RESUME, CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS 1. RESUME

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    Rsum et Conclusions 1

    RESUME, CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

    1. RESUME

    1.1 OBJECTIF ET METHODOLOGIE DE LEVALUATION GLOBALE

    1.1.1 Objectif

    LEvaluation globale de la Coopration de la Commission Europenne dans les Domaines agricoles etdu Dveloppement rural (Evaluation globale) a pour objectif de disposer dun bilan global sur lapertinence, les rsultats, limpact et la viabilit des oprations finances par la Commission Europenne(CE) depuis Lom III (1985) dans le domaine agricole et du dveloppement rural Madagascar, ainsique sur ladquation des approches institutionnelles et organisationnelles adoptes pour leur mise enoeuvre. Lvaluation devra permettre aussi dapprcier globalement la cohrence et la pertinence de lapolitique de coopration CE-Madagascar mise en oeuvre dans le secteur agricole et rural, son volutiondepuis Lom III, ses rsultats concrets et son adaptation aux contextes de lpoque et actuel. Lesconclusions de cette valuation devront permettre de formuler des recommandations :

    o au niveau global, sur la priorit accorder au secteur agricole et rural dans le cadre delensemble du programme de coopration CE-Madagascar;

    o au niveau sectoriel, sur les priorits sous-sectorielles et rgionales;o au niveau oprationnel, sur les types de projets soutenir, sur les modalits dintervention et les

    formes organisationnelles.

    1.1.2 Mthodologie de lEvaluation globale

    Lvaluation globale, dirige par lUnit dEvaluation de la DG81, a suivi la dmarche du Manuel deGestion de Cycle de Projet. Elle sest dcompose en trois Phases: (i) une Phase prparatoire dedfinition plus prcise du domaine de lvaluation, de la mthodologie suivre et de la structuration desdiffrentes missions spcifiques raliser, (ii) une Phase dexcution des valuations spcifiques surbase des rsultats de la premire Phase, et (iii) une Phase de synthse.

    Les cinq missions dvaluation spcifiques, dfinies en fin de Phase I, qui se sont droules pendantlanne 1997/98, ont couverts les projets et interventions suivants : (i) le projet de rizipisciculture, (ii)lensemble des projets dits de la filire viande comprenant les projets dabattoirs nationaux et celuides abattoirs des villes secondaires, le projet de dveloppement de llevage dans le Sud Ouest(DELSO), (iii) les projets damnagements hydro-agricoles de la Cuvette dAndapa, des PPI du Nord etdu Sud et dhydraulique en milieu villageois, (iv) ltude globale sur le dveloppement et lvolutionsocio-conomique de la Cuvette dAndapa dans laquelle le F.E.D. intervient depuis la moiti des annes60, et (v) une mission dite transversale qui sest adresse au rle et lorganisation desbnficiaires et au financement du monde rural dans toutes les interventions de la CE, couvrantparticulirement les projets de Relance du Sud (RDS), et le Projet de Mas dans le Moyen Ouest(PMMO) et les interventions en finance rurale menes par FERT et CIDR.

    1 dont les fonctions ont t reprises depuis septembre 1998 par lUnit dEvaluation (UEV) des Services Communs

    des Relations Extrieures de la CE.

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    La coordination de lensemble de ltude a t confie un bureau dtudes belge ADE avecresponsabilit pour les Phases I et III, et laccompagnement de la Phase II. Les missions spcifiques dela Phase II ont t menes par 5 bureaux dtudes recruts et superviss par lUnit dEvaluation.

    1.2 CONTEXTE DE LA COOPERATION DE LA CE

    1.2.1 Contexte gnral et macro-conomique de Madagascar

    Durant la priode couverte par lvaluation, Madagascar est pass dun rgime politique de typesocialiste conomie centralise un rgime de dmocratie formelle pratiquant le libralismeconomique. Sa situation globale est marque par un bon potentiel vari, notamment dans le secteuragricole sensu lato, et par une pauvret trs prononce. LIndice de Dveloppement Humain (IDH)situe aujourdhui le pays au 150me rang sur les 174 pays analyss par les Nations-Unies. De 60 70%de la population, denviron 15 millions dhabitants, vivent en dessous du seuil de pauvret.

    La politique macro-conomique a fortement chang au cours de la priode. Depuis 1983, et avec laidedes organisations de Bretton Woods et dautres bailleurs de fonds multi- et bilatraux, Madagascar aprogressivement adopt une politique de libralisation des marchs dont la dernire tape la plusmarquante a t ladoption, en novembre 1996, dun Document Cadre de Politique Economique (DCPE)qui a ouvert la voie des financements importants dajustement structurel (PAS) du FMI, de la Banquemondiale, de la Commission Europenne et dautres bailleurs de fonds. Avec cet aide financire, lapolitique du DCPE a montr assez rapidement ses effets puisque ds 1997, on enregistre une croissancedu PIB de lordre de 4%, ce que le pays na plus connu depuis le dbut des annes 1970.

    Le DCPE, soutenu par le PAS, comprend des mesures relatives au fonctionnement de lEtat (Rformede la Fonction publique), la dcentralisation par la mise en place de Collectivits TerritorialesDcentralises (CTD), le dveloppement du secteur priv par amlioration de lenvironnementconomique et la privatisation dentreprises dEtat, la lutte contre la pauvret, la poursuite de lapolitique denvironnement entreprise ds la fin des annes 1980. Le changement constitutionnelrsultant du rfrendum de mars 1998 a introduit les Provinces comme nouveau niveau de CTD; ellesbnficient dune large autonomie et les lois organiques dfinissant leurs attributions est en coursdlaboration.

    1.2.2 Le secteur agricole et la politique de dveloppement rural

    Le secteur agricole sensu lato est bas sur les cultures vivrires, principalement le riz, alimentation debase de la population, avec le manioc, le mas et les patates douces comme autres cultures vivriresimportantes. Le gros levage, avec une dizaine de millions de bovins, se pratique de faon gnralementtraditionnelle et extensive surtout dans la partie occidentale et mridionale du pays. Le petit levage,largement rpandu, comprend ovins, caprins, porcs et volailles diverses. La production halieutiquemaritime est une ressource importante en pleine expansion. Lagriculture contribue pour environ 80% la valeur des exportations avec les fruits de la mer en premier lieu et la vanille, le caf, et la giroflecomme composantes principales de celles-ci. Les cultures industrielles principales sont le coton et lesucre, en dclin ces dernires annes, et, de moindre importance, le tabac.

    La Politique de Dveloppement Rural (PDR), formule en tant que telle en 1994, consacre les principesde la libralisation conomique dans le secteur et vise lamlioration des revenus et conditions de vie despopulations rurales par accroissement et diversification de la production et de la productivit, etlaccroissement de la valeur ajoute par louverture vers les marchs nationaux et dexportation. Depuisla rorganisation ministrielle de juillet 1997, le secteur du dveloppement rural est responsabilis auniveau gouvernemental dans 5 ministres (Agriculture, Elevage, Eaux et Forts, Pches et

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    Environnement) auquel sajoutent les quatre ministres de lEducation, de la Sant des Travaux publicset de lAmnagement du Territoire, responsable de ladministration du foncier.

    En 1997, le Gouvernement a entrepris de dfinir et de mettre en oeuvre un Plan dAction pour leDveloppement Rural (PADR) qui, dans son essence, est la translation au secteur du DCPE. Il visedonc rgionaliser llaboration et le suivi des programmes dinvestissements publics (PIP) dans lesecteur en y faisant participer le secteur priv et la socit civile, restructurer les services publicssectoriels dans le cadre de la dcentralisation et de la dconcentration de telle sorte quils soient mmede remplir les fonctions prennes de lEtat et de les financer. Dans le domaine foncier, le gouvernementsest aussi engager poursuivre une politique qui garantisse la scurit des exploitants et desinvestisseurs.

    1.2.3 Politique daide de la Commission de la Commission Europenne

    La CE est le deuxime bailleurs de fonds de Madagascar, aprs la Banque mondiale, avec le F.E.D.comme principal instrument de financement, auquel sajoute le STABEX et depuis 1997, le Programmede Scurit alimentaire. Au titre de Lom IV (1991-95), Madagascar a bnfici de subventions pour unmontant de ECU 223,7 millions tandis que le Programme Indicatif National (PIN) de Lom IVbis (8meF.E.D.) prvoit ECU 188,5 millions. Le secteur des transports routiers et du dveloppement rural sontles deux principaux secteurs de concentration, suivis de la sant et de lducation. Le STABEXdisponible est de ECU 34 millions et le nouvel instrument de la Scurit et Aide alimentaire (SAL),qui a considr Madagascar comme un pays dintervention prioritaire, a dj financ une premireintervention de ECU 2 millions en 1997 et prpare un programme plus important de lordre de ECU 20millions au titre du budget de 1999 de la CE.

    Dans le domaine du dveloppement rural, laide de la CE soriente de plus en plus, notamment autravers du PADR, vers la structuration du monde rural, lappui institutionnel aux administrationsconcernes, aux organisations professionnelles et interprofessionnelles en intgrant les objectifstransversaux relatifs au genre, lenvironnement et la lutte contre la pauvret.

    1.2.4 Les bnficiaires et acteurs principaux de la Coopration de la CE

    Ce sont essentiellement les Ministres responsables du secteur et leurs diffrents dmembrements, ycompris potentiellement depuis leur mise en place, les CTD ainsi que les diffrentes organisationsprofessionnelles agricoles, les bnficiaires ultimes tant la population rurale elle-mme, commeproducteurs et consommateurs.

    1.2.5 Les problmes rsoudre

    Dans le secteur, le principal problme rsoudre est celui de laccs, physique et commercial, desproducteurs aux marchs. Les routes et pistes du pays sont gnralement

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