Boing Poum Tchak! #03N version gratuite 8 pages

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Dcouvrez la version numrique et gratuite du fanzine Boing Poum Tchak! #03 au format .pdf ! Pour toutes celles et ceux qui souhaitent jeter un il dans lunivers de ce nouveau rendez-vous (incontournable) des cultures des musiques lectroniques ! Et si le concept vous plait, nhsitez pas le partager autour de vous !

TRANSCRIPT

  • Boing poum tchacultures des musiques lectroniques..

    www.boingpoumtchak.com

    #03N8 pages !

    DJ DEEpDElta FuNktioNEN

    a MaDE up SouND / 2562Eli VErVEiNEJohN hEcklE

    QuiEtuS rEcorDiNgSrEDShapE

    BaNDcaMpElEctriFyiNg MoJo

    loSt aND SouND :BErliN, tEchNo & thE EaSyJEt-SEt

    chroNiQuES DiSQuES+++

    Edition numrique

    gratuite

    Novembre 2010 - Janvier 2011

    Disponible dans la version web et imprime

    Disponible uniquement dans la version imprime 24 pages

  • A la fin de l'anne 2004 j'ai cr Boing Poum Tchak! dans le but de promouvoir la musique et les artistesissus des cultures lectroniques qui ne trouvaient pas leur place dans des mdias souvent incultes, arrogants,ou juste ct de la plaque, ayant depuis longtemps oublis les valeurs que chaque journaliste se doit dedfendre : la recherche d'informations, le dcryptage des mouvements, la pdagogique envers ses lecteurs,lhonntet intellectuelle.

    Six ans aprs cette observation, il est navrant de constater que les choses n'ont fait qu'empirer pour lapresse franaise, spcialise dans les cultures des musiques lectroniques. Ces valeurs n'existent simplementplus. A quoi bon parler d'un nouvel artiste, talentueux, s'il n'est pas pouss par un label qui paye uneboite de communication / promotion pour harceler les journalistes et les mettre sous pression sous peine dene pas publier de page de pub dans leur canard ? En ces temps de transitions conomiques, entre le vieuxmonde papier qui ne sait pas renouveler son modle obsolte, et l're internet encore trop sauvage et diffusepour proposer un modle stable, beaucoup ont dcid de fermer boutique, tandis que d'autres s'adaptent tantbien que mal relayer des propositions plus que suspectes, dans l'air du temps, faisant la part belle auxartistes hypes (tellement in, que des partis politiques comme l'UMP n'hsitent pas reprendre leurstubes lors de meetings), dlaissant totalement leur mission premire : dfricher, informer, et d'une certainemanire, duquer le lecteur, lui proposer de nouveaux chemins musicaux, les dcrypter, et l'accompagner danssa qute, sa soif de nouveauts, de connaissances historiques du milieu, dans une jungle sonore etdiscographique devenue tourdissante aujourd'hui.

    Au fil des annes et des diverses volutions de Boing Poum Tchak!, je me suis rendu compte que malgr internetet ses possibilits infinies (trop, c'est l le problme), les amateurs, les passionns, ont toujours besoind'avoir des points de repres pour s'y retrouver. Je n'ai aucun chiffre officiel du nombre de sortiesmensuelles dans le spectre qui nous intresse. Simplement une indication : Laurent Garnier reoit chaquesemaine environ 1500 tracks couter. Et parmi ces 1500 titres, il y a une majorit inintressante, quelquesbons tracks, et une poigne de tueries. Mais comment un tre normalement constitu peut faire le tri et s'yretrouver dans tout ce grabuge ? Internet et les nouvelles technologies on apport du choix, mais aussibeaucoup de parasitage. Comment un passionn fait-il pour ne pas passer ct d'artistes et de disques quipeuvent lintresser ? Les magazines spcialiss ont depuis longtemps lch prise et bien peu parmi lesjournalistes vont fouiner chez les disquaires pour tter le pouls de l'actualit et de la ralit de laproduction du moment, prfrant rester perfuss leurs bureaux avec les promos institutionnels qui leurssont envoys. Et les artistes qui ne passent pas par ce filtre n'ont aucune lgitimit pour figurer dansleurs pages. Rsultat, quand un artiste intressant cherche se produire en club, en France, on rpond defaon ddaigneuse aux promoteurs quon na jamais entendu parler ce gars, et que ta soire coco, elle va seprendre un four, donc tu repasseras avec des gens susceptibles de nous faire des entres. C'est le serpentqui se mord la queue. Les magazines passent totalement sous silence certains artistes qui le mriteraient,car (soit-disant) ils ne viennent pas jouer en France et personne ne les connait, et de leur ct les clubsne bookent pas ces artistes car la presse n'en parle pas. C'est absurde et ridicule. Signez autant deptitions Paris se meurt la nuit que vous voulez, l'un des aspects fondamentaux du problme est l.

    Ce n'est pas l'tat d'esprit de Boing Poum Tchak!, bien au contraire. Notre but est de promouvoir sans aucunepression extrieure, la musique qui nous branche, qui vaut le coup d'tre dcouverte, d'tre danse. Un canalde plus pour vous chers lecteurs, passionns, ou simples curieux. Un regard indpendant sur des artistes etdes scnes excitantes, sans chichi ni blabla de pseudo-hipsters autoproclams prcurseurs de tendances. Cefanzine n'est pas non plus seulement destin une poigne de nerds allums (il y en a certes), qui neparlent quen langage cod, scotchs sur Facebook, Resident Advisor et The Wire. La bonne musique (cellequi mrite qu'on lui donne sa chance), doit tre prsente de manire agrable et non pompeuse, dans unlangage clair et explicatif (voir pdagogique). Nous avons tout gagner dfendre les cultures que nousaimons, et ne pas se laisser influencer ou persuader par ce que les communicants veulent nous vendre, parla sous-culture publicitaire et autres discours de marchands de tapis qui nous dictent longueur de journece que nous devons couter, o, quand, et comment, ce qui est dans le coup, ce qui fait bien.

    Fuck la biensance mercantile, assez de tous ces parasitages ! Dcidez par vous-mmes de ce que VOUS souhaitezrellement. Donnez-vous les moyens, les cls pour faire vos choix selon votre personnalit, ce qui vousanime.

    Dans ce combat de tous les jours, face toutes les sollicitations que l'on vous impose, Boing Poum Tchak!se propose trs modestement de vous aiguiller dans l'univers des musiques lectroniques, ou tout simplementvous divertir et vous faire passer un bon moment, car c'est galement important !

    Je vous souhaite donc de prendre du plaisir au fil de ces pages, et espre vous clairer un peu mieux sur cevaste domaine que reprsentent les cultures des musiques lectroniques.

    Bonne lecture toutes et tous.

    Pierre-Nicolas MaderBoy Poum Tchak!

    Un problme peut-tre ?

    Edito / 2Boing poum tchak!Edition numriquE gratuitE

  • Tok!

    3 / tok!Boing poum tchak!

    Edition numriquE gratuitE

    rfrEnCES

    lE Coin du diggEr

    lheure de la mort (annonce) du disque, certainsdisquaires rsistent encore linvasion du tout-numrique. Cest le cas de Silly Melody, une boutiquedu boulevard Saint-Michel, bien connue des mlomanesparisiens amateurs de vinyle.

    En effet, cette choppe qui ntait lorigine quunelibrairie de seconde main, accueille depuis prsdune dizaine danne de nombreux bacs proposant unlarge ventail de disques (toujours de seconde main)allant du rock le plus obscur la new wave, enpassant par le hip hop, la musique exprimentale maisaussi et surtout, la house et la techno.

    Gr par deux fins connaisseurs en matire de 33 tours(Aurel et Kimo), ce rayon est une bonne occasion deparfaire toute bonne discothque qui se respecte. Au-del des tarifs trs attractifs proposs (encomparaison avec internet o les frais de port ainsique la cupidit de certains vendeurs, dpasselentendement), la grande diversit des styles et larelative raret des disques rend le rayon trsattrayant, sans compter le plus important: ne passavoir sur quoi on va tomber, ce qui avive lespoirdy trouver LA pice de matre tant rve. Aprs tout,les plus grands plaisirs de la vie ne viennent-ilspas des rencontres et des dcouvertes les plusinattendues?

    A une poque o la culture disque et o le rleoriginel du dj sont atomiss par la surconsommationfaon fast food de la musique, massivement propagepar ce trompe lil quest internet, chez Silly Melodyon prend le temps. Le temps de sy dplacer, defouiner les diffrents bacs, de se laisser tenter par

    une vieillerie oublie de tous.Le temps de porter une oreilleattentive une ventuellemotion que le torrent des modesaurait ensevelie. Celui qui saitcumer les bacs, qui sait trepatient, et qui fait preuve dunminimum de curiosit enressortira rarement sans lesourire.

    Je me rappelle bien lhiverdernier, lorsque que jai eu lachance dy trouver un FragileRecords avec la clbre pisteAcid Eiffel sign par le trioparisien Choice alias LaurentGarnier, Ludovic Navare etShazz.

    Dj combl de pouvoir mettre lamain sur ce disque lgendairepour une bouche de pain, jepris un intense plaisir couter cet hommage de Paris Dtroit face la baie vitredonnant sur le boulevard Saint-Michel. Je trouvais assezsaisissant dcouter et deregarder tourner ce disque dansun tel endroit. Cest dans cegenre de situation que je mepose la question : est-il

    possible de vivre ce rapport avec un disque au formatnumrique?

    Ayant peur de la rponse et de lavenir de la musiquepour les jeunes gnrations (pour qui les disques neseront plus que de simples vieilleries inutiles), jeme contenterais simplement de citer Eric Labb(durecord shop My Electro Kitchen) : Le MP3 est auvinyle ce que le fax est la lettre damour.

    En clair : vivent les disques, vivent les vraisdisquaires!

    Antoine Etienne

    Silly MElody14, boulEvard Saint-MiChEl

    75006 - pariS

    "On est un courant underground. Je suis mort de rire quand j'entends les

    mecs du hip-hop qui prnent l'underground faire deux versions de leurs

    tracks, une " normale " et une clean pour passer la radio, c'est

    pathtique ! Le rock, le hip-hop, tout a c'est format, et on nous reproche

    de ne pas l'tre... Mais a ne leur viendrait pas l'ide de couper du Mozart

    3min30 !!"

    Laurent Garnier

    The music business is a cruel and shallow money trench, a long plastic hallway where thievesand pimps run free, and good men die like dogs. There's also a negative side.

    Hunter S. Thompson

    La musique est peut-tre l'exempleunique de ce qu'aurait pu tre - s'il n'yavait pas eu l'invention du langage, laformation des mots, l'analyse des ides -la communication des mes.

    Marcel Proust

    ChEzSilly MElodyon prEnd

    lE tEMpS. lE tEMpSdE Sy dplaCEr, dE fouinEr

    lES diffrEntS

    baCS, dE SE laiSSEr

    tEntEr

    par unE

    viEillEriE

    oubliE dE

    touS.

    Faade de la boutique

    You know things havegone too far when peopleare talking about a genrecalled 'witch house'.That is beyond retarded.

    Chris (mnml ssgs)

  • Ta premire rencontre avec la techno ?

    Dans la ville o j'ai grandi, il n'y avait rien quiressemblait de prs ou de loin une scne techno ouhouse. J'ai donc tout dcouvert par moi-mme, encommenant par la bibliothque o jempruntais descd's et des K7 que je copiais (sur d'autres K7). Versl'ge de 15 ans, je suis all la premire grosserave dans ma ville. La programmation taitprincipalement de la house de merde, mais il y avaitune autre salle o l'on jouait de la techno pluttaccessible. J'ai tout de suite t happ par ce son.Et ds lors, j'ai commenc aller dans des ftestechno travers le pays, le plus souvent seul carmes amis n'aimaient pas du tout cette musique. J'taisobsd par a et je voulais tout dcouvrir. J'aivraiment d passer pour le chieur de service pour mesamis que je saoulais avec ma techno (rires).Heureusement, ils aiment plutt a maintenant ! A 19ans j'ai dmnag pourla ville de Leeuwarden,plus grande que laprcdente, o j'aidcouvert une petitescne techno. C'est lque j'ai rencontrDamian Keane l'un demes amis et mentors,label manager et djpour des grossesparties aux Pays-Bas.Il a jou un rleimportant au niveau demes productions, dudjing, et de ma visionde cette musique.

    Qu'est-ce que la technoreprsente pour toi ?

    Pour moi, la techno estpure et infinie. Je lavois comme la formed'art et d'expressionultime. En tantqu'artiste, tu estotalement libre decrer tes propresconcepts et sons, et deles diffuser tous. Laseule rgle c'est unrythme 4/4 avec unebassdrum, mais mme a,a n'est pasncessaire. Aussi, le fait que ce genre soit toujoursen train de changer le rend vraiment intressant pourmoi. Bien sr, je n'aime pas toutes les priodesqu'elle a travers (voir quelques lignes plus loin),mais je suis content qu'elle revienne au stade o jel'ai connue, la fin des annes 90.

    Quand as-tu commenc la composition ?

    Je devais avoir 15 ans. Je jouais sur des softs, maisrien de trs srieux l'poque. Cependant c'tait unchappatoire o je pouvais crer mon propre universo je me sentais l'aise. Aprs c'est devenu plus

    srieux, et j'ai ressenti le besoin de crer quelquechose pour m'exprimer face au monde. Et aussi enraction l'tat d'esprit techno durant la priode2002-2007. Pour moi c'tait vraiment un mauvaismoment passer. On ne peut pas dire que je me soisclat en sortant en club. La musique devenait chianteet j'avais l'impression que tout a rsultait plusd'une mode que de quelque chose d'artistique etintgre. Mes premires sorties taient plutt old-school, et je pense qu'il s'agissait d'une raction ce qui se passait ce moment l. Mais heureusement,aujourd'hui les temps sont nouveau propices pour labonne techno et je suis content de pouvoir apporterma petite pierre l'difice.

    Que cherches-tu exprimer au travers de ta musique ?

    Ca dpend de mon humeur. J'aime toujours travaillersur des petits concepts. Par exemple la srie des

    Setup est pluspolitique : dans quelledirection la socit sedirige-t-elle proposde la vie prive, desinformations stockeslectroniquement, etcomment de grossescompagnies lesutilisent. Cependant jene juge pas, je posejuste la question etespre d'une manire ouune autre que les genspuissent tre plus aufait de ce qu'il sepasse de nos jours etcommencent dciderpar eux-mmes.

    Tu continues de teproduire en live ?

    Ces deux derniresannes j'ai faitquelques lives, maisj'ai ralis que je nele sentais pasvraiment. J'ai doncdcid d'arrter. Sijen refais un jour, cesera compltementdiffrent etcertainement autourd'un autre concept que

    Delta Funktionen.

    Tu prfres donc le djing !

    Oui je crois que l c'est clair (rires). Je suis uncollectionneur, toujours la recherche de secretweapons pour pimenter mes sets. Ce que j'aime c'estque le djing est vraiment quelque chose dintuitif,rien n'est programm, tout est dans l'instant. Monpoint de vue est qu'un bon set est comme un miroir dela vie. Tu as des moments dark, d'autres plus lgers,et entre ces ambiances j'aime proposer un panoramiquede tous les sub-genres du spectre techno. Ca peut treDetroit techno, ou Berlin, ou Birmingham. Mais j'aimeaussi glisser des sons house (du Chicago jacking une house plus deep). Des fois j'aime faire une petitepointe electro... Tout dpend du moment et du public.Enfin quand je vais en club, j'aime entendre unepalette de sonorits lectroniques diffrentes,allant des vieux trucs jusqu'aux ppites rcentes.Huit heures de dark banging techno ou de Chicago housec'est vraiment trop chiant pour moi.

    O se trouve la suite de cette interview ?

    Dans la version imprime 24 pages, disponible sur lehttp://www.boingpoumtchak.com/shop-poum-tchak/

    niElSluinEnburg a

    26 anS Et viEntdunE pEtitE

    villE du nord

    dES payS-baS.

    dEpuiS 2008,il a produit SouS lE pSEudo dElta funktionEn troiS MaxiS Et

    quElquES titrES pour ann aiMEE (Et Sa MaiSon MrE dElSin) oufiEld rECordS qui ont trS vitE plaCS CE jEunE ESpoir parMi lES pluS

    proMEttEurS, danS unE lignE tEChno SoMbrE, induS, dEEp,inCroyablEMEnt

    fraiChE Et

    puiSSantE.

    voiCi SaprEMirE

    intErviEw pour

    un Mdia

    franaiS.

    sa techno funktione...

    delta funktionen / 4Boin...