .. () ... 288Fodor I. (Budapest) Archologie als historische Wissenschaft am Beispielder Ungarischen Urgeschichte... 301 .. () .. 304 .. () - ( ).... 311 .. () , , ... 322 .. () , ............................................... 328 .. () XIIIXV . ( ) 335 .. () ...................................................................................... 343 .. (), .. () 351 .. () . VII . ..... 362 Djindjian F. (Paris) The virtual museum: an introduction.... 369 .. .............................. 3767 - , , , , , 70 . 21 1938 . . - . , , , , . , . .. , , , 1961 . ( , , , , ), 1987 . .. , , . , , .. , .. .. . , , . , , (.. , .. ). .. 6070- . , , . , -, - - , . , , . , 1958 1961 .. , 150- . , .. , , . . , . .. , , . . , . .. , , , . 8 . ( , .). (1970). , , , . 1972 . . ( ) . , , . .. . 9 1970 . 227 ( ), .. . , . . , , . .. , .. , .. , .. , .. , .. , .. , .. , .. , .. , .. . 1970- , , . . , ( 8-10 ) , . .. , , , , . , . . , , 150 . 70- .. (1981). , .. 1983 . , .. - 40- . XIII . ( 1975 1983 .). . VVI . . - IXXIII ., , - , , . . .. , XIIXIII . 50 . . , . .. 9 - . (1980), (1987) (1996), - - . , , . XIXII . , . , , . .. , XIIXIII ., -, , . . , (1989), , . (1999), , (, , , , , , ). . , , . , . .. . (1994), . (2003), . (2005), , , , , , , , , . .. , . , , 1039 ., , , XIII ., - , XII . . .. . , . , , , , , . ., , , . (2005). .. , , , . , . . ( . , 2007 .).10 .. : , , , . , . , , . , . . .. 2003 . , . .. , , . . , , , , , , . , , , . , (, , ) .. . .. , .. , .. .. , .. , .. , .. , .. , .. , .. (), . (), .-. (), . , . (), . (), .-. , . -, . (), . (), . (), . () ., .. : (1966 .), (1968 .), (1981 .), (1988 .), - (1988 .), (1990 .). 19931998 . , - . . 1997 . . .. - (), (), . - , , . 20 .. . , , 90- . , , , , - ( ) . , . , , , , , . .. . .. -, . 11 - , , , , , , , , . , , , . . , , 20 , . .. . ( . , ). . , -, , , - . . , , - (1989), .. . , , , , , . - . 1989 . .. . - . . .. , , - , - , . - , ... .. , ... .. , .. , .. , .. , .. , .. , .. , .. . . .. , , , . , ( ) . , - . .. . 1972 . , , , . 20 , .. , 1992 . , 20 . . , . . , . : (1981 .), 1500- (1982 .), (1985 .), 5 4 (1998 2002 . ), 12 (1983 2002 .), .. (1992 .). , , , .. . , 18 2004 . . , . , 2004 . .13 : : J.-P. Arrignon(Paris)LA NAVIGATION SUR LA ROUTE DES VAREGUES AUX GRECS , , , , , , , ; , , . , VII , .Parmi les textes les plus clbres rapportant la navigation sur les grands euves de lEurope orientale, nous pouvons placer sans conteste les prcieuses descriptions de la route des Vargues aux Grecs que nous ont livres dune part, lempereur byzantin Constantin VII Porphyrognte1 et dautre part, la Chronique des Temps passs / Povest vremennikh let2. Cest dans son livre De ladministration de lempire3 que le clbre empereur rdigea pour la formation de son ls Romain (959-963) quil dcrit au chapitre 9 la route uviale qui relie Kiev Constantinople sur laquelle se trouvent les fameux rapides du Bas Dnepr4. Il dresse la liste des villes qui schelonnent de Novgorod Kiev et dcrit les activits commerciales des Rus Constantinople. La Chronique russe5 nous donne bien, elle aussi, une prcieuse description de cette voie uviale, mais ce passage ne fait pas mention de bateaux . Pourtant, des bateaux6 sont mentionns maintes reprises dans la Chronique, treize reprises sous le vocable korabl7 et trente-six reprises sous le vocable lodja8. Pourtant, cest un article du code de la Russkaja Pravda9 qui nous livre une intressante typologie des bateaux qui relient la mer Baltique la mer Noire. Nous tudierons donc successivement les bateaux qui naviguaient sur les euves russes daprs les sources crites ; puis nous examinerons les silences de larchologie ; enn nous tirerons quelques conclusions concernant la navigation uviale et maritime dans la Rus des Xe XIe sicles.I. Les bateaux dans les sources critesLes monoxyles qui arrivent Constantinople de la Rus extrieure10 viennent de Nemogardas Novgorod []. Tous descendent le Danapris Dnepr et se rassemblent la forteresse de Kioaba Kiev appele aussi Sambatas / Kiev []. Les tributaires slaves [] et les autres creusent pendant lhiver les monoxyles dans leurs montagnes et quand ils les ont apprts, au printemps lorsque la glace fond, ils les portent jusquau lac voisin. Puis, comme ces lacs dbouchent dans le Danapris, ils passent directement de l dans ce euve, le descendent jusqu Kioaba, tirent les bateaux sur la rive pour achever de les prparer et les vendent aux Rhs. Les Rhs nachtent que les troncs 14creuss et retirent de leurs vieux bateaux, les rames, les tolets et autres accessoires pour en quiper les nouveaux. En juin, aprs avoir navigu sur le Danapris, ils arrivent Vitetzebe / Vitiev []. Aprs avoir attendu l deux ou trois jours que tous les bateaux arrivent, ils se remettent en route et descendent le Danapris. Ils atteignent [les rapides]. Alors, ils poussent les bateaux avec des gaffes, les uns la proue, les autres au milieu, les derniers la poupe . Arrivs [au 4e rapide appel plican], ils amarrent tous les bateaux, la proue tourne vers la terre[Ils] transportent les marchandises quils ont retires des monoxyles[], puis, les uns tranant les monoxyles, les autres les portant sur leurs paules, ils parviennent de lautre ct du rapide; l, ils les remettent leau, chargent les marchandises, y montent eux-mmes et poursuivent leur voyage11.Lempereur byzantin Constantin VII nous donne l une exceptionnelle description de la navigation uviale sur la route grecque12 nom sous lequel on dsigne habituellement la route du Bas-Dnepr, de Kiev la ville portuaire dOlea o commence la route maritime. Le bateau qui semble parfaitement adapt cette navigation uviale et aux contraintes et dangers que prsentent les rapides13, est le monoxyle14. Pourtant, la forme russe de ce vocable, odnodrevyi napparat que sous la forme adjective et tardivement en 158515. Est-ce dire que les Russes navaient pas de termes pour dsigner leurs navires ? Certes pas, puisque la Chronique dune part et la Russkaja Pravda de lautre nous ont livr non seulement des vocables mais aussi une typologie des bateaux. Il convient donc de comparer les donnes de nos textes byzantins et russes.Si lon en croit notre empereur byzantin, le monoxyle est un bateau creus dans un seul tronc darbre que les sources byzantines prsentent comme une technique caractristique des Slaves dabord16, puis des Russes. Ainsi, Kedrenos17 nous rapporte quen 971, les Rus assigent la ville de Silistrie sur des monoxyles; Skylitzs est encore plus explicite lorsquil dcrit la dernire attaque russe contre Constantinople en 104318. Les assaillants sont en effet arrivs sur des bateaux de fabrication locale que lon appelle des monoxyles19, ce que conrme M. Psellos20 pour la mme expdition. Ainsi, si lon en croit les sources byzantines, les monoxyles sont bien des bateaux creuss dans un seul tronc darbres. Ces arbres, les Slaves les abattent et les creusent dans leurs montagnes, puis, ils les descendent par les euves et les lacs jusquau Dnepr o ils achvent de les prparer et les vendent aux Rhs. Notons que ces derniers nachtent que les coques creuses do le nom de skaphidia21 qui leur est donn. Puis, ils les quipent eux-mmes de tolets, de rames et dautres accessoires, probablement des mts rcuprs de leurs vieux bateaux. Tels sont les bateaux que les Byzantins ont pu voir loisir dans les diffrents ports de Constantinople. Ils sont si particuliers quils caractrisent les Rus.Les bateaux quutilisent les Rus sont dsigns dans les sources russes par deux termes particuliers, lodi et korabli dont il faut saisir le sens. Le premier dsigne plutt un bateau rames22 mais aussi voile, dont existent diffrents types selon les particularits de leur construction, leur destination, leur grement, le nombre de rames. Ce sont des bateaux qui naviguent sur les euves et lacs de la Rus septentrionale, mais aussi franchissent la Baltique. Il est particulirement intressant de souligner que le vocable vieux-russe a donn en moyen allemand le terme loddie, loddige23 qui dsigne un bateau de transport, terme que lon retrouve aussi en Danois, Sudois et Norvgien. Il ne sagit videmment pas de monoxyles, mais bien de bateaux clins, capables de transporte hommes et marchandises et en mesure daffronter la mer. Cest dailleurs sur des lodi que le prince Igor parvint senfuir aprs son chec devant Constantinople en 94124. Pourtant, il est particulirement intressant de remarquer que ces mmes guerriers russes taient arrivs sous les murs de la capitale byzantine sur 10 000 bateaux / skedij25. Ce terme vient du grec , et dsigne un bateau lger. Ainsi, les lodij et skedij sont des bateaux lgers identiques, au point que pour les dsigner, lauteur de la Chronique peut indiffremment employ lun ou lautre terme. Ces navires sont en outre parfaitement semblables aux btiments lgers byzantins26 du mme nom. Il ne sagit pas de monoxyles, dont la technique de construction tait inusite dans lempire romain dOrient, mais trs srement de navires bordage de clins. Le terme le plus souvent usit dans la Chronique reste le vocable korabl 27, probablement emprunt au grec / qui est un terme gnrique pour dsigner le bateau. Il est 15 : impossible, partir de ce vocable, de prciser la typologie des bateaux utiliss. Ainsi, sous lanne 907, le prince Oleg se met en route avec sa cavalerie et ses bateaux au nombre de 200028. Ces grands nombres de bateaux peuvent naturellement inciter voir en ces bateaux des monoxyles, bateaux lgers dont la faible capacit exigeait dtre compense par le nombre. Dans le trait qui suit, un article concerne les bateaux jets sur...</p>