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  • Les Eddas (2e dition)traduites de l'ancien

    idiome scandinave parMelle R. Du Puget,...

    Source gallica.bnf.fr / Bibliothque nationale de France

  • Les Eddas (2e dition) traduites de l'ancien idiome scandinave par Melle R. Du Puget,.... 1865.

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  • .BIBLIOTHQUEDU PUGET

    B&&3RES POUR TOUS LES AGES

    (SCIENCE)

    LES EDDAS

  • PARIS, IMPRIMKME JOUAUST, RUE SAINT-HONOR, 3-38

  • BIBLIOTHQUE DU PUGET

    LES EDDASTRADUITES DE

    O/AMCIEN IDIOME SCANDINAVE

    J'AR

    M,lc R. DU PUGETMEMBRE DE L'ACADMIE DES SCIENCES, ARTS ET BELLES-LETTRES DE CAEX

    TRADUCTEUR DES OEUVRES DE TCNIER ,DE t/'lllsTORIEN A. HIYXELLK, DE Ml> DUF.HER, ETC., ETC.

    ACTEUR DE LA BIBLIOTHQUE DE LA JEUNESSE

    DEUXIME DITION

    PARISLIBRAIRIE DE L'ASSOCIATION POUR LA PROPAGATION

    ET LA PUBLICATION DES BONS LIVRES

    5, RUE DU 29 JUILLET, 5

    TOUS DROITS RSERVS

    18CJ

  • NOTICE

    SUR LES EDDAS

    Tous les peuples ont eu recours aux dogmes religieuxpour se rendre compte de l'origine de l'Univers et de saconservation, de la mission de l'homme durant sa vie, etde son tat aprs la mort. Les Eddas sont le rsum de lacroyance des Scandinaves paens sur ces divers sujets.

    H y a deux Eddas : la plus ancienne et celle de Saemund-le-Sage, YEdda potique ou rhythmique, contient un assezgrand nombre de pomes, composs diffrentes poquespar les skalds ou poles, sur des sujets mythologiques ethistoriques. L'un de ces pomes, la Prdiction de Wola,offre les traces incontestables d'une origine paenne extr-mement recule.

    L'Edda en prose est d'une date plus rcente. On l'attri-bue Snorre Sturleson, clbre annaliste norwgien (1);mais il est vident que plusieurs crivains ont particip sa

    (1) N en 1178, mort eu 12U.

  • VI

    composition. Suivant toutes les probabilits, le travail deSnorrc Sturleson s'est born une esquisse du voyage deGylfc; la mort ne lui a point permis d'y mettre la derniremain. Ce manuscrit, rest dans la famille de Sturleson, y apris peu peu des accroissements; divers auteurs se sontplu l'augmenter, sans qu'il soit possible de dtermineravec certitude la limite o chacun s'est arrt.

    J'intervertis l'ordre chronologique en publiant d'abordla traduction de l'Edda do Snorre Sturleson : mon but, enagissant ainsi, est de faciliter la lecture de l'Edda potique ;autrement, elle serait devenue trs-fatigante par la multipli-cit des notes dont il aurait fallu accompagner le texte, afinde le rendre intelligible. J'ai mis un soin particulier a con-server, dans ma traduction, la couleur locale et la navetde l'original.

    Les principaux manuscrits des Eddas sont : le CodexRegius ou Edda Royale, le Codex Wonnianus J), VEddad'Upsal (2) et six manuscrits de la Bibliothque royale deStockholm.

    R. Du PUGET.

    (1) Appartient la Bibliothque royale de Copenhague.(2) Donn en 1669 a la Bibliothque de l'Universit d'Upsal par M. le comte

    M. G. de La Gardie, chancelier de Sude.

  • L'EDDA

    DE SNORRE STURLESON

  • AVANT-P'ROPOS

    1. La toute-puissance de Dieu cra dans le commen-cement le ciel, la terre, et tout ce qu'ils contiennent.Dieu fit ensuite deux cratures humaines, Adam et Eve :toutes les races descendent d'eux. Leur postrit devintnombreuse, se rpandit sur la terre, mais les hommesne tardrent point dgnrer. La plupart vivaientsuivant-la chair et mprisaient la parole de Dieu ; aussifurent-ils noys ainsi que leurs animaux, l'exceptionde tous ceux qui taient dans l'arche avec No. Ceux-cirepeuplrent la terre ; mais les hommes, en se multi-pliant, retombrent bientt dans leurs premiers excs.Ils taient presque tous proccups de penses d'or-

    1

  • 2 AVANT-PROPOS.

    gueil et d'avarice, de l'amour desrichesses, et n'obis-saient plus Dieu ; ils en vinrent mme ne plus pro-noncer son nom, et les peivs cessrent de raconter leurs enfants toutes les merveilles qu'il avait faites.Les hommes finirent donc par oublier entirement leurCrateur; peine si quelques rares individus le con-naissaient. Malgr tant d'ingratitude, Dieu n'en con-tinua pas moins rpandre sur eux les dons de la terre,la richesse et les joies qui en sont la suite. Il leurdonna aussi la raison et l'intelligence des chosestem-porelles. Les hommes, en mditant sur ce qu'ilsvoyaient, cherchrent deviner comment il se faisaitque, sous une enveloppe diffrente, la terre, les qua-drupdes, les oiseaux, avaient la mme nature. Si oncreusait un puits sur de hautes montagnes, on y trou-vait de l'eau aussi promptement que dans les vallesles plus profondes. On observait les mmes phno-mnes chez les animaux : leur sang jaillissait avecunegale vivacit de la tte et des pieds. La terre avaitencore une autre proprit : tous les ans elle se cou-vrait de plantes et de fleurs, que la mme anne voyaitcrotre et se fltrir. Une remarque semblable avait tfaite pour les quadrupdes et les oiseaux; leurs poils,leurs plumes, poussaient et tombaient tous les ans.Une troisime proprit de ia- terre, c'est qu'en l'ou-vrant avec la bche on y faisait crotre des vgtaux.Les hommes comparrent donc les montagnes et lespierres aux dents et aux os des cratures; ils pen-

  • AVANT-PROPOS. 3

    srentque, sous diffrents rapports, la terre tait uncorps vivant; qu'elle tait extrmement vieille et trs-vigoureuse. Elle donnait la vie tout, et recevait dansson sein tout ce qui mourait. C'est pourquoi ils luidonnrent un nom, et dirent qu'ils sortaient d'elle. Latradition leur avait appris que, depuis bien dessicles,la marche des corps clestes tait ingale ; qu'il fallait plusieurs d'entre eux plus de temps qu'aux autrespour effectuer leur rvolution : ils en conclurent qu'ildevait y avoir un modrateur des corps clestes, qu'iltait grand, puissant, et dirigeait les astres suivant savolont. -S'il disposait des corps clestes, il existaitavant eux, et devait tre galement le matre de la lu-mire, de la pluie, de la neige, de la grle, des mois-sons, des vents et des temptes. Les hommes igno-raient dans quelle rgion se trouvait son royaume,mais ils n'en croyaient pas moins que cet tre inconnugouvernait toutes choses sur la terre. Afin de pouvoirexprimer leurs ides et les fixer dans la mmoire, ilsles dsignrent par leurs noms personnels. La disper-sion des races et les changements survenus dans leurlangage ont fait subir de nombreuses modifications cette croyance.

    2. No, tant devenu vieux, partagea la terre entreses fils. Cham eut l'occident, Japhet le nord, et Semlemidi. J'expliquerai ceci plus tard, en parlant de la di-vision de la terre. A mesure que les arts naissaient etse dveloppaient, l'orgueil et l'amour des richesses

  • 4 AVANT-PROPOS,t

    augmentaient parmi les hommes; chacun tirait vanitde son talent, de ses dcouvertes, et cette vanit futporte un tel point, que les Africains, descendantsde Cham, dvastrent la partie du monde habite parleurs parents, les descendants de Sem. La terre noleur suffisant plus aprs cette victoire, ils btirent dansla plaine de Sinearune tour de briques.et de pierres,avec l'intention de la faire monter jusqu'au ciel. Cettetour avait dpass la rgion des vents, et les travail-leurs n'en persvraient pas moins dans leur dessein.Dieu, qui voyait l'accroissement journalier de leur or-gueil, pensa qu'il tait temps de l'touffer. Ce Dieuest le Tout-Puissant; il pouvait dtruire la tour en onmoment, mais il prfra, afin de montrer aux hommescombien ils taient faibles, rpandre la confusion dansleur langage. Ils ne se comprenaient plus. Les uns d-truisaient l'ouvrage des autres ; ils finirent par en veniraux mains. Leur entreprise fut manque, et la tourresta