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  • Sterne, Laurence (1713-1768). Vie et opinions de Tristram Shandy ; suivies du Voyage sentimental ; et des Lettres d'Yorick Eliza. 1882.

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  • Mbtit d'une sric de docM~t~t

    en couleur

  • V!E ET OPTONSon

    TMg~RAM SHANDYGENTtLHOMMt

    8 tJ V I ES''D U VOYAGE E S E T ) M E K T A

    ET DES LETTHKS J)'YOH1CK A ~).~A`

    t'AR STEK~.

    TRADUCTIONS KOtJVELt.KS

    PAR M. LON DE .WATI.LY

    'TOM)E~SECOKD 1)

    PAUSSG. CHARP E N T E R, DITEUR

    t3,tietO

  • PM-ia.mp.E.CApto~NTetV.RMAOLT,fue des Poitevin:) t.s

    da Catalogue h la BIBLIOTHQUE-tIURPENTIER

  • Fin d'une s~f'e de doeuc~enH

    MCOU'S!J'

  • "OEUVRES

    DE STERNE

    H

  • PM!3. mp. Et C~fOMOHTSt V. RSNAOi.T,fN6 da~Btit~M, 6.

  • PARIS

    ~.CHARPENTIER, DITEUR

    ~~ M~ M GaENELLB-S~tNT-aERMAtN, 13

    TOME SECOND

    ET DESLETTRESD'YORfCKA UZA

    F'AJKSTTjERMt!

    TRA.DCCTtONSNONYEH.ES

    PAR M.LON DE WAtLLY

    DE

    T~T~AMSHANDY

    ~L/A/ GEKTH.HOMMB

    'y~U VOYAGE SENTIMENTAL

    VE ET OP!N!ONS

  • VIE ET OPINIONS

    DE

    T~S~RAM SHANDY/PCOMTfON~

    (mAUDOUD~

    1:

    LIVRE Vt

    CHAPITRE CLXH.

    Nous ne nous arrterons pas deux instants, mon cherttohs!ur seuemnt~ comme voici cinq votmes d'ache-vs (de grce, mnsieur, asseyez-vossU]' unexemptaire,c!a vaut mieuxque r!en), jetons un coupd~it en arriresuf ? chenain que nous avons fatt.Quel dsert c'tait! et quelle naveur du ciei de ne pas

    n'Ss tregarstd~sles deux, etde n'avoir pas t dvo-~s'parIsBtes'frdcs'

    Pensiez-vous, monsieur, que te mondelui-tame con-Stun~sigrand nombreBnt'es n~reve'quandnousa~ travers le ruisseau

    ~eMepeuteva'n'Yttrs~~ noxs ~vbn'sgravi'i~~pc~Ne.'e'tqu'nsa!int"no'u-

  • TR!STBAM SBANDT.2

    ioonDieu! comme ils se sont mis braire tous ensemMe!Je te prie, berger, qui sont tous ces nes?*Que le ciel les assiste! Quoi est-ce qu'on ne les

    trille jamais ? Est-ce qu'on ne les rentre jamais l'hi-ver?-Allez, vous pouvezbraire, braire, braire.Continuez le monde est de beaucoup votre dbiteur;encore plus fort; ce n'est rien; eh bonne foi, onvoustraite mal. Si j'tais un ne; je le dcore sotn-nellement, je voudrais braire en sol-r-ut du matin jus-qu'au soir.

    CHAPITRECLXIIL

    Quandmon pre eut faitdanserson ours blanc enavantet en arrire traversunedemi-douzainedepages,il fermale livretoutde,bon et, avecune sortede triom-phe, il le remit dans les mainsde Trim, en lu~faisantsignede le posersut lesecttaita, ouHFavattt~uv.Je ferabdit-it, conjuguera Trisiramchacundesmotsdudicti6nnaiM,ehavantet enarrire, de ta mmefaoncaa~ue~ot,paf ce moyen,Yoric~,vouslevoyez,estcon-.vertien thseou en hypothsechaque thsje6~hy'poth~seengendradespropositions;et chaque propo-Siti~ha sespropres consquenceset conalusions,gui,chacune, ramnent l'espritsur de RouveHesvoiesd'in,t'estigations et de doutes.Laforcede cette machine,~QUtaftnQup~e,est incroyablepour ouvrirla tte d~un!en!Ea~ S!lesufHt, frre Sbandy, po~ faire~c)tatep~nF~morMaux,s'ec~~

    ".i:le'P.rsll:rQ~l~jb1'~r:~~Q~~r,~a~9~]'A~~i)'J~p

  • HV.VLCHAF.CLXtn. a

    cette mthode ( car, que les logiciens disent ce qu'ils vou-dront, cela ne s'expliquerait pas suffisamment par le sim-

    ple usage des dix prdicaments) que le fameux VincentQuirino, entre autres nombreux prodiges de son enfance,dont le cardina! Bemboa donn au monde une histoiresi exacte, fut capable d'afficher dans les coles publiquesde Rome, ds l'ge de huit ans, jusqu' quatre mille cinqcent soixante thses diffrentes, sur les points les plusabstraits de la plus abstraite thologie; et de les d-tendre et soutenir de faon confondre et rduire au'silence ses adversaires. Qu'est-ce que cela, s'criamon pre, auprs de ce qu'on nous dit d'Alphonse Tos-

    tat, qui, presque dans les bras de sa nourrice, apprit tou-tes les sciences et tous les arts libraux sans qu'on lui enenseignt rien?Que dirons-nous du grand Peiresc ?

    C'est prcisment le mme, s'cria mon oncleToby, dont je vous ai parl une fois, frre Shandy, qui fitcinq cents milles (en comptant l'aller et le retour de ParisSchevenmg] uniquement pour voir le chariot voiles de

    Stevin. C'tait un trs-grand homme ajouta mon on-~e.Toby (sous-entendant Stevin). Trs-grandefrre Toby, dit mon pre (sous-entr ndantPeiresc) et)!avait si vitemultipli ses Hes, et acquis un fonds si pro-digieux de onnaissances, que si nous devons ajouter foi une anecdote qui leconcerne, et que nous ne pouvonsrejeter ci sans branler l'autorit de toutes les anecdotesquelconques, a l'ge de sept ans, son pre confia en-tirement ses soins l'ducation de son fri'e cadet, en-fant dacinq ans, ainsi que la direction exclusive de tou*tes ses pESDresaffaires. Le pre en savait-il autantque le nls~manda mon oncle Toby. Je croirais

  • 4 TRtSTRAM SHANDY.

    que non.ditYorick,Mais qu'est-ce que cela, con-tinua mon pre (pris soudain d'une sorte d'enthou-siasme) qu'est-ce que cela, auprs des prodiges del'enfance deGrotius,Scioppius,Heinsius,Po]itien,Pascat,Joseph Scaliger, Ferdinand de Cordoue et autres, dontles uns laissrent l leurs /br!Kessubstantielles neuf ans,

    ou plus t&t,et continurent raisonner sans; les au*ires avaient vu tous leurs classiques sept ans; et cri-vaient des tragdies huit. Ferdinand de Cordoue, neuf, tait si savant, qu'on le crut possd du dmonet Venise il donna tant de preuves d'rudition et demrite, que les moines s'imaginrent qu'il ne pouvaittre que l'Antechrist. D'autres, dix ans, savaient

    quatorze langues; onze, Snissaient leurs cours de

    rhtorique, de posie, de logique et demorale; douzemettaient au, jour leurs commentaires sur Servius et Mar-tianus Capella; et treize, recevaient leurs degrs de

    philosophie, de droit et de thologie. Mais vousoubliez le grandLipse, dit Yorick, qui composa un ou-

    vrage 'le jour. de sa naissance. Hdevait avoir be-sotnd~tre torch, dit mon oncle Toby, sans ajouter uamotde pjtus.

    NSusaurionsquelqueintrt,dit Baillet,de montrerqu'Hn'anen

  • LIV. VI. CHAP. CLXt?, &

    CHAPITRE CLXIV.

    Quand le cataplasme fut prt, un scrupule de dcorums'tait lev mal propos dans la conscience de Susanne,qui devait tenir la chandelle pendant que le docteur Slople poserait Slop n'avait pas trait la maladie de Susanneavec des anodins; et il s'en tait suivi entre eux une

    querelle.Oh! oh!dit Stop jetant un regard d'inconvenante

    libert sur le visage de Susanne, comme elle dcimait lafonction; alors, je crois vous connatre, madame.-Vous me connaissez, monsieur! s'cria Susanneddaigneusement et relevant la tte d'un air qui videm-ment s'adressait non la profession, mais la personnemme du docteur; vous me connaissez! rpta Su-sanne. Le docteur Slop appliqua aussitt son in-dex et sonpouce sur ses narines; ce geste, la colrede Susanne fut prs d'clater. C'est faux, dit Susanne.

    Allons, allons, madame Modeste, dit Slop, qui n'tait

    pas peu enit du succs de sa dernire botte; si vousne voulez pas tenir la chandelle et regarder, -vous pou-vez la tenir et fermer les yeux. C'est la un de vos

    expdients papistes !s"cria Susanne. Mieuxvautcette chemis-ta dit ledocteur Stop en hochant la tte,que pas de chemisedu tout, jeune femme. Je vousdfie, monsieur s'cria Susanne, tirant sa manche dechemise au-dessous de son coude.

    H ~he quivoquequenousn'avonspu traduire.i~

  • 6 TRtSTRAMSHANDY.

    Il tait presque impossible deux personnes de s'assis-ter l'une l'autre dans une opration chirurgicale avecune cordialit plus atrabilaire.

    Stop prit brusquement le cataplasme; Susanne pritbrusquement la chandelle. Un