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  • Document dela Banque mondiale

    Rapport no. 15513-MOR

    RAPPORT D'EVALUATION

    ROYAUME DU MAROC

    TROISIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVE(FORMATION CONTINUE)

    21 aot 1996

    Division Ressources humainesDpartement Maghreb et IranRgion Moyen-Orient et Afrique du Nord

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  • TAUX DE CHANGE

    (en novembre 1995)Unit montaire: dirham marocain (DH)

    1 dollar= 8.3 DHI DH = 0,120 dollar

    EXERCICE

    ler janvier au 31 dcembre (jusqu'en 1995)

    ler janvier au 30 juin 1996

    1 er juillet au 30 juin (ds juillet 1996)

    LISTE DES ABREVIATIONS ET ACRONYMES

    AGEF Association dee gestionnaires et formateurs de personnel

    AN Achats nationauxAMGE Association marocaine des gestionnaires de l'nergie

    AMICA Association marocaine des industries des composants automobiles

    AMIP Association marocaine des industries pharmaceutiques

    AMITH Association marocaine des industries textiles et de l'habillement

    AOI Appel d'offre intemational

    AON Appel d'offre national

    AP Associations professionnelles

    BIRD Banque intemationale pour la reconstruction et le dveloppement

    CE Centre d'excellence

    CES Comit d'laboration de la stratgieCNJA Conseil national Jeunesse et Avenir

    COD Comit d'orientation de la demande

    CSF Contrats spciaux de formation

    DSP Dveloppement du secteur priv

    EBC valuation des besoins en comptences

    FEDIC Fdration des industries du cuir

    FIAC Fonds interprofessionnel d'aide au Conseil

    FIMME Fdration des industries mcanriques, mtallurgiques et lectriques

    GIAC Groupements interprofessionnels d'aide au Conseil

    GTZ Office allemand de la coopration technique

    IE Impact sur l'environnementMCI Ministre du commerce et de l'industrie

    MF Ministre des finances

    MPI Micro et petites industries

    MFP Ministre de la formation professionnelle

    OFPPT Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail

    PIB Produit intrieur brut

    SFP Systme de la formation professionnelle

    TFP Taxe la formation professionnelle

    UE Union europenne

  • ROYAUME DU MAROC

    TROISIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVE(FORMATION CONTINUE)

    RAPPORT D'EVALUATION

    TABLE DES MATIERES

    HISTORIQUE ................................................... 1A. Economie .................................................. 1B. Demande de main-d'oeuvre qualifie ............................... 3C. Offre de main-d'oeuvre qualifie .................................. 5D. Stratgie gouvernementale ...................................................... 9E. Logique de la participation de la Banque ....................................................... 10

    Il. LE PROJET ................................................... 12A. Description et objectifs du projet ............................................................ 12

    III. COUT, FINANCEMENT ET GESTION DU PROJET ..................... 15A. Rsum du cot du projet ...................................... 15B. Gestion et excution ...................................................... 18C. Passation des marchs ...................................................... 19D. Dcaissements ............................................. 21E. Comptes, rapports et audits ........................................................ 23F. Supervision et suivi ...................................................... 23G. Impact environnemental ....................................... 24

    IV. ACQUIS ATTENDUS ET RISQUES D'ECHEC DU PROJET ........................... 24

    V. ACCORDS ET RECOMMANDATIONS .............................. 26

  • TABLE DES MATIERES (suite)

    Annexes

    ANNEXE 1. Calendrier de prparation de la loi sur la formation continue ............... 29

    ANNEXE 2. Prparation d'une stratgie et d'un plan d'action long terrne pour

    la formation professionnelle ................................... 31

    ANNEXE 3. Evaluation de l'impact du projet: Approche analytique et

    termes de rfrence ......................................... 33

    ANNEXE 4. Analyse conomique .......................................... 42

    ANNEXE 5. Excution et impact du projet .................................... 57

    ANNEXE 6. Critres de niveaux ................................................................. 58

    ANNEXE 7. Flux financiers du FIAC et du CSF ................................................................ 61

    ANNEXE 8. Informations disponibles dans le dossier du projet ...................... 63

    Le prsent rapport est inspir des conclusions d'une mission d'valuation qui s'est rendue au Maroc en novembre 1995,

    sous la direction de Mourad Ezzne (MNINHR), accompagn de Mmes/MM. Claire Voltaire, Christine Wong

    (MNIHR); Jacques Mazeran, Jean-Paul Presson. Frdric Collomb et Jacques Goldberg (consultants de la Banque).

    Le groupe de pairs qui a examin le rapport tait compos de MM : Bruno Laporte (HDD), Joseph Bredie (AFTHR) et

    William Experton (LAIHR). Claudia Pardinas est le juriste pour le Maroc. Mme Roslyn G. Hees est Chef de la

    Division MNI HR et M. Daniel Ritchie est Directeur du Dpartement MN 1.

  • ROYAUME DU MAROC

    TROISIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVE(FORMATION CONTINUE)

    Rcapitulatif: Prt et Projet

    Emprunteur: Royaume du Maroc

    Agence Ministre de la Formation Professionnelle; Groupements interprofessionnelsd'excution: d'aide au Conseil (GIAC) et Office de la formation professionnelle et de la

    promotion du travail (OFPPT)

    Bnficiaires: Non applicable

    Pauvret: Non applicable

    Montant: 11,5 millions de dollars EU6C.3 millions de francs franais

    Conditions: Vingt ans dont 5 ans de diffr d'amortissement aux taux d'intrt standardsLIBOR et PIBOR respectivement pour la tranche en dollars et la tranche enfrancs franais du prt

    Commission 0,75 % sur les montants non dcaisss du prt, commenant 60 jours aprs lad'engagement: signature, moins toute drogation

    Plan definancement: Voir Chapitre 3, Tableau 5

    Valeur netteactualise: 33.5 millions de dollars EU

    Coteenvironnement: C

    Rapportd'valuation: No. 15513-MOR

    No. du projet: 38978

  • ROYAUME DU MAROC

    TROISIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVE

    (FORMATION CONTINUE)

    RAPPORT D'EVALUATION

    I. IISTORIQUE

    A. Economie

    1.01 Le Maroc a travers une crise conomique et financire au dbut des annes 80 pour seretrouver dans un contexte macro-conomique relativement stable au dbut des annes 90. Lamise en oeuvre continue de politiques montaires et de finances publiques rigoureuses a permisde ramener '- dficit budgtaire de 12 % du PIB en moyenne entre 1980 et 1983 3,3 % en1993 ; l'inflation a t maintenue en-dessous de 10 % ; les indicateurs de l'endettement se sontamliors, grce une meilleure mobilisation des ressources nationales et au rchelonnementde la dette extrieure. Des rformes de structure et de stabilisation ont permis le passage d'unmcanisme de prix fixs par l'tat un systme de prix dtermins par le march dans lessecteurs du commerce et des finances. Ces rformes ont provoqu une amlioration sensible dela balance des paiements: les dficits courants ont progressivement t ramens de 12 % duPIB au plus fort de la crise conomique de 1983 environ 2 % au dbut des annes 90. Bienque la croissance moyenne du PIB ait t relativement modeste entre 1986 et 1994 - de l'ordrede 3,3 % en moyenne - le Maroc vise l'avenir une croissance deux chiffres de la productionindustrielle prive. Cet objectif pourrait tre atteint essentiellement grce une progressionrapide des exportations destination de l'Union europenne, avec laquelle le Maroc a sign unaccord de libre-change qui doit entrer en vigueur au cours de la prochaine dcennie.

    1.02 Ces dernires annes, le Maroc a toutefois commenc montrer de nombreux signes defragilit sur le plan social et conomique. Certains indicateurs sociaux critiques, tels quel'alphabtisme, les taux de scolarisation primaire, l'tat nutritionnel ou l'accs l'eau salubre,sont encore sensiblement plus bas que dans d'autres pays au niveau de dveloppementcomparable et sont caractriss par des carts rgionaux et des diffrences persistantes entre lessexes. Les indicateurs conomiques montrent que les niveaux bruts d'investissement ont baissde quatre cinq points de pourcentage du PIB, que le chmage en milieu urbain a atteint 16 %et que ces trois dernires annes, le dficit budgtaire a frl 5 % du PIB. Les exportations debiens manufacturs ont chut de 4 % en 1992-93, aprs une progression de plus de 10 % par anen movenne entre 1985 et 1992. ce qui s'est traduit par une perte significative de parts demarch dans l'Union europenne.

  • 2

    1.03 Cette dtrioration des rsultats conomiques n'est pas seulement imputable des

    facteurs extrieurs et exognes, tels que les rcentes scheresses ou la rcession qu'a connue

    l'UE; elle est aussi lie la baisse de la comptitivit du pays. Les entreprises marocaines sont

    mal prpares affronter la fois l'rosion de leur accs prfrentiel au march de l'UE et la

    concurrence accrue que leur livrent les pays bas salaires. Elles ne sont pas parvenues

    moderniser rapidement leurs technologies et procds de production, diversifier leur production

    en s'orientant vers des produits de meilleure qualit ou valeur aioute, ou amliorer les

    comptences professionnelles de leur main-d'oeuvre. La productivit, mesure en valeur

    ajoute par travailleur, est gnralement faible et elle a mme baiss dans les industries du

    textile et du vtement', secteur d'exportation important. Le Maroc a de ce fait perdu des parts

    de march de l'UE au profit de concurrents tels que la Chine, l'Indonsie et l'Inde - pays dont

    la pntration a progress rapidement, la Turquie - qui a consolid ses remarquables

    performances en exportations, ou, plus rcemment la Pologne et la Rpublique tchque.

    1.04 Ces tendances conomiques rcentes se sont traduites, sur le march du travail, par un

    accroissement trs net du taux de chmage. La population active du Maroc compte 8,9 mnillions

    de personnes, dont 4,3 millions vivent dans des zones urbaines o le chmage a atteint 16 % et

    touche surtout les jeunes. Dans les zones rurales, le chmage est plus faible (de l'ordre de

    10 %), mais les flux migratoires importants vers les grandes villes indiquent l'existence d'un

    sous-emploi considrable. L'augmentation du chmage lans les zones urbaines est

    essentiellement imputable la faible demande de main-d'oeuvre et l'expansion rapide de la

    population active. Dans les zones urbaines, celle-ci a connu des taux de croissance de l'ordre de

    presque 4 % par an, dus un taux d'accroissement dmographique de 2,1 %, l'exode rural et

    des taux d'activit croissants. S'il est vrai qu'un assouplissement du systme de rglementation

    du march du travail2 encouragerait considrablement la cration d'emplois, on estirne que seule

    une acclration de la croissance conomique 6 ou. 7 % par an permettrait de crer

    suffisanmment d'emplois pour ramener le chmage urbain quelque 10 %.

    La baisse de productivit est la plus manifeste dans les industries du textile. du vtement et du cuir. Entre 1985 et 1990, la productivit

    (mesure en valeur ajoute relle par travailleur) a baisse de 6 % au Maroc. tandis qu'elle progressait de 30 % en Turquie, de 38 % en

    Malaisie et de 52 O/o en Indonsie.

    On considre que trois aspects de la rglementation marocaine du march du travail entravent la cration d'emplois: a) la politique de

    salaire minimum, b) les prlvements obligatoires sur les salaires et les avantages non salariaux, et c) la rglementation rgissant

    l'embauche et les licenciements (cf rapport de la Banque mondiale no. 14155 MOR pour plus de dtails). Un nouveau code du travail

    traitant de ces questions est actuellement prpar par l'administration marocaine.

  • 3

    Tableau 1: Main-d'oeuvre urbaine par niveau d'instruction et situation d'emploi

    Population Chmeurs Pourcentages de Taux deNiveau d'instruction active chmeurs (%) chmage (%)

    Infrieur au primaire 2 389 379 255 545 37,5 10.7

    Enseignement primaire (6 ans) 619 244 133 002 19,5 21,4

    Enseign. de base ou quiv. (9 ans) 377 158 93 532 13.7 24,8

    Baccalaurat ou dipl. quivalent 114 439 35 740 5.2 31,2

    Diplmes enseignement suprieur, 135 649 41 156 6,0 30,3sauf mdecineGrandes coles, y compris mdecine 185 570 2 833 0.4 1,5Diplmes techniques enseign. supr. 212 415 41 735 6.1 19,6

    Diplmes de l'enseign. professionnel 237 768 77 258 11,3 32,5

    Non dclars 305 -Total 4 271 927 680 801 100,0 15,9

    Source: Direction de la statistique, enqute sur la population urbaine active, 1994.

    B. Demande de main-d'oeuvre qualifie

    1.05 La faible demande de main-d'oeuvre qualifie de la part des ertreprises, ainsi que son

    corollaire qui est la flambe du chrmage chez les diplms, constitueni. des caractristiques

    majeures de l'conomie marocaine et une source de grande proccupation pour l'tat. A

    l'exception des diplms des quelques grandes coles dotes d'un numerus clausus l'entre, les

    titulaires de diplmes de l'enseignement suprieur, secondaire ou professionnel, ont connu des

    taux de chmage record - de l'ordre de 30 % - ces dernires annes. A l'autre extrmit de la

    gamme des qualifications, le taux de chmage n'est que de 10 % pour la main-d'oeuvre ayant un

    niveau d'instruction infrieur l'enseignement primaire, soit un pourcentage un peu plus faible

    qu'en 1986 (13 %). Cela tient l'augmentation du nombre d'emplois faible niveau de

    qualifications et de productivit crs par les petites et micro-entreprises, qui ont un bas niveau

    de capitalisation, utilisent des procds de production traditionnels ou oprent dans le secteur

    informel. Bien que ces crations d'emplois aient contribu rduire la pauvret, il est probable

    qu' long terme ce type d'expansion nuise la comptitivit globale de l'conomie, au moment

    o les concurrents du Maroc enregistrent des gains de productivit rapides.

    1.06 Les entreprises ont non seulement une faible demande de main-d'oeuvre qualifie, mais

    elles hsitent galement recycler leur personnel. L'Enqute Industrielle de 1986 demandait

    aux entreprises si elles avaient form leurs employs ; quel tait le nombre de personnes ayant

    reu une formation ; et combien elles dpensaient pour la formation;. Seules 195 entreprises,

    sur les 4 354 entreprises interroges, assuraient une formation, soit 4,5 % d'entre elles. Ce taux

    est infrieur celui enregistr dans des pays tels que la Colombie, l'Indonsie, la Malaisie et le

    Mexique (voir Tableau 2), mais les caractristiques des entreprises sont comparables: les

    micro-entreprises forment le moins et les grandes entreprises assurent le plus souvent une

    formation.

    Cette enqute est la seule du genre poser ce type de questions. L'incidence limite de la formation dans les entreprises ressort d'une

    autre enqute realise auprs de 300 entreprises en 1994 par l'Association des Gestionnaires et Formateurs de Personnel (AGEF.

    Casablanca, 1994)

  • 4

    Tableau 2: Pourcentage de firmes qui forment leurs travailleurs par taille de l'entreprise

    Taille de l'entreprise Maroc Colombie Indonsie Malaisie Mexique(1986) (1992) (1992) (1994) (1992)

    Micro (mois de 15 employs) 0,66 32,.9 - 9,4 5,5

    Petite (entre 15 et 100) 4,47 52...

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