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  • DIRECTION DU DEVELOPPEMENT1SOUS DIRECllON DU DEVELOPPEMENT RURAL

    PISCICULTURE EN AFRIQUESUBSAHARIENNE

    SITUATIONS ET PRO"IETS DANS DES PAYS FRANCOPHONESPROPOSITIONS D'ACTION

    Contributions et rdaction:Jrme LAZARD (CIRAD-CTFf)

    Yves LECOM (CIRAD-DSA)Bozena STOMAL (RESED)

    Jean-Yves WEIGEL (OR5TOM)

    1991

    MINI5TERE DE LA COOPERATION ET DU DEVELOPPEMENT

  • Ce document est un document interne tabli la demande du Ministre franaisde la Coopration et du DveloppementLes commentaires et analyses dvelopps n'engagent que leurs auteurs et nerefltent en aucun cas une position officielle de la Coopration franaise.

    Tous droits d'adaptation, de traduction et de reproduction par tous procds,y compris la photocopie et le microfilm, rservs pour tous pays.

    Ministre de la Coopration et du Dveloppement - 1991ISBN 2-11-086732-9

  • AVANT PROPOS

    Le bilan des actions conduites en Afrique subsaharienne dans le domaine de la pisciculturedepuis trente ans doit nous conduire aborder l'avenir avec beaucoup de modestie. Ce secteurd'activit n'chappe pas aux remises en cause que connaissent par ailleurs les modles de dve-loppement antrieurs, qu'il s'agisse de la ncessaire redfinition du rle de l'Etat ou de l'articula-tion entre approches techniques et approches commerciales.

    Ce n'est pas le moindre mrite des promoteurs de cette tude, Claude FRANQUEVILLEdu Ministre de la Coopration et du Dveloppement et Jrme LAZARD du CIRAD / CTFT,que d'avoir anticip le ncessaire dbat qui doit s'ouvrir sur ce secteur d'activit.

    Au travers d'une rflexion conduite avec la participation des cooprants en poste sur le ter-rain, des volontaires de l'AFVP et des chercheurs de l'ORSTOM et du CIRAD (CTFT et DSA),le rapport qui nous est prsent dresse un constat sans complaisance des actions passes. Ceconstat rsulte en outre de nombreux changes tant avec les pisciculteurs qu'avec les cadresnationaux en charge de l'appui cette activit. Il indique les raisons que nous avons de persv-rer dans l'action et les voies privilgier pour rendre celle-ci plus efficace.

    Michel de VERDIERESous-directeur du Dveloppement rural

    Ministre de la Cooprationet du Dveloppement

  • La coordination de cette tude a t assure par Claude FRANQUEVILLE (MCD - Sous-Direction du Dveloppement Rural) et Jrme LAZARD (CIRAD- CTFf).

    Les principales contributions sont dues :

    - Jrme LAZARD (CIRAD-CIFf)- Jean-Yves WEIGEL (ORSTOM)- Yves LECOMTE (CIRAD-DSA)- Bozena STOMAL (RESED)

    L'tude s'est droule en trois phases :

    Missions de terrain et d'information.

    Cte d'Ivoire, Guine, Mali, Burkina-Faso en 1989, Rpublique Centrafricaine,Cameroun, Congo en 1990.Etats-Unis (Banque Mondiale, USAID et diverses ONG amricaines) en 1990.

    Travail bibliographique: ralis par les missionnaires ainsi qu'une tude bibliogra-phique particulirement axe sur les aspects socio-conomiques de la pisciculture afri-caine (avec rfrences la pisciculture asiatique).

    Synthse et rdaction

    MCDCIRAD

    CT FTDSAORS TOM

    RESED

    : Ministre de la Coopration et du Dveloppement.: Centre de Coopration Internationale en Recherche Agronomique

    pour le Dveloppement.: Centre Technique Forestier Tropical.: Dpartement Systmes Agraires.: Institut Franais de Recherche Scientifique pour le Dveloppement en

    Coopration.: Recherche et Etudes en Sociologie et Economie du Dveloppement.

  • TABLE DES MATIRES

    AVANT-PROPOS

    SYNTHSE

    INTRODUCTION

    CHAPITRE 1- PLACE DE L'AQUACULTURE AFRICAINE DANS LE MONDE(PRODUCTION ET AIDE)

    1.1. PRODUCTION1.2. AIDE

    CHAPITRE II - HISTORIQUE DE LA PISCICULTURE EN AFRIQUE

    CHAPITRE III - LES SYSTMES DE PRODUCTION PISCICOLE

    3.1. PISCICULTURE D'AUTOCONSOMMATION

    3.2. PISCICULTURE ARTISANALE DE "PETITE" PRODUCTION MARCHANDE

    3.2.1. Les populations cibles3.2.2. Les sites et le foncier3.2.3. L'alevinage3.2.4. Techniques d'levage (grossissement jusqu' la taille marchande)3.2.5. Alimentation/fertilisation .3.2.6. Encadrement-Vulgarisation-Dveloppement3.2.7. Une variante de la pisciculture en tang: la pisciculture extensive en petites

    retenues hydroagricoles et agropastorales3.2.8. Etude de cas: processus de production intgr vocation artisanale en Cte d'Ivoire

    3.3. PISCICULTURE DE TYPE "ALIERE"

    3.3.1. Les espces d'levage3.3.2. Les milieux d'levage3.3.3. Les techniques d'levage3.3.4. Les populations cibles (= les acteurs de la pisciculture de type filire)3.3.5. Bilan conomique de la pisciculture de type filire3.3.6. Comparaison filire avicole/filire aquacole3.3.7. Etude de cas: la filire aquacole au Niger

    3.4. PISCICULTURE INDUS1RIELLE

    3.4.1. Les piscicultures industrielles dont ce n'tait pas la vocation initiale3.4.2. Les piscicultures vocation industrielle ayant connu des incidents de parcours3.4.3. Les projets en cours: la Socit Ivoirienne d'Aquaculture Lagunaire (SIAL)

    3.5. PROBLMATIQUES COMMUNES AUX DIFFRENTES FORMES DE PISCICULTURE

    3.5.1. Problmes fonciers et dveloppement de l'aquaculture en Afrique3.5.2. Crdits, subventions et systmes de production aquacoles en Afrique3.5.3. March et commercialisation du poissond'aquaculture en Afrique

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  • CHAPITRE IV LA DYNAMIQUE DES OPRATIONS DE DVELOPPEMENTDE LA PISCICULTURE

    4.1. LES INlERVENANTS

    4.1.1. Les Oprateurs4.1.2. Les Bailleurs de Fonds4.1.3. Coordination entre oprateurs et entre bailleurs de fonds

    4.2. L'IDENTIFICATION, LE SUNI ET L'VALUATION DES PROJETS DE PISCICULTURE

    4.2.1. Les objectifs des projets: leur identification4.2.2. Les bases bio-technico-conomiques des projets4.2.3. Le suivi et l'valuation des projets

    4.3. L'EVOLUTION DES PROJETS ET LEUR DYNAMIQUE

    4.4. L'APRES-PROJET

    4.4.1. La problmatique4.4.2. Etude de cas d"'aprs-projet"

    4.5. CONCLUSION

    4.6. TUDE DE CAS DE DYNAMIQUE DE PROJETS

    4.6.1. L'volution des projets de dveloppement de la pisciculture en Rpublique Centrafricaine4.6.2. L'volution du Projet de dveloppement de la pisciculture au Bnin4.6.3. L'volution du "Projet de dveloppement de l'aquaculture lagunaire" de Cte d'Ivoire

    CHAPITREV RECHERCHE-RECHERCHEIDEVELOPPEMENT. FORMATION

    5.1. LA RECHERCHE

    5.1.1. Historique et situation actuelle5.1.2. Les programmes et les principaux rsultats

    5.2. LA RECHERCHE-DEVELOPPEMENT

    5.3. LA FORMATION

    5.3.1. La formation des cadres5.3.2. La formation des pisciculteurs: l'encadrement et la vulgarisation

    CHAPITRE VI QUELQUES ORIENTATIONS POUR L'AVENIR

    6.1. LA DFINITION DES OBJECTIFS FONDAMENTAUX

    6.2. LA CONCEPTION DES PROJETS

    6.2.1. Au stade de l'laboration, diverses tudes sont ncessaires6.2.2. Les thmes majeurs des projets6.2.3. Les caractristiques principales des projets

    6.3. CONSQUENCES INSTITUTIONNELLES

    6.3. I. Au niveau des Etats6.3.2. Au niveau des bailleurs de fonds

    BIBLIOGRAPHIE

    ANNEXE: Analyse et synthse bibliographiques des aspects socio-conomiquesde l'aquaculture en Afrique (avec rfrences asiatiques).

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  • "SYNTHESE

  • LA PISCICULTURE:UNE ACTIVIT ENCORE PEU DVELOPPE

    EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

    Aujourd'hui, la pisciculture n'a pas encore atteint une dimension conomique viable en Afriquesubsaharienne, que ce soit en termes de volume ou en termes de place de cette activit dans les sys-tmes de production.

    Le tonnage produit (environ 10.000 tian, soit seulement un pour mille de la production mondia-le) peut paratre faible au regard de l'assistance consentie par l'aide internationale dans ce secteur, etnotamment depuis 20 ans (en moyenne 15 M $ US par an entre 1980 et 1990). Alors qu'en Asie lapisciculture est trs ancienne, en Afrique, cette activit s'est implante rcemment (une cinquantained'annes) dans un contexte peu propice, sur des bases fragiles et avec des objectifs mal identifis:techniques d'levage peu performantes, production principalement destine l'autoconsommation,absence de souci de rentabilit, faible intgration au sein des systmes de production agricole exis-tants.

    On peut donc considrer que les investissements et l'aide consentie jusqu' prsent dans ce sec-teur ont surtout servi laborer les bases techniques qui constituent les fondations d'une nouvelle.activit. L'volution de l'offre (en stagnation voire en diminution dans certains milieux) et de lademande (en augmentation, notamment en zone urbaine avec le dveloppement du binme riz-pois-son) en ressources vivantes d'origine aquatique laisse prsager un dveloppement pratiquement in-luctable de l'aquaculture dans le futur sur le continent africain.

    Si, durant les annes 1950, la pisciculture a connu un dveloppement spectaculaire (nombred'tangs total valu 300.000 au moment des indpendances), cette activit s'est ralentie et a rgres-s aprs 1960, principalement du fait qu'elle n'tait perue par ceux qui la pratiquaient ni comme unmoyen efficace d'amliorer leur ration alimentaire ni comme une source substantielle de revenuscomplmentaires aux productions traditionnelles de l'exploitation agricole.

    UNE TYPOLOGIE RENOUVELE DES ACTIVITS PISCICOLES

    L'tude a permis d'identifier quatre grands types de pisciculture bass sur des critres de dve-loppement et non pas sur les critres d'intensification gnralement utiliss (pisciculture extensive,semi-intensive, intensive..) :

    1. pisciculture d'autoconsommation,2. pisciculture ar