“la formation de l’idée de progrès au xviiie siècle”, Études critiques de la littérature...

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Brunetire, Ferdinand. Etudes critiques sur l'histoire de la littrature franaise. 1910.

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ETUDES CRITIQUESSDR L'HISTOIRE DE LA f,

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DE LA LITTRATURE

franaise.

Huit

Mme de Svignd, Pascal. 1, La littrature franaise au moyeu Age. littrature franaise sous Voltaire. -La Molire. Uacine. Montesquieu. le premier Empire, Un vol. La Marivaux. Massillon. Bossuet et Fiinelcn. IL Les Prcieuses, Le thtre Guliaui. Diderot. direction de la libratrio sous Malesherbes. de la Rvolution. Un yoI. Prvost Voltaire et Marivaux. Pascal. Le Sage. III. Descartes. Rousseau. Classiques et romantiques. Un vol. JanLe rnnian franais au xvii sicle. Pascal. IV. Alexandre Hardy. Voltaire. La philosophie de Molire. Montesquieu. snistes et Cartsiens. Rousseau. Les romans de Mme du Stal* Un vol. La philosophie de La rforme de Malherbe et l'iiyolutioa des genres. V. La formation de l'ide de progrs. de ISayte. Bossuet. La critique le caractre essentiel de la littrature franaise. Eu vol. Les fabliaux du de 1a littrature. VI La doctrine volutive et rilistoire Maurice Un prcurseur de la pliade des contes. UMVCU tige et l'origine, Les Mmoires Bossuet. de Boileau, Sccv. CrortUe. L'esthtique Le cosmod'un homme heureux. Classique ou romantique? Andr" Chnier. Vu soi. politisme et la littrature nationale. Vil. L'n pisode le la vie de Ronsard. Vaugelas et la thorie de l'usage La Bibliothque de Bossuet. Jean de la Fontaine. La lanpie de Mol iro. La tragdie. L'volution d'un pote liietotllugo. L'volution d'un genre La littcrature europenne au xix^ sicle. Appendififi. l'n vol. La maladie du burlesque. Les VIII, Une nouvelle dition de Montaigne. L'Orient de la comdie de Molire. L'loquence de Boordatoue. poques Les transformations de la langue franaise au dans ta littrature franaise. svm= sicle. Joseph de Maistre et son livre du Papo . Un vol. Ouvrage eoui'Gui Ij'volutiok par l'Acadmie franaise. Un Deux Un Deux vol vol. vol. vol.

DES GENRES DANS l'histoire

DE LA LITTRATURE.

L'VOLUTION DE LA POSIE LYRIQUE EN FRANGE AU XIX SICLE. Les Victor POQUES DU thtre Hugo franais {1636-1850}

S19-U.

Catiloramiers. Imp. Paol BRODARD,

P7-11.

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LITTRATURE

FRANAISE

LA RFORME DE MALHERBE

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Lorsque l'on dit que, dans l'histoire de la littrature et de l'art, comme dans la nature mme, les genres, sous l'influence de causes qui ne diffrent pas beaucoup de ce que l'on appelle ailleurs des noms de concurrence vitale et deslection naturelle, voluent et se transforment, il semble de fort bons esprits que ce no soit aprs tout qu'une mtaphore ambitieuse, mais non pas l'expression de la ralit des choses, ni mme ou seulement le principe d'une mthode fconde. Je suis persuad, pour ma part, qu'ils ont tort, et diverses reprises, c'est ce que je me suis efforc de montrer. Mais, puisqu'il n'y a pas de syllo1

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TUDES CHITIQCES

ft-il d'Aristote ou de saint Thomas en gisme dont le pouvoir dmonstratif gale celui personne d'un bon exemple, bien choisi, bien particulier, bien trois publidvelopp, je suis heureux que deux ou cations rcentes me procurent aujourd'hui l'occasion d'en tudier l'un des plus instructifs qu'il y ait dans l'histoire entire de notre littrature. Je veux parler ou plutt de la transformation de la rforme de 1603 1630 qui s'est opre dans notre posie, environ, et laquelle, depuis deux cent cinquante ou soixante ans passs, on est convenu d'attacher le nom de Franois de Malherbe. Il y en a peu de plus profondes; et, jadis, en non seuleavanant qu'elle avait sa date influ ment sur la posie, mais sur la prose, sur ses destines futures, et sur toute la direction nouvelle du langage , Sainte-Beuve n'en a pas exagr l'importance. Mais je crains qu'il n'en ait peut-tre mconnu le vrai caractre, en faisant de Malherbe une faon de moins le principal ouvrier, grand pote, ou tout au si je puis ainsi dire, d'un mouvement dont je crois, au contraire, que les causes le dpassent lui-mme de toutes les manires. Ce sont quelques-unes de ces causes que je voudrais essayer de mettre en lumire, les plus gnrales, celles qui se lient le plus troitement la dfinition du gnie national et classique, en m'aidant pour cela de la rcente dition des uvres potiques de Berla taut, donne par M. Adolphe Chenevire dans Bibliothque elzvirknne; du Malherbe de M. Gustave Allais; et surtout du livre trs savant, trs intressant et excellent de M. Ferdinand Brunot sur la

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DE

MALHERBE 1-

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Doctrine de Malherbe. Si j'y russissais, j'aurais russi comment un genre litt montrer, je crois, raire dprit pour avoir voulu se dvelopper dans un milieu qui n'tait pas fait pour lui; comment, s'il ne meurt pas d'abord de cette exprience, il lui faut alors, pour continuer de vivre, changer un un ses caractres essentiels contre de nouveaux, plus appropris, mieux adapts, comme l'on dit, ce milieu mme; et comment enfin, quand la somme de ces caractres arrive surpasser celle des anciens, le genre, ayant chang de nature, doit aussi changer de nom. I Ecartons avant tout un lment d'erreur, et ne croyons pas, en dpit de Sainte-Beuve, que Malherbe lui-mme ait dbut par une disposition, par une inspiration en quelque sorte ngative, par le mpris de ce qui avait prcd chez nous en posie . Rien ne se cre de rien, en histoire ou en littrature, >mais aussi rien ne se perd. De mme donc qu'il y a dans Ronsard quelque chose de ce Marot et de ce Mellin de Saint-Gelais que, des hauteurs de son pindarisme, il avait cru prcipiter dans l'ternel oubli, de mme il y a quelque chose de Ronsard dans Malherbe, et premirement, la prtention ou le projet de fondre ensemble, dans une forme peu prs franaise, l'imitation de l'antique et celle de l'Italie. Le guerrier qui, brlant, dans les cieux se rendit, De monstreset de maux dpeupla tout le monde, Arrachad'un taureau la torche vagabonde, Et sans vie, ses pieds;,un lion tendit;

4

TUDES

CRITIQUES

ntedessous lui la poussiremordit, Ingal a.sa force nulle autre seconde, Et l'Hydre,si souvent renaitre fconde, Par un coup de sa main les sept,ttes perdit. On ne voit pas pourquoi ces vers mythologiques, fort beaux d'ailleurs, ne seraient